Belize

Est-ce dangereux de partir au Belize ?

Est-ce dangereux de partir au Belize ?

« Si le monde avait des bornes, le Honduras britannique serait l’une d’entre elles. Il se trouve en dehors des chemins qui vont d’un point à un autre », Aldous Huxley. Est-ce dangereux de voyager au Belize en ce moment ?

 

Personne ne sait le situer sur une carte, tout le monde ignore le nom de sa capitale. Coincé entre Mexique et Guatemala, au bord de la mer des Caraïbes, le Belize est l’un des pays les plus méconnus d’Amérique Centrale. Quelques kilomètres carré de plages et de jungle, calés le long de la mer des Caraïbes dans le prolongement du Yucatan, et un fouillis d’îles, éclats de terre hérissés de cocotiers. Un pays de nulle part, à l’écart du monde. Son littoral, ses centaines de cayes qui s’étendent le long de sa barrière de corail, et, sur le continent, ses cités mayas essaimés dans la jungle émeraude fond pourtant du Belize un paradis terrestre. Aujourd’hui, la protection de l’environnement est devenu une priorité et près de la moitié de son territoire est protégé, découpé en parcs nationaux, sanctuaires animaliers et réserves marines. En 2018, son récif corallien, deuxième plus important au monde après la Grande Barrière de Corail australienne, a été retiré par l’Unesco de la liste du patrimoine en danger où il figurait depuis plus d’une décennie, menacée par l’exploitation pétrolière. Les différentes mesures de sauvegarde mises en place, et notamment l’adoption d’un moratoire sur la prospection pétrolière sur l’ensemble du territoire maritime national et le plan de protection des mangroves ont porté leurs fruits.

Lamanai

wollertz/Fotolia

Très métissé, le Belize est une Babel des Tropiques – la langue officielle est l’anglais, mais on y parle aussi le créole, l’espagnol, le garifuna et quelques langues mayas. Les premiers habitants de la région sont les Mayas dont les grandes cités, Caracol ou Xunantunich furent concurrentes de Tikal, au Guatemala. Ses entrelacs de mangroves, criques, baies et lagunes furent le repaire des pirates et flibustiers, d’où ils partaient à l’abordage des navires espagnols en route pour Séville, les cales chargées d’or. Dans leur sillage, les colons britanniques chassés de la Jamaïque par les Espagnols y établirent en 1635 les premiers comptoirs forestiers, où leurs esclaves africains étaient exploités pour la coupe de l’acajou et autres essences rares. Le brassage est ainsi nourri au fil des siècles : Mayas yucatèques, Garinagus, esclaves africains et colons européens, Chinois, Syriens, Palestiniens et Libanais, Mennonites, Guatémaltèques et Salvadoriens. L’ancien Honduras britannique, îlot de langue anglaise perdu dans un océan hispanophone, séduit aujourd’hui les Britanniques fuyant la grisaille leurs îles ; ainsi que quelques stars échappées Hollywood : Madonna chante l’Isla Bonita, Francis Ford Coppola y a trouvé son utopie tropicale. 

 

Le Belize est-il un pays dangereux ?

Le Belize est une destination sûre pour le voyageur qui fait preuve de bon sens. « Ce n’est pas un pays CNN. Ce n’est pas un pays à guerres, ni à sécheresses, ni à famine, ni à génocide » ironise  l’écrivain chilien Alberto Fuguet. De fait, le Belize est un pays minuscule, mais solide. Il n’a pas d’armée, mais une justice indépendante et un Parlement, où siègent 31 députés élus et 12 sénateurs. C’est un pays pauvre, mais un pays démocratique. Ses principales ressources proviennent du tourisme – même si les foules ne se pressent pas sur ses plages sublimes ; le même Alberto Fuguet évoque «un pays où personne ne va jamais » – et des agrumes, de la banane, de la gomme et de la langouste.

 

Belize-City n'est pas une ville dangereuse

Il n’y a pas de vol direct depuis Paris, on fait escale à Miami. A Belize-City, l’aéroport international est un aéroport tropical typique, avec ses ventilateurs qui brassent l’air chaud sans ventiler. De là, des petits avions bimoteur convoient les voyageurs vers les cayes, ou vers la jungle. On évite généralement Belize-City. La ville n’a guère d’intérêt. Si vous décidez néanmoins d’y faire halte, sachez que ce n’est pas la capitale – Belmopan, 13 000 habitants, pour info – mais la plus grande agglomération du pays : elle abrite 70 000 habitants, et c’est là que se trouvent trois des cinq feux de circulation du pays. La ville basse est presque entièrement construite en bois – ambiance typiquement caraïbe : maisons bardées de planches horizontales, badigeonnées en blanc, jaune paille ou vert amande, toits en tôle ondulée peints en rouge brique,  balustres et vérandas ouvragées, où se balancent des hamacs. Sur Albert Street la grand-rue se côtoient les bazars des Pakistanais, Indiens, Libanais et Chinois. Ici, il n’est pas rare que le visiteur se voit proposer de la drogue. Mais Belize-City reste une ville tranquille – pour preuve, l’ambassade de Etats-Unis est une vielle maison en bois et non un bunker ; le quartier diplomatique tout entier paraît tout droit sorti des pages de Tom Sawyer : maisons de bois, clôtures blanches et jardins. Le pays ne produit pas de cocaïne, mais c’est un point de passage des chargements entre Colombie, Mexique et Etats-Unis. Dans ce petit pays, aux effectifs policiers restreints – un millier d’agents tout au plus sur l’ensemble du territoire, qui compte beaucoup de côtes – difficile d’avoir les yeux partout.  Les 300 km de côtes et 150 km de frontière avec le Mexique le long du Rio Hondo sont particulièrement vulnérables aux trafics et à la contrebande. Les problèmes graves de violence engendrés par ces trafics restent à la marge des parcours touristiques.

Ville du Belize

Michael Mohr/Redux-REA

 

Economie et société

Mais, on l’a dit, le Belize est un pays pauvre – d’après l’indice de développement humain (IDH)le Belize se situe au rang 141 sur 188 pays en 2017. La petite délinquance existe dans les rues de Belize-City, et dans les cayes les plus fréquentés par les touristes, notamment à San Pedro, sur Ambergris. On se comportera prudemment : pas de signes extérieurs de richesse. Pas de bijoux. On ne garde sur soi que la copie de son passeport.

Les discriminations sont fortes vis-à-vis des gays au Belize, qui n’a dépénalisé l’homosexualité qu’en août 2016, sous la pression forte d’associations militantes. Les postures homophobes demeurent fortes, partagées par l’Église, le gouvernement et une grande partie de la population.

 

Quelques conseils de sécurité au Belize

Côté santé, aucune vaccination n’est obligatoire pour les voyageurs en provenance d’Europe. Concernant le  paludisme, le risque est inexistant à Belize-City et sur les îles – contre les piqûres de moustique, un répulsif et des vêtements couvrants seront suffisants.

De juin à novembre le risque de cyclone est important. Durant cette période, même de faibles tempêtes tropicales peuvent se transformer rapidement en ouragans majeurs. Aux voyageurs séjournant au Belize à ces dates, il est recommandé de suivre l’évolution des ouragans sur le site du National Hurricane Center et de se conformer aux recommandations d’usage.

Il convient d’être vigilant lors des baignades – les plages ne sont pas surveillées, et de s’adresser à des guides experts pour pratiquer la plongée – c’est toujours le cas avec Voyageurs du Monde. Pas d’autres recommandations de prudence côté plage : ici, même les requins qui évoluent dans les eaux turquoise sont réputés pacifiques.

En termes de sécurité routière, le Quai d’Orsay recommande une grande vigilance au volant, et déconseille de rouler de nuit. Ceci dit, votre véhicule principal sera la voiturette de golf reconvertie en taxi des sables. Au Belize, on se déplace essentiellement à pied – et pieds nus – no shoes, no worries.

Plage au Belize

Vincent Leroux

 

Nos spots préférés au Belize

 

Ambergris Caye

La plus grande et la plus américaine des îles du Belize. Hôtels de luxe pour voyageurs chics aux pieds nus.

 

Caye Caulker

Pas de voitures sur cette île de paradis. 7 km de long, 600 mètres de large, elle se parcourt à pied. Ambiance relax, marquée par le rastafarisme de ses habitants à dreadlocks. Rhum, reggae et snorkelling – des coraux et des poissons de toutes les couleurs ! Caye Caulker est LA destination farniente par excellence.

 

Placencia

Ancien village de pêcheurs, ambiance douce, maisons colorés sur sable blanc, les plages frangées de cocotiers s’étendent alentour sur 25 km, le long de la péninsule.

 

Blue Hole

Un trou bleu dans la mer, au-delà de la barrière de corail. Une circularité parfaite – la grotte s’ouvre au coeur de l’océan, tel un œil de titan. L’un des sites de plongée les plus célèbres au monde, on y plonge dans le sillage du commandant Cousteau. Un paysage fantasmagorique, habité par les requins – inoffensifs, on a dit.

 

Mountain Pine Ridge Forest

Paysages de pins sur des collines de granite qui surgissent au-dessus de la forêt tropicale. Canyons, rivières endiablées et piscines naturelles – fraîcheur d’une baignade en eau vive. On cultive par ici les meilleurs cacaos au monde - avis aux amateurs de chocolat.

Grand Trou Bleu Belize

Blue Hole - Getty Images / Top Photo Group RF

 

Avis de voyageurs au Belize

Nos clients prennent la parole : quelques retours d'expériences de voyageurs au Belize :

 

« Le Belize : un pays peu connu, véritable paradis sur terre. »

Eric – Septembre 2019

 

« Nous avons été très bien conseillés et renseignés sur le Belize. Nous recommandons vivement cette destination. L’escale à à Miami nous a permis d'avoir un aperçu des Everglades. Au Belize, jungle culture maya et Caraïbes : tout n’est que plaisir. »

Julia – Juin 2019

 

« De retour d’un voyage de deux semaines en famille : farniente dans une île de rêve, aventures dans la jungle, cocooning chez Coppola.

François – Mars 2019

 

« Le Belize, c’est la découverte d’un pays méconnu, peu touristique, et un séjour balnéaire au top ! »

Marie – Mars 2019

 

Photographie de couverture

CLAUDIO WAINER 

Automne-Hiver

Vacance N°8

A travers grands reportages, rencontres, interviews et photos inspirantes, le magazine de Voyageurs du Monde vous invite à la découverte de l’envers du monde.