Situation

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Mexique. – Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. – La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. – Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. – En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. Cité lacustre à l´arrivée des Espagnols en 1519, Mexico a perdu tous ses fleuves les uns après les autres, tous asséchés, volontairement ou non. Le dernier cours d´eau, le Rio Magdalena, absorbe 2 700 tonnes de déchets par an et pourrait avoir disparu d´ici 30 ans. Certains demandent même son assèchement, afin d´éviter tout problème d´hygiène. Le gouvernement a lancé, depuis plusieurs années, un ensemble de réformes environnementales afin de nettoyer l´une des capitales les plus polluées du monde. Réduction du nombre de véhicules personnels autorisés, mise en place des ecobici (les vélib mexicains), instauration du tri des déchets… Mais fraudes et indifférence sont autant de freins à la mise en œuvre de ces mesures. En 2007, un plan de 4 milliards de pesos (280 millions d´euro environ) a été annoncé, avec pour objectif d’améliorer la qualité de l´eau dans la capitale. Un autre vise à rendre les logements plus « propres », en réduisant leur consommation d´énergie. Enfin, la mairie souhaite remplacer les fameuses Coccinelles blanches et vertes, taxis depuis des décennies, par des véhicules moins polluants. Le tramway vient également de faire son apparition sur l´un des principaux axes de la ville et devrait être généralisé peu à peu pour remplacer les microbus, ces transports collectifs vieux parfois de trente ans. L´approvisionnement des villes en eau est en passe de devenir l´un des plus gros problèmes du Mexique. La captation de l’eau par les centres urbains a réduit les ressources disponibles dans des proportions alarmantes. D´autre part, Mexico est en train de s´enfoncer par subsidence à cause de la ponction des nappes phréatiques. Cette région, l’une des plus peuplées du monde, qui fut jadis une terre fertile, a énormément souffert de l’activité humaine. Le risque est désormais sérieux d’un assèchement à grande échelle. Les campagnes sont touchées de diverses façons. La déforestation est un problème aigu ; dans la Lacandona, par exemple. Il y a deux siècles, la forêt couvrait deux millions d´hectares, elle est désormais réduite à cinq cent mille hectares. Cela du fait d’une exploitation incontrôlée et anarchique. L’élevage est, lui aussi, facteur de déforestation. La question du contrôle effectif des mesures prises est cruciale : dans la réserve naturelle de Montes Azules (331 200 hectares), établie par le gouvernement en 1978 et reconnue par le Programme pour l´Environnement des Nations Unies, 20 000 hectares ont déjà été dévastés et 20 000 autres sont sur le point de l’être (selon les sources de l´agence de presse IPS). Le tourisme vert (pas forcément solidaire, ni responsable) se développe. Certaines limites sont mises au gigantisme des constructions sur la Riviera Maya, l’impact sur l’environnement demeurant toutefois à peu près inchangé (les nouveaux établissements n’occupent pas moins de surface). Le projet d’un second aéroport international entre Tulum et Coba inquiète les associations.

Sargassum agaçante

La sargasse est une algue brune dérivante que les courants marins, un peu déboussolés par le réchauffement climatique, font échouer sporadiquement sur les rivages de la mer des Caraïbes et du golfe du Mexique. Pour quelques heures, une journée ou plusieurs, les prévisions sont impossibles à établir, une portion de littoral en est couverte, ce qui entrave momentanément le déroulement des activités de plage et la baignade (sans parler de pêche ou de conchyliculture). Dès que les marées ou la bonne volonté des hôteliers ont nettoyé tout ça, la vie reprend son cours régulier. Les algues ne devenant une véritable nuisance que si on les laisse se décomposer sur place. La multiplicité des facteurs en cause ne permet pas d’anticiper ces échouages dont des conditions générales donnent à penser qu’ils seront un phénomène récurent et durable. Dès lors, comme le font les habitants des régions concernées, les voyageurs devront vivre avec cet envahisseur à éclipses.

 

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