Situation

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à l’Ouzbékistan. – Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. – La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. – Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. – En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. L’assèchement de la mer d’Aral est une catastrophe écologique majeure. La monoculture intensive du coton et l’irrigation qu’elle suppose sont à l’origine du phénomène. Les ponctions effectuées dans les fleuves alimentant la mer (Amou-Daria et Syr-Daria) en ont réduit le débit au point que le renouvellement des eaux ne se fait plus. La mer a perdu 75% de sa surface, 90% de son volume et son niveau a baissé de 22 mètres depuis 1961. Elle est aujourd’hui séparée en petite Aral, au nord (Kazakhstan) et « grande » Aral, au sud (Ouzbékistan, surtout). Sa salinité a augmenté, ne permettant plus qu’à des crevettes de saline de survivre dans sa partie sud (au nord, un certain nombre de mesures prises pour sauver la petite Aral ont un peu amélioré la situation). Il faut compter également avec la dispersion par le vent des toxiques déposés sur le fond marin, désormais découvert par le recul des eaux. Paradoxalement, les difficultés économiques du Kazakhstan ont eu un effet écologique positif : l’emploi d’engrais et de pesticides a diminué et les poissons subsistant dans la petite Aral contiennent moins de poisons que ceux d’Europe ! Le redémarrage de l’économie devrait se faire sur des bases nouvelles… Il y a donc quelques minces raisons d’espérer une amélioration dans la partie kazakhe (l’implication de la Banque mondiale est notable), mais pour l’Ouzbékistan, la partie semble perdue : le sauvetage de la petite Aral se fera sans doute au détriment de la grande. A cela, il faut ajouter les dangers encore mal évalués que l’ancien centre de recherche en biologie militaire de l’île (désormais une péninsule reliée à la côte ouzbèke) de Vozrozhdeniye fait peser sur la région. Malgré ça, les questions environnementales ne font pas encore partie des préoccupations des Ouzbeks. Le gaspillage de l’eau est général et la gestion des déchets très rudimentaire. Mais les pratiques évoluent un peu dans certains secteurs (le tourisme notamment).
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