Il n’y a pas de doute : votre voyage sera superbe. L’Ouzbékistan est un pays fabuleux, il suffit juste de connaître quelques règles, us et coutumes. C’est le seul but de ce petit vade-mecum volontairement exagéré et légèrement taquin…

 

D’abord vous ne verrez que du bleu, du bleu partout ou presque. Mosaïques, céramiques, majoliques, l’Ouzbékistan est le pays du bleu. C’est aussi celui du vert des oasis, le pays est un désert au milieu duquel se sont installées les villes étapes de la route de la soie autour des rares points d’eau. Et puis celui de l’ocre de la brique de Boukhara. Un pays de couleurs tranchées donc.

Quant aux Ouzbeks ils vous rappelleront Gengis Khan : l’air sombre, la barbiche altière, les yeux bridés et les bottes fourrées en toute saison. Le tout souvent accompagné d’effluves sauvages de cuir brut, de suif, de mouton dont le local fait grande consommation.

L’Ouzbek parle soit l’ouzbek qui est une langue turcophone (Turcs et Ouzbeks se comprennent malgré les différences), soit le tadjik qui est une émanation du Persan, l’iranien d’aujourd’hui.

Le pays est officiellement musulman ma non troppo. Vous n’entendrez nulle part d’appel à la prière, les mosquées ne sont guère fréquentées que par des vieillards. 80 ans de communisme sont passés par là.s

Bienvenue au carrefour des civilisations sur la route des caravanes entre Europe et Asie ! Vous serez arrivés les poches pleines de dollars, en billets neufs s’il vous plaît. Si vous avez moins de 2000 dollars, il ne vous sera plus nécessaire de remplir la déclaration de devises à l’arrivée. Peu de chances de trouver un distributeur automatique bien que le genre se développe petit à petit. Au pire et pour parer au plus pressé l’euro n’est pas dédaigné. La monnaie locale est le sum ou soum divisé en 100 tyin. Veillez à tous les dépenser avant d’aller à l’aéroport prendre votre vol retour : les duty-free n’acceptent pas les soums !

Le pourboire est apprécié. Ne laissez pas le Français passer pour un radin auprès des Ouzbeks. Oubliez les cartes de crédit sauf dans les hôtels internationaux. D’ailleurs vous serez surpris de ne pas voir de banques au coin des rues. C’est devenu si courant chez nous qu’on s’en offusque presque quand elles manquent ailleurs.

Quelques spécificités administratives sont également à noter : votre passeport vous sera demandé à votre arrivée dans les hôtels et il ne vous sera rendu que lors du « check-out » (ne pas l’oublier donc !). Par ailleurs, on vous remettra un petit papier de « check-in » qu’il vous faudra conserver jusqu’à votre départ du pays car les services de contrôle des formalités de sortie du territoire pourraient vous les demander.

L’Ouzbékistan est un pays très sûr. Il n’y a pas de vols, sauf très rarement et dans des circonstances particulières (nuit, boissons etc...). Rien de comparable avec l’insécurité dans les pays occidentaux.

Malgré la grande clairvoyance du dirigeant dont la protection des droits civiques de ces concitoyens n’est pas la préoccupation première, loin s’en faut, le pays doit subir régulièrement des coupures d’eau, d’électricité et résultante des deux, d’eau chaude.

Les communications téléphoniques sont également mauvaises et souvent aléatoires, mais en insistant, parfois 4 ou 5 fois, on finit généralement par entendre son interlocuteur.

Vous aurez sans doute l’occasion d’être reçu chez l’habitant. Vous constaterez l’extrême gentillesse des locaux et aussi que sur la route de la soie les nappes en dentelles ont été remplacées par des imitations en plastique kitchissimes, particulièrement appréciées localement.

Le plat national est le plov, un mélange de riz, d’oignons et de viande cuits dans l’huile. Lors de vos déplacements, vous verrez de nombreux champs de coton. Pourquoi coton ? Parce que, sous la planification soviétique l’Ouzbékistan était destiné à la culture du coton. Pas question de s’adresser aux ouvriers dans les champs, ni même de les prendre en photo, les autorités locales se méfieraient de vous.

La semaine ouzbèke a ses particularités : les bazars sont fermés le lundi, jour “sanitaire” et certains musées et monuments nationaux ferment eux, le mercredi.

Une dernière recommandation : vous serez merveilleusement accueillis partout. Pour saluer son hôte on met sa main sur son cœur et on proclame : “salaam alekoum“. On peut aussi serrer la main mais jamais dans une porte, ça porte malheur.

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