Capitale

Praia (île de Sao Tiago).

PIB

En 2009, 2 869 euro (en parité de pouvoir d’achat).

Point culminant

Le Pico do Fogo, 2 829 mètres (stratovolcan de l’île de Fogo).

Superficie

4 033 km², soit 0,008 fois la France environ.

Climat

Le Cap-Vert est un pays tropical, dont le climat est dominé par des vents secs (alizé du nord-est, harmattan). L’aridité qui en résulte est atténuée par les pluies de la mousson atlantique. Ces pluies sont violentes et irrégulières d’une année à l’autre. Deux saisons : sèche, de novembre à juin, et pluvieuse, de juillet à octobre. La température moyenne annuelle se situe autour de 25°, avec des variations faibles (amplitude de l’ordre de 10° maximum). Les reliefs connaissent des différences de température et des précipitations plus importantes que les parties basses.

Géographie

Le Cap-Vert est un archipel, situé dans l’océan Atlantique, à 620 km environ au large du Sénégal et de la Mauritanie. On distingue, au nord, les îles-au-Vent (Boa Vista, Sal, Santa Luzia, Sao Antao, Sao Nicolau, Sao Vicente) et, au sud, les îles-sous-le-vent (Brava, Fogo, Maio, Sao Tiago). L’archipel est d’origine volcanique ; aujourd’hui, le seul volcan actif se trouve sur Fogo. Hors des trois îles « plates » (Boa Vista, Maio, Sal), les paysages offrent des reliefs spectaculaires, et couverts d’une riche végétation sur Sao Antao et Sao Nicolau. Ils offrent aussi de belles plages, de sable noir sur Fogo, de sable blond sur les « plates ». Quatre de ces îles (Boa Vista, Maio, Sal et Sao Vicente) sont dépourvues d’eau douce. Le vent et la déforestation sont les causes principales d’une forte érosion.

Economie

Des contraintes importantes pèsent sur l’économie capverdienne : le manque de ressources naturelles (hormis du sel, du basalte, de la pouzzolane, du calcaire, du kaolin…), des conditions climatiques peu favorables à l’agriculture (canne à sucre, maïs, bananes, choux, manioc, noix de coco…), des ressources halieutiques surexploitées, de l’eau douce au compte-goutte… Résultats : le pays importe 80% des denrées alimentaires qu’il consomme, une industrie manufacturière fragile (vêtements, matériel électrique…) cherche des débouchés, la balance commerciale est structurellement déficitaire. Les services apparaissent donc comme une planche de salut. Dans ce domaine, le tourisme est un secteur clé (10% du PIB), mais aussi la réexportation de produits pétroliers ou la finance. Et cet engagement dans les services porte des fruits. Ces dix dernières années, la croissance est au rendez-vous (5% de moyenne annuelle) et son dynamisme a permis au Cap-Vert de quitter les rangs des pays les moins avancés et de rejoindre ceux de l’OMC (2007). Une gestion raisonnable conforte les investisseurs et les indispensables bailleurs de fonds internationaux ; elle assure au pays le 3e indice de développement humain en Afrique (après les Seychelles et Maurice). Mais tout n’est pas rose pour autant, plus de 30% des Capverdiens vivent encore sous le seuil de pauvreté et 25% des actifs sont au chômage. La crise économique mondiale a entravé l’essor du tourisme et pèse sur la croissance. Structure du PIB (2009) : agriculture, 9,2% ; industrie, 16,5% ; services, 74,3%.

Faune & Flore

Chiens, chats, ânes, chevaux, cochons ont été introduits par les Portugais. Le Cap-Vert n’a pas de mammifères indigènes. Sa faune est caractéristique de la Macaronésie (Açores, Madère, Canaries, Cap Vert), comme le montrent coléoptères et mollusques. Mais aussi les oiseaux. Le Milan royal, la Bécasse des bois, l’Ammomane élégante, la Fauvette à tête noire, le Chardonneret élégant sont paléarctiques. Plus rares, les oiseaux d’origine afro-tropicale : Martin-chasseur à tête grise, Autour noir, Amarante du Sénégal… L’Alouette de Razo, la Rousserolle du Cap-Vert, le Pétrel gongon, le Martinet du Cap-Vert, le Moineau à dos roux sont endémiques. Du corail au cachalot, la faune marine est riche et diverse : poissons-perroquets, mérous, thons, daurades, murènes, marlins, espadons, dauphins, baleines (de décembre à avril), pour ne citer que quelques vedettes. La Tortue caouanne vient pondre sur les plages, de juin à septembre ; elle est désormais protégée, mais fait encore l’objet d’un important braconnage. Quant à la langouste, la surpêche menace ses populations. Le pays a beaucoup souffert de déforestation. Seules Sao Antao et Sao Nicolau ont un couvert végétal bien préservé. Les autres îles alternent plateaux arides et vallées luxuriantes, où se trouvent fougères, eucalyptus, palmiers, fromagers, baobabs, ou encore des dragonniers, caractéristiques de la Macaronésie. Les îles « plates » ont des savanes arborées claires.
Contactez un spécialiste du Cap Vert