C’est vrai que voyager en Tunisie n’est pas compliqué. Pour autant certaines coutumes sont différentes des nôtres et méritent explications. Par exemple en ce qui concerne les taxis. Bien qu’équipés d’un compteur il arrive que le bras du chauffeur n’aille pas spontanément dans le sens du dit compteur. Juste le lui rappeler ou se mettre d’accord sur un tarif forfaitaire. Il advient aussi que le chauffeur considérant votre pouvoir d’achat probablement sans limites, ajuste le compteur sur le tarif de nuit bien qu’on soit en plein jour. Lui spécifier les phases du soleil et de la lune. Le gars est toujours beau joueur. Si vous louez une voiture vous trouverez des Tunisiens aimables à l’entrée des villes, souvent des jeunes gens qui vous proposeront de vous emmener à votre destination. Refusez poliment. Ce ne serait que pour vous amener vers quelques boutique ou magasin de tapis. De même soyez égoïste et ne vous arrê- tez pas si une voiture est en panne au bord de la route. Encore moins si l’on vous fait de grands signes. Le dépanné, opération rapide où vous entrez peu en ligne de compte, sera tellement heureux de votre aide qu’il vous emmènera chez lui boire et manger. Et l’hospitalité ne se refuse pas en Afrique. Fortes chances que son “chez soi“ se trouve être un atelier de tapis ou de véritables antiquités puniques… fabriquées récemment. Avec la crise l’imagination est au pouvoir chez les Tunisiens qui n’en manquent guère. Ceci dit l’état des routes est satisfaisante, évitez seulement de conduire la nuit, vous ne verriez pas le paysage ni probablement les troupeaux de moutons qui traversent volontiers et encore moins les chauffeurs qui n’allument pas leurs phares histoire d’économiser les lampes... Vous trouverez de l’argent partout via les distributeurs de billets. Les cartes de crédit sont assez largement acceptées. Il se trouve que le terminal est souvent en panne. Insistez, ce n’est que le commerçant qui renâcle devant la commission bancaire. Ça finira par fonctionner vous verrez, miracle de l’électronique. On ne négocie pas dans les magasins où le prix est affiché. On le fait dans les souks bien sûr, pas autant qu’au Maroc. Quand considérer qu’un prix est bon ? Quand il est moins cher qu’en France. Les guides, bien que payés par nous, s’attendent comme dans tous les pays du monde, a un pourboire environ 10DT de la journée. De même pour le chauffeur. Le chauffeur de taxi aura probablement déjà arrondi le prix de la course. Si ce n’est le cas faites-le pour lui. 5DT dans un restaurant sera de bon aloi. Il existe une différence entre les zones touristiques et les centres-villes. Sur le plan de l’habillement. Les dames éviteront en ville les décolletés ou les jupes trop courtes, les messieurs le short. On se couvre les bras pour visiter une mosquée. L’idéal étant le chèche qui permet aussi de battre la fraîcheur du soir ou la climatisation à outrance. Comme dans tout pays musulman le mois de Ramadan est spécial. La vie tourne au ralenti jusqu’en milieu d’après-midi. On évitera de boire, manger, fumer en public. Tous les restaurants restent ouverts et on trouve de l’alcool sans trop de difficultés. Ne passez pas devant quelqu’un qui fait sa prière, contournez le par l’arrière. Évidemment on demande toujours avant de prendre une photo d’une personne mais ce n’est pas propre à la Tunisie. Les Tunisiens sont des gens sympathiques, très ouverts aux Occidentaux dont ils se considèrent d’ailleurs partie intégrante. Ils sont aussi fiers d’être la seule véritable démocratie arabe. Ingénieux, éduqués et travailleurs ils se battent au quotidien pour que leur pays compte dans le concert des nations. De plages en monuments romains, d’oasis en forêts, de djebel en tombolos, la Tunisie est le plus petit pays du Maghreb et sans doute le plus grand de cœur.

Vous allez faire un très beau voyage !