Situation

Quel que soit l’environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou plus naturel, il est de sa responsabilité de respecter l’endroit qu’il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente le cas échéant les problèmes environnementaux spécifiques au pays concerné. - Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d’infrastructure d’élimination des déchets. Par exemple : les piles et batteries, les médicaments périmés, les sacs plastiques. - La rareté de l’eau est aujourd’hui un problème mondial. Même si le pays visité n’est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. - Dans la plupart des hôtels vous disposerez d’une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n’êtes pas présents dans la chambre. La climatisation n’est d’ailleurs pas forcément absolument nécessaire sous tous les climats. - En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : cueillir des fleurs rares, ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. La Tunisie est le pays du Maghreb le plus septentrional du continent africain. 40% de son territoire fait parti du désert du Sahara, le reste étant composé des terres fertiles. La Tunisie est même connue pour avoir été le «grenier à blé» de l’Egypte romaine. Le Ministère de l’Environnement et du Développement durable a élaboré une politique en matière d’environnement et d’aménagement du territoire. Celui-ci a pour mission de préserver l’équilibre écologique, de sauvegarder les ressources naturelles et humaines et enfin de lutter contre les différentes formes de pollution. La politique mise en place tente de protéger les éléments naturels air, eau, sol et biodiversité pour atténuer les risques qui menacent ces ressources et ainsi améliorer les conditions de vie de la population. Tous ces objectifs ont été mis en place pour se plier aux principes de la Conférence de Rio de 1992. Environ 5,6 milliards de dollars ont été attribués au programme de protection de la nature et de l’environnement. Plusieurs institutions environnementales sont sous tutelles : - L’office national de l’assainissement, a été créé pour combattre la pollution et protéger les ressources hydrauliques. - L’agence nationale de Protection de l’Environnement qui est un organisme spécialisé contre la pollution et qui a pour but d’éliminer toutes les sources de dégradation du milieu naturel et de la qualité de vie. - L’agence nationale pour la protection du littoral, empêche les abus qui peuvent nuire à l’environnement côtier, et étudie la réhabilitation et la protection des zones sensibles et humides. - Le centre international des technologies et de l’environnement promeut l’environnement et œuvre pour le transfert de technologies du Nord vers le Sud. - L’agence nationale des énergies renouvelables conçoit et met en place des stratégies pour la promotion des énergies renouvelables. Plusieurs programmes ont été mis en place pour protéger l’environnement dont les plus connus sont « la main verte », « la main bleu » et « la main jaune ». « La main verte » consiste à préserver la nature et promouvoir les espaces verts dans les zones urbaines. Ainsi, les espaces aménagés représentent 11,5 mètres par habitant en 2003, alors qu’en 1994 un habitant ne disposait seulement de 4,4 mètres d’espace vert. « La main bleu » protège le littoral et les ressources en eaux contre les risques engendrés par les activités des régions côtières, par exemple la prévention de la pollution pétrolière, le nettoyage des plages, et le traitement des eaux usées. « La main jaune » se consacre à la lutte contre la désertification. Ce programme s’efforce de coordonner les interventions sur le terrain, par exemple l’amélioration des parcours, la conservation des eaux et du sol, la fixation des dunes, la lutte contre la salinisation des sols, le reboisement et la régénération des forêts. La Tunisie met en œuvre depuis quelques années grâce à l’aide de l’Union européenne, de la Banque et de fonds bilatéraux, un programme de contrôle progressif, d’élimination et de recyclage des déchets. Le traitement des déchets représentent environ 2,5, millions de tonnes. Ils sont généralement composés d’ordures végétales (70% des ordures ménagères), de papier-carton (10%), de plastiques, cuir et caoutchouc (11%), de textiles (3%) et de verre (3 000 tonnes de bouteilles par an en moyenne). 10 décharges contrôlées ainsi que 25 centres de centres de transferts ont été construits à l’aide de la Banque européenne d’Investissement et la Banque Allemande de Développement.
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