Population

10 millions d'habitants.

Langue officielle

Arabe.

Langue parlée

La plupart des Tunisiens parlent correctement le français. La Tunisie est un pays où tout est facilité par l'absence de problème de communication et par l'extrême gentillesse de la population.

Peuple

La Tunisie, terre de brassage se compose d’une population arabo-berbère, musulmane à 98 %. On compte également une petite communauté juive présente surtout à Tunis, à Djerba et dans les villages du sud ainsi qu'une petite population européenne (Français et Italiens notamment).

Réligion

L’Islam est la religion officielle. On compte 98 % de musulmans, 1 % de chrétiens et 1 % de juifs.

Fête Nationale

20 mars : anniversaire de l'indépendance de 1956.

Calendrier des Fêtes

1er janvier : nouvel an. 14 janvier : fête de la Révolution et de la Jeunesse (révolution de 2011). 20 mars : fête nationale. 9 avril : jour des Martyrs (1938). 1er mai : fête du Travail. 25 juillet : fête de la République (1957). 13 août : fête de la Femme et de la Famille. 15 octobre : fête de l'Evacuation (des troupes françaises - 1963). Les fêtes religieuses musulmanes (nouvel an, Mawlid, Aïd el-Fitr, Aïd el-Kebir...) relèvent d'un calendrier lunaire, elle changent de date chaque année.

Histoire

D’une grande histoire où Carthage a marqué le monde méditerranéen durant des siècles, cette terre porte l’empreinte des Phéniciens, Romains, Byzantins, Arabes, Andalous, Italiens et Français qui se sont succédés sur son sol. La Tunisie est peuplée depuis la préhistoire. Des traces de présence humaine ont été découvertes dans les couches profondes du paléolithique. Ses premiers habitants connus sont les Berbères. En 814 avant Jésus Christ : Fondation de Carthage par des colons phéniciens, conduits par la Reine Didon, appelée aussi Elyssa. La nouvelle cité se développe rapidement devenant un grand foyer de civilisation et une puissance redoutable qui inquiète Rome. De 264 à 146 avant Jésus Christ : Trois guerres contre Rome sont engagées donnant lieu, entre autres, à la fantastique expédition conduite par Hannibal qui traversa les Alpes avec ses éléphants (218- 202 Av. JC). Ces guerres s'achèvent par la défaite de Carthage. De 146 avant Jésus Christ à 439 : Etablissement de la première colonie romaine "Africa". Le pays connaît une grande prospérité. L'agriculture et l'urbanisation se développent. En 439, conquête de Carthage par les Vandales et en 533, reprise de Carthage par les Byzantins. De 647 à 698 : Début de l'ère arabo-musulmane. Fondation de Kairouan par Oqba Ibn Nafaa (en 670) et prise de Carthage par les Arabes (en 698). De 800 à 909 : Expansion de l'Islam et établissement de la Dynastie des Aghlabides (construction de la Mosquée Zitouna de Tunis). Kairouan est alors le centre politique et intellectuel du Maghreb. De 909 à 1159: les dynasties Fatimide et Ziride se mettent en place. Mahdia, fondée en 921, devient la capitale du pays. De 1159 à 1230 : Les Almohades unissent les pays du Maghreb et l'Andalousie musulmane. En 1236 : Les Hafsides, vassaux des Almohades, se déclarent indépendants et fondent une nouvelle dynastie à Tunis qui règnera jusqu'en 1574 : date à laquelle la Tunisie est annexée à l'Empire Ottoman. En 1705 : Fondation de la Dynastie des Husseinites (déchue le 25 juillet 1957). De 1881 à 1956: établissement du Protectorat français, le 12 mai 1881. La résistance anti-coloniale dure pendant pratiquement la totalité des 75 ans de domination française. Menée d'abord par le parti Destourien (1920), la lutte connaît un nouvel élan avec le néo-Destour à partir de 1934. Le 20 Mars 1956 : La Tunisie obtient son indépendance et le 25 juillet 1957, la République tunisienne est proclamée. Habib Bourguiba devient président de la Tunisie indépendante. Le 1er juin 1959 : adoption de la première constitution de la République Tunisienne. Conformément à la Constitution, le Premier ministre, Zine El Abidine Ben Ali, succède au Président Bourguiba, jugé par ses médecins dans l'incapacité de continuer à assumer ses fonctions le 7 novembre 1987. Le Président Zine El Abidine Ben Ali est investi par le Parlement en tant que Président de la République. Le 2 avril 1989 : Elections législatives et présidentielles. Election du Président Ben Ali au suffrage universel. Le 20 mars 1994 : Elections législatives et présidentielle. Réélection du Président Ben Ali et accès de l'opposition au Parlement, pour la première fois dans l'histoire de la Tunisie indépendante. L'opposition gagne 20% des 182 sièges à la Chambre des Députés grâce à la réforme du Code Electoral et le nombre de femmes au Parlement passe de 11 à 21. Le 26 mai 2002 : près de trois millions et demi d'électeurs ont pris le chemin des urnes pour participer au premier référendum de l'histoire de la Tunisie sur le projet de réforme fondamentale de la Constitution proposé par le Président Zine El Abidine Ben Ali. Le 1er juin 2002 : Le Président Zine El Abidine Ben Ali promulgue la loi constitutionnelle relative à la réforme de la Constitution après son approbation par le peuple tunisien lors du référendum organisé le 26 mai 2002. En 2011, la jeunesse et le peuple manifestent contre un système verrouillé et poussent Ben Ali vers la sortie...

Politique

Le régime tunisien est une République unitaire dotée d’un pouvoir présidentiel fort. Le pouvoir législatif, bicaméral depuis 2002, est exercé par la Chambre des députés, composée de 189 députés (dont 37 de l’opposition) élus au suffrage universel, et par la Chambre des conseillers (qui tient sa séance inaugurale le 16 août 2005) qui comprend 112 membres.

Célébrité

Habiba Msika : chanteuse et actrice tunisienne du début du XXème siècle. Prototype de la femme libre et maîtresse de son destin, cantatrice charismatique et actrice audacieuse, véritablement adulée par la population tunisienne, elle fut un véritable phénomène de société à son époque. Son souvenir a traversé les générations, la manière dont elle est morte devenant même proverbiale (brûlée vive par son ex-amant). Selim Benachour (né le 8 septembre 1981) est un joueur de football franco-tunisien (milieu). Ancien joueur du Paris Saint Germain il a remporté la Coupe de France avec ce club en 2004. Tarak Ben Ammar (né le 12 juin 1949 à Tunis) est un producteur tunisien. Il occupe une place stratégique en s'occupant d'importants tournages se déroulant dans son pays : "Les Aventuriers de l'arche perdue" de Steven Spielberg ou "La Vie de Brian" des Monty Python ; avant de devenir un producteur important privilégiant des films commerciaux. Il travaille surtout avec la France. On lui doit "Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ" de Jean Yanne, "Pirates" de Roman Polanski, "Mayrig" D’Henri Verneuil, "Femme Fatale" de Brian De Palma. Il est également le producteur de La Passion du Christ en France.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l’assurance qu’il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d’usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l’on a été satisfait du service. Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, l’équivalent de 1,5 ou 2 euros par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides. En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs...) les usages sont très variables. Nous vous conseillons d'aligner votre pourboire sur l’économie du lieu : les prix d’un soda ou d’un thé, d’un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d'en estimer le montant. Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis. Certaines règles et recommandations sont également de rigueur en Tunisie : - Se déchausser avant d'entrer dans une pièce d'une maison particulière dont le sol est couvert de tapis. - Prolonger la pause thé en acceptant plusieurs verres, même si on n'a plus soif. - Si on a été invité dans une famille, laisser un petit cadeau plutôt que de l'argent. - Ne jamais refuser le couscous que l'on vous offre. - Pour appeler le garçon de restaurant ou de café, dire : « Chef ! » - Ne jamais passer devant quelqu'un en prière, ni chercher à pénétrer dans un lieu saint et éviter de porter le bouquet de jasmin sur l'oreille. Comme on peut le constater dès l'arrivée, les Tunisiens utilisent des formules de politesse beaucoup plus longues que les nôtres. Elles appartiennent à un ancien code d'usages toujours en vigueur. Si vous êtes à table, il est de coutume de dire « Bismillah » (Au nom de Dieu) avant de manger. Pour remercier, ne pas oublier de dire : « Choucran ». Fumer la chicha, c'est en fait fumer du tombac dans une pipe à eau (le narguilé). Le tombac est une plante très proche du tabac, que l'on fait bouillir. L’hygiène corporelle est scrupuleusement respectée, le hammam tient une place importante. Après avoir troqué vos vêtements, rangés dans un casier, contre la fouta, une sorte de paréo, vous pourrez aller transpirer de la chambre tiède à la chambre la plus chaude. Une vigoureuse friction à la kesse, gant en poil de chèvre ou de chameau à peine plus doux qu'un gant de crin ou, pour les peaux délicates, une application de tfal, sorte de savon argileux mélangé d'extraits de plantes aromatiques (c'est un merveilleux « désincrustant »), suivies de bains de plus en plus chauds et de séances de sudation vous laisseront, en sortant, l'impression d'avoir changé de peau. La chéchia est un bonnet de feutre rouge qui ceint le front. Elle est encore portée par les hommes, alors que le reste de la tenue vestimentaire usuelle s'est complètement occidentalisé (pantalon et chemise, comme chez nous). Le port de la chéchia est obligatoire pour les ministres et secrétaires d'État lors des manifestations religieuses.

Achat

Les objets d’artisanat sont très variés : bijoux, poteries, cuivres, textiles, cuirs, vanneries, tapis et tissages traditionnels se trouvent dans les souks et boutiques d’artisanat. L’artisanat tunisien vous séduira, rares sont ceux qui rentrent les mains vides ! Vous pourrez également emporter dans vos bagages senteurs et épices orientales comme le Henné. Si le savoir-faire des anciens tend à disparaître progressivement, quelques îlots d’artisans perpétuent encore la tradition et veulent préserver ce patrimoine inestimable.

Cuisine

De type méditerranéenne, la cuisine traditionnelle tunisienne est basée sur les épices et la qualité des produits locaux. La consommation de viande dépasse celle du poisson que l’on cuisine beaucoup le long des côtes. Parmi les hors-d'œuvre, on vous proposera diverses spécialités comme la brick : crêpe très fine, pliée en triangle et frite, enveloppant un œuf et de la farce ou du thon ; la chorba : bouillon avec des petites pâtes qui peut, à lui seul, constituer un repas économique ; ou encore la salade méchouia : salade cuite et refroidie qui se compose le plus souvent de piments forts, de tomates grillées, d'ail, de thon, d'œufs durs, de câpres arrosés d'huile d'olive et d'un jus de citron. Couscous et tajines sont de coutumes dans le pays avec une préparation qui diffère selon les localités. La Marqua est un ragoût généralement à base de sauce tomate accommodée de diverses viandes et légumes ainsi que d'olives (zitoun), ou de marrons (quastal) et de raisins secs (zbib). La Kamounia est un ragoût fait de morceaux de bœuf et de foie nageant dans une épaisse sauce au cumin. La Chakchouka est une sorte de ratatouille épicée dans laquelle on trouve des oignons, des poivrons, des pois chiches, avec un œuf mollet, servie avec de l'huile d'olive et du citron. Enfin, ceux qui aiment le sucré pourront se régaler de multiples douceurs orientales arrosées de miel ou de sirop de sucre. Et si vous avez trop mangé, essayez le Loben, cette résine ocre à l'état naturel qui fait office de chewing-gum local.

Boisson

Le thé à la menthe qui est toujours servi dans un verre est la boisson symbolique du pays que vous serez amené à consommer plusieurs fois par jour. Cette boisson saine et désaltérante est représentative de l’hospitalité des tunisiens. Pour les amateurs de bière, les restaurants vous proposeront la Celtia qui est la plus répandue, la Stella ou encore la Tuborg. Pour l’eau, il est vivement recommandé de la faire décapsuler devant vous par le serveur. Les eaux minérales comme la Safia, la Marwa ou la Sabrine s’achètent en bouteilles de plastiques ou de verres selon la contenance. Attention : surtout dans le sud, ne pas consommer l’eau du robinet. Les Jus de fruits sont très répandus dans les cafés et appréciés pour leur goût surtout quand le jus d’orange est pressé ! Lors des mariages, le sirop d’orgeat à base d’amande douces et amères ou de pistaches est souvent proposé aux invités. Le vin est produit en Tunisie depuis la plus haute antiquité, il se concentre au Cap Bon où 85% du vignoble est cultivé. Les vins tunisiens sont réputés bons et assez forts. Ils sont classées en 3 catégories : AOC premier cru (les meilleurs comme le Sidi Saad), AOC et consommation courante. Les digestifs sucrés souvent proposés en fin de repas sont la Boukha : un alcool de figue très fort et la Thibarine : une liqueur de datte aromatisée aux plantes.
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