Situation

Quel que soit l’environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou plus naturel, il est de sa responsabilité de respecter l’endroit qu’il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente le cas échéant les problèmes environnementaux spécifiques au pays concerné. - Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d’infrastructure d’élimination des déchets. Par exemple : les piles et batteries, les médicaments périmés, les sacs plastiques. - La rareté de l’eau est aujourd’hui un problème mondial. Même si le pays visité n’est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. - Dans la plupart des hôtels vous disposerez d’une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n’êtes pas présents dans la chambre. La climatisation n’est d’ailleurs pas forcément absolument nécessaire sous tous les climats. - En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : cueillir des fleurs rares, ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. Deuxième pays d’Afrique par sa population, et dixième par sa superficie, l’Ethiopie est un pays considéré comme l’un des berceaux de l’humanité (lieu de découverte de Lucy). En 2007, dans le cadre d’un projet lancé par le Programme des nations Unies pour l’Environnement, l’Ethiopie a planté 700 millions d’arbres. L’énergie hydroélectrique du pays devrait s’accroitre d’ici la fin 2009 d’environ 1200 MW. Leur ministre de l’Energie et des Mines a déclaré que cette croissance hydroélectrique devrait venir avec la mise en place des barrages de Tekeze, Gilgel Gibe 3 et Beles. Quand ces trois barrages seront terminés, l’Ethiopie sera en mesure d’exporter un peu de son électricité à ses voisins, tels que le Soudan, Djibouti ainsi que le Kenya, avec lesquels a été signé un accord d’interconnexion. Dans le même esprit, un parc éolien devrait aussi voir le jour prochainement. Ce projet consiste à la mise en place de 120 éoliennes sur le site montagneux d’Ashegoda situé au nord du pays. Pour ce projet, l’Agence française pour le développement a fournit un prêt aux autorités éthiopiennes. Comme pour l’énergie hydroélectrique, une partie de l’énergie éolienne sera exporté au Soudan, Djibouti et au Kenya. De récents recensements de la faune éthiopienne montrent que l’initiative de l’écotourisme, l’interdiction du braconnage et l’intensification de la sensibilisation au sein de la population portent enfin leurs fruits. Aujourd’hui par exemple, le nombre d’ibex walia (de la famille des bouquetins), et une des espèces endémiques du pays, a été multiplié par cinq en seulement dix ans. Des enquêtes montrent que les familles pauvres font beaucoup plus attention au tri des déchets que les familles aisées. Ces familles pauvres transforment leurs déchets en une source de revenu. Comme dans la plupart des pays en voies de développement, la pratique du recyclage reste encore très informelle. Par exemple à Addis-Abeba la gestion des déchets solides pose problème. Les bennes mises à disposition devraient normalement être ramassées tous les 2 ou 3 jours, alors qu’en réalité elles ne le sont que toutes les 3 semaines. De plus, la plupart des familles habitent à plus d’un kilomètre de la benne la plus proche, c’est pourquoi elles trouvent plus facile de se débarrasser de leurs déchets directement dans les égouts ou les fossés. Un rapport de l’OCDE montre que le pays possède un volume important de ressources hydrologiques encore inexploité. Toujours selon l’OCDE, 36% des ménages ont accès à de l’eau potable salubre en 2004, contre 19% en 1996. Cependant, pour les ménages ruraux, 32% d’entre elles tirent de l’eau de cours d’eau ou de lacs insalubres, 42% de sources non protégées et 14% de sources protégées et les 12% restant d’un branchement public. La plupart de ces individus ne sont pas informés ni conscients des causes des maladies ou des conséquences de vie précaires pour leur santé et leur bien être.
Contactez un spécialiste de l'Ethiopie