Il n’y a pas de doute : votre voyage sera superbe. Le Cap Vert est un pays fabuleux, il suffit juste de connaître quelques règles, us et coutumes. C’est le seul but de ce petit vade-mecum volontairement exagéré et légèrement taquin…

 

Si l’on vous disait que le Cap-Vert doit beaucoup à l’aviation et à… l’apartheid ! C’est un peu court mais vrai. Séquence Histoire : l’archipel était au milieu du XXe siècle une terre volcanique battue par les vents (c’est toujours le cas) soumise à de récurrentes sécheresses (encore aujourd’hui). En 1939, approche de la guerre mondiale aidant, fut construit un aéroport sur l’île de Sal. Position idéale car à l’époque il fallait ravitailler pour traverser l’Atlantique. C’est après-guerre qu’il se développa et surtout quand vinrent les sanctions de l’Union africaine contre l’Afrique du Sud et son apartheid. Interdiction de survol de l’Afrique pour les Boeing de la SAA. D’où obligation de contourner le continent et de ravitailler. Ajoutez les Cubains et les Russes, très liés à l’époque, qui trouvaient là un terrain neutre. Sal voyait dans les années 70 passer des dizaines de gros porteurs par semaine. Ceci aida bien le pays lors de son indépendance en 1975. La discothèque de Morabeza le plus ancien hôtel de l’île, toujours en activité (passez-y charme assuré) reste dans les mémoires des équipages au même titre que le Peter’s bar de Horta aux Açores pour les marins.

Revenons à nos jours. L’archipel se développe vite, parfois trop, mais reste une belle destination proche, avec seulement 3h de décalage horaire. Plages superbes, mais vagues dangereuses, soleil assuré la plupart du temps, et gentillesse des Capverdiens forment un cocktail gagnant. Peu d’hôtels de charme, aucun de luxe et beaucoup d’hôtels récents (pas forcément exceptionnels en matière de service).

Pas de problème d’argent : il coule des distributeurs automatiques qu’on trouve partout dans les villes. Carte Visa impérative. La monnaie est l’escudo. Euros et dollars sont bien vus. Attention l’escudo est un voyage sans retour, on ne le change pas en euro. Ne pas se charger en monnaie locale sous peine de devoir dévaliser le duty free de l’aéroport.

Le pourboire est à l’égal de l’Europe. Comptez 10% dans un bon restaurant et 10 à 20€/ jour pour un guide, bien qu’il soit déjà payé par nous, 5 à 10 € pour un chauffeur à la journée. On ne marchande pas dans les boutiques et un peu sur les marchés.

Ne vous agacez pas si vous devez rentrer d’une île pour coucher la nuit précédant votre retour dans celle où se trouve l’aéroport. Les lignes intérieures (TACV) ne sont pas fiables. Les locaux les appellent “Transports en retard (Atraso) du Cap-Vert”. L’état des routes est généralement médiocre, mais Voyageurs du Monde a prévu à cet effet de vous transporter à bord de véhicules récents et confortables pour palier ce désagrément.

Tout le monde parle portugais et créole mais aussi français, vu le nombre d’immigrants sénégalais et guinéens sans compter les Capverdiens de retour de France. Car, bonne nouvelle, l’immigration est devenue négative. Il y a quand même toujours 700.000 Cap verdiens à l’extérieur pour 500.000 au pays. Comme la culture locale, dont vous aurez surtout la version musicale, la gastronomie reflète les influences africaines et européennes. Si les frites (trop souvent molles et tièdes) accompagnent les plats, le riz, la farine de maïs et les haricots ont leur place. Mais rien ne vaut les soupes de poissons ou le fromage de chèvre passé à la poêle et accompagné d’un filet d’huile d’olive. Ajoutez un peu de confiture de papaye c’est divin. Le pan bagnat local (thon, oignons, tomates) se nomme : “gâteau avec le diable à l’intérieur”, tout un programme.

Bon à savoir : les locaux s’habillent sur leur 31 pour aller au restaurant. Adeptes de kite surf : le vent est parfait mais il est tourné vers le large surtout de Janvier à Mars. Puisqu’on évoque le vent autant le dire : les soirées peuvent être fraîches, voire glaciales. Emportez absolument un coupevent qui n’aura jamais autant mérité son nom. Ultime précaution : le soleil est redoutable à ces latitudes, mais vous le saviez déjà. Dernière info : l’Internet, toujours payant, vit au rythme du pays, pas vraiment frénétique.

Utile

Carnet Pratique

Mieux comprendre Le Cap Vert

Contactez un spécialiste du Cap Vert