Mongolie

A vivre en Mongolie et nulle part ailleurs

A vivre en Mongolie et nulle part ailleurs

Les embouteillages y sont rares : le pays est deux fois et demi plus grand que la France, et compte à peine 3 millions d'habitants, encore largement nomades. 5 expériences à vivre dans les grands espaces mongols. Découvrez toutes nos idées de voyage en Mongolie...

 

1

Marcher dans le désert de Gobi

Au début, le désert mythique, l'un des plus étendus au monde, n'est pas si terrifiant : plaine ou collines douces, couvertes d'herbe rase. Puis les touffes de végétation s'espacent,  on quitte le vert de la steppe pour des dunes de sable blond, des roches rouges, dessinées, des pierres géantes zébrées. Une aridité absolue,  terrible, d'une beauté sauvage, pure, extrême. Face aux Flamming cliffs, qui portent si bien leur nom de « falaises en feu », dans ce décor d'un autre temps, on s'imagine aisément voir évoluer les dinosaures qui jadis peuplaient la région, et dont on a retrouvé des vestiges par dizaines - velociraptor, oviraptor, protoceratops... Avec bonheur, on redevient enfant. 

Uwe Halstenbach


2

Dormir dans un camp de yourtes

La Mongolie, c'est un pays de nomades. Il n'y a pas si longtemps, même Oulan Baator,  l'exception de quelques bâtisses officielles, temples ou administrations,  comptait de nombreuses yourtes. Alors, tout naturellement, pour les visiteurs étrangers, on a installé dans la steppe des camps de yourtes, meublées traditionnellement de lits et de coffres en bois peint, à l'intérieur intégralement r »couvert de feutres, d'étoffes et de tapis colorés, chauds, douillets, dans lesquelles la nuit on peut rêver à Gengis Khan.

Jaume Juncadella Olivares


3

Traverser le pays en train

Et si vous arriviez en Mongolie en train ? Une branche du Transsibérien – justement appelée Trans-Mongolie, traverse le pays de part en part. Une manière unique d'arriver au pays en douceur, en voyant peu à peu les paysages changer. Prenez le train à Irkoutz, en Sibérie, non loin du lac Baïkal que vous admirerez, entre deux virages du train. Le lendemain, vous êtes en Bouriatie, un territoire qui fait techniquement partie de la Russie, mais dont la culture (bouddhique lamaïste et chamanique), les ethnies, et les paysages font partie du domaine mongol. Une nuit encore et vous vous réveillez dans les steppes mongoles, avant de descendre dans la capitale, Oulan Baator. Pour voir le pays en profondeur, il vous faudra trouver un autre moyen de transport, voiture tout terrain ou cheval ! Mais ensuite vous pourrez reprendre le train, jusqu'à son terminus à Pékin. Quel voyage !

Struteanu


4

Recevoir un soin chamanique

Du temps des communistes, les religions étaient mal vues.  Tout comme les lamas bouddhistes, qui assistaient à la destruction de pas mal de leurs temps, les chamanes se mirent en veilleuse. Mais les croyances ont perduré, et le savoir s'est transmis, Aujourd'hui, la pratique chamanique est plus vivante que jamais, elle se superpose parfois aux cérémonies et aux croyances bouddhistes – après avoir été privé de religion, autant en avoir deux pour regagner le temps perdu ! - et s'exporte jusqu'au bout du monde, chez nous, en occident.

Carolyn Drake


5

Voir un temple au milieu de rien

Il y a rien, l'herbe verte de la steppe à perte de vue, à trois cent soixante degrés. Pas de route, pas de piste. Le chauffeur de la 4x4 roule sur l'herbe, au hasard semble-t-il, même s'il semble tenir un cap.  Nous, voyageurs, tentons de relever des indices : y aurait-il un rocher, un arbre qui lui permettrait de se repérer ? Rien, rien que l’herbe verte, rase. Et pourtant le temple surgit, sans qu'il ait besoin de dévier sa route. Ça marche à tous les coups, pour les temples qui ne bougent pas, pour rencontres les nomades qui bougent, ou trouver les chameaux qui paissent. 

Goddard

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Automne-Hiver

Vacance N°8

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