Climat et meteo à Taïwan, géographie à Taïwan - Voyageurs du Monde

Géographie Taïwan

Capitale

Taipei.

Climat

Tropicale au sud, subtropicale humide au nord, l’île est arrosée. Il peut pleuvoir toute l’année, par averses plus ou moins fréquentes et violentes. Davantage pendant la mousson d’été, entre avril et octobre, moins pendant celle d’hiver, entre novembre et mars. Chaleur humide parfois étouffante pendant la première ; douceur, et même fraîcheur, pendant la seconde. L’hiver, il neige en montagne. L’été est la période des typhons, qui provoquent inondations et glissements de terrain ; en cette saison, le service météorologique national publie des bulletins d’alerte réguliers.

 

À Taipei, les température moyennes sont en février de 16° Celsius ; en juin, de 28° ; en septembre, de 27° ; en novembre, de 21°. À Tainan, elles sont respectivement de 16° ; 27° ; 27° ; 21°. À Taichung, de 21° ; 29° ; 30° ; 25°. À Kaohsiung, de 20° ; 29° ; 28° ; 24°. 

Géographie

SUPERFICIE : 36 193 km².

 

POINT CULMINANT : Yushan, chaîne du Yushan, 3 952 mètres.

 

PAYS LIMITROPHES : République populaire de Chine, Japon, Philippines.

 

Taïwan se trouve sur le tropique du Cancer, au sud-ouest de la Chine, dont elle est séparée par les 150 kilomètres du détroit de Formose. Dans celui-ci, les Pescadores, archipel de 90 petites îles et îlots. Kinmen (Quemoy) et les îles Matsu sont également administrées par la République de Chine. Les montagnes couvrent les deux-tiers orientaux de la grande île. C’est un ensemble jeune et aigu de chaînes parallèles, dont la partie centrale est la plus élevée : une soixantaine de sommets au-delà de 3 000 mètres. À l’est, une dépression nord-sud sépare le massif de la chaîne côtière de Hai’an, 1 500 mètres, bordée elle-même par une mince plaine littorale. La zone connaît une activité sismique intense, due à la subduction de la plaque philippine sous la plaque eurasienne. L’ouest est une région de plaines et de collines de piémont. Entre Taipei et Taichung, les basses terres ont entre 15 et 30 kilomètres de profondeur ; au sud, cela va jusqu’à 50 kilomètres. La partie méridionale est très morcelée. Pluies de mousson et montagnes centrales, opérant comme un château d’eau, alimentent un réseau serré de rivières et de fleuves. 

Faune et flore

Agriculture à part, la flore taïwanaise va à peu près ainsi de bas en haut : milieux tropicaux, forêt décidue, conifères, mousses. Et ce qui va avec. Le Yushan, dont les conditions vont de subtropicales à alpines, est représentatif à cet égard. Aux couverts de lauracées et de fagacées (chênes, châtaigniers, hêtres), sous lesquels sont de très nombreuses fougères, succèdent cyprès, dont Chamaecyparis formosensis, érables, pruche de Chine ; le genévrier de Chine et le sapin de Taïwan viennent ensuite ; avant des formes brusquement naines, des herbacées, des gentianes ; et plus grand-chose. Les bambous colonisent tous les espaces possibles. On trouve beaucoup d’orchidées à l’état sauvage : pléione de Taïwan, Phalaenopsis equestris, orchidée jacinthe… L’île est leader sur le marché mondial de ces fleurs : développement de nouvelles variétés, multiplication, etc. Les rhododendrons aussi sont très présents. La floraison des cerisiers est un rendez-vous annuel auquel les Taïwanais sont attachés. L’hémérocalle, Hemerocallis flava, le lis jaune, est cultivé pour ses qualités gustatives.

 

Le riz est implanté à Taïwan depuis le Néolithique ; important changement pendant la période nippone avec la généralisation de variétés japonaises à grains courts. Parmi de nombreux fruits, la banane vient d’abord. Au XVIIe siècle, les Hollandais ont donné une impulsion décisive à la culture de la canne à sucre. Du sud de la Chine proviennent des légumes, comme le chou, le poireau, l’ail, etc. L’histoire taïwanaise du thé commencerait au XVIIIe siècle. Aujourd’hui, la variété Qingxin est la plus répandue, mais on trouve d’autres cultivars (et des thés sauvages dans les montagnes). Caféiers et cacaoyers se sont installés dans le paysage. On produit aussi des noix de bétel, Areca catechu, dont la consommation locale comme stimulant est importante. Et les chrysanthèmes occupent la majeure partie de la surface consacrée à la floriculture.

 

Conséquence classique de l’isolement maritime, on trouve à Taïwan pas mal d’endémisme et de sous-espèces locales. Au nombre desquelles un ours noir, que les Taïwanais ont élevé au rang de symbole national (et qui joue un rôle d’espèce amirale des politiques de conservation de la faune) ; un sanglier ; un sika ; le saro de Formose, petit caprin seulet dont a bien profité en son temps la panthère nébuleuse ; un écureuil volant, dit pétauriste blanc et roux ; un macaque (cousin du rhésus) ; Rhacophorus aurantiventris, qui est une jolie grenouille à ventre rouge. Les poissons ne sont pas en reste : Candidia barbata n’est que du fretin, mais Oncorhynchus masou formosanus est un salmonidé élégant. Le latin illustrant combien peu cette faune nous est familière. Bleue et noire, avec un bec et des pattes rouges, la splendide pirolle de Taïwan a la silhouette d’une pie ; c’est l’oiseau symbole. La mésange de Taïwan est ravissante avec sa houppe et son plumage bleu et jaune. En chinois, le barbu de Taïwan est “l’oiseau aux cinq couleurs” : vert, rouge, bleu, jaune et noir ; commun dans les bois, jusqu’à 2 800 mètres. C’est au diplomate et naturaliste anglais Robert Swinhoe que l’on doit la première description de beaucoup d’oiseaux endémiques de Taïwan : garrulaxe oreillard, garrulaxe de Steere, pomatorhin, alcippe à joues grises, gobemouche à ventre roux, torquéole de Formose, etc. Un faisan porte son nom : Lophura swinhoii. Parmi les non-endémiques, on rencontre l’autour huppé, le pygargue empereur, la bécassine des marais et la bécasse des bois, le cormoran pélagique, le fou brun, la sterne fuligineuse, le goéland railleur, la barge à queue noire, des chevaliers, l’hirondelle rousseline, le loriot de Chine, le jaseur du Japon, le canard des Philippines, des bruants, des bulbuls, des gobemouches, la chouette leptogramme, le faisan mikado et bien d’autres. Tholymis tillarga aux ailes nébuleuses, Anotogaster sieboldii et la rouge Neurothemis taiwanensis sont des libellules, dont la présence signe la bonne santé des milieux.

 

Jusque récemment, on trouvait deux bovins domestiques, le buffle d’eau et la petite jaune du sud (de type zébu), tous deux destinés d’abord à la traction. La seconde fournissant aussi de la viande. En 2024, une nouvelle race, d’ascendance japonaise, a été reconnue par le ministère de l’agriculture, la vache Yuanxing. Apparentée aux wagyu, elle est destinée à produire une viande de qualité. Le petit cochon de Lanyu a une longue histoire et suscite l’intérêt des scientifiques. Issu des chiens élevés depuis très longtemps par les montagnards aborigènes, le Takasago est un animal ardent, vif et harmonieux. Fidèle à ses maîtres, il ne leur est pas pour cela inféodé : son indépendance de chasseur l’en préserve.

L’aquaculture fournit des crevettes, des mérous, des poissons-lait, des anguilles. Dans le domaine de l’aquariophilie, le croisement de deux cichlidés centre-américains qui a donné naissance au Blood Parrot – poisson ornemental, dont le milieu naturel est l’aquarium – a été réalisé sur l’île. Et une entreprise taïwanaise a créé un poisson fluorescent, en modifiant le génome du médaka, Oryzias latipes. C’est un succès dans les bocaux, mais l’Europe tique. Taïwan ne produit pas que des semi-conducteurs. 

Situation environnementale

Densément peuplée, sérieusement industrialisée et urbanisée, touchée comme tout le monde par le changement climatique, Taïwan n’échappe pas aux problèmes environnementaux : sécheresses nouvelles et violence accrue des typhons, par exemple ; pollutions diverses ; élévation du niveau de la mer et acidification des eaux ; fortes émissions de gaz à effet de serre. Un ministère de l’Environnement a été créé en 2003, afin de coordonner les actions dans ce domaine. L’économie (et les transports), la qualité de l’eau, de l’air et des terres sont les principaux points suivis. Des indicateurs ont été mis en place qui permettent d’évaluer les évolutions et d’ajuster les interventions. Les résultats de ces investigations sont publics et entretiennent une certaine sensibilité citoyenne (d’une façon générale, la population de l’île est mobilisée pour la défense de ses intérêts, dont l’environnement fait partie). Les déchets, industriels et domestiques sont, depuis près de trente ans, traités avec efficacité. Des objectifs ambitieux de décarbonisation de l’économie ont été annoncés. Le développement de l’éolien off-shore est engagé et déterminé ; la transition énergétique perçue comme une nécessité. Des partenariats internationaux relatifs à ces questions ont été conclus.

 

Parmi les neuf parcs nationaux taïwanais, le parc national de Taroko est le plus fameux, avec ses 27 sommets passant 3 000 mètres et cette Taroko Gorge creusée dans le marbre par le fleuve Liwu. Une géologie spectaculaire, qui abrite la fine fleur de la flore et de la faune. Sur le domaine protégé, on trouve, par exemple, forêts de genévriers, bambous nains, sapins, pins, épicéas, des feuillus, dont l’endémique Quercus tarokoensis, des photinies, des azalées, millepertuis, etc. Parmi les mammifères sont le macaque de Formose, le saro, le cerf sambar ou le sanglier insulaire. Dans quelques eaux vives bien oxygénées, vit une salamandre géante, Andrias davidianus ; si elle disparaissait, ce serait le terme d’une histoire de 170 millions d’années. Le faisan de Swinhoe, la pirolle de Taïwan ou le dicée à gorge feu se rencontrent. Le parc national de Kenting, au bout de la péninsule méridionale de Hengchun, est marin autant que terrestre. C’est le seul parc tropical du pays ; il est connu pour de belles plages. Si la panthère nébuleuse semble avoir disparu, le pangolin de Chine a fait une réapparition remarquée. Un programme de réintroduction du sika est en cours. La concentration de crabes terrestres y est unique au monde. La mer nourrit entre autres des tortues, dont la fragile tortue imbriquée, et de petits cétacés, les grands n’étant plus qu’épisodiques. Le requin bouledogue est un piège à mâchoires ; le requin baleine, un aspirateur géant. Sa situation fait du parc national de Kinmen – archipel situé quelques kilomètres seulement au large du port continental de Xiamen – une étape pour de nombreux oiseaux migrateurs. C’est un peu pour cela que le parc existe, mais sa visée est surtout historique. Comme tremplin entre le Fujian et Formose, Kinmen rappelle leurs origines à de nombreux Taïwanais ; lieu d’affrontements armés entre le Kuomintang (KMT) et la Chine populaire, c’est aussi une sorte de mémorial. Architecture de style Fujian et ouvrages militaires matérialisent cela. Le parc national Yangmingshan a été établi juste au nord de Taipei. C’est le plus volcanique et les fumeroles du secteur Xiaoyoukeng sont célèbres. L’acidité des sols et un climat relativement frais conditionnent une flore spéciale. La floraison précoce des cerisiers de Formose attire de nombreux visiteurs. Le gommier, l’érable du Japon, le Liquidambar formosana ou le sakaki sont eux aussi familiers aux randonneurs. Lesquels profitent de reliefs modérés et de sentiers bien balisés. Ainsi que d’une connexion à la capitale qui fait de Yangmingshan un parc urbain. Enfin, les papillons sont l’une des grandes attractions du domaine. Au début de l’été, de grands vols de chestnut tigersParantica sita – sont un spectacle plein de délicatesse et de fébrilité. 

Économie et tourisme

IDH en 2021 : 0,926 / France, 0,903.

 

PIB par habitant en 2025 : 39 477 dollars US / France, 48 982.

 

Taïwan produit des semi-conducteurs. Tout le monde sait ça, même ceux qui ignorent ce que c’est au juste. En tout cas, ils sont le symbole de la réussite industrielle et commerciale de l’île, et représentent 70% de ses exportations. L’économie taïwanaise est l’une des plus performantes d’Asie orientale. Et l’une des plus solides, grâce notamment à une gestion lucide de ses finances, à un maillage très résistant de petites et moyennes entreprises, à un niveau d’éducation recherche élevé et à une vista qui lui a permis ces dernières décennies de se saisir de maintes opportunités, l’IA récemment. Résultats : croissance, excédents commerciaux, réserves de change, chômage bas et niveau de vie élevé. L’interconnexion des économies taïwanaise et chinoise est l’un des aspects du problème politique qui se pose autour du détroit de Formose. Comme rien n’est jamais tout rose, on doit néanmoins relever que la question des salaires, plutôt bas en moyenne, se posera ; que la dépendance énergétique actuelle est une contrainte préoccupante, comme le sont les comportements de la Chine, mais aussi des États-Unis, les deux premiers partenaires commerciaux. Structure du PIB : industrie, 36% ; services, 62% ; agriculture, 2%. Le poids de cette dernière semble faible mais, compte tenu de ses conditions générales d’exercice, elle marque un réel dynamisme et a entrepris un intéressant effort de modernisation verte.       

 

En Asie, Taïwan est une destination qui monte. Les Américains sont des visiteurs réguliers. En Europe, on commence, avec raison, à s’intéresser à la question. En 2025, l’île a accueilli huit millions et demi de visiteurs et les recettes liées au tourisme ont fait un bond d’environ 10%. Le pays a des atouts. À commencer par une nature à grand spectacle, concentrée sur une petite scène. Parcs nationaux et nouvelles initiatives de tourisme vert mettent ce patrimoine à portée de curiosité. Le sud offre de belles plages. Le musée national du Palais, au nord de Taipei, présente une collection d’art chinois sans équivalent. Cet arbre majestueux ne doit pas cacher la forêt d’institutions chargées de mettre en valeur la culture plus spécifiquement taïwanaise, passée et actuelle. Une découverte qui mérite d’être faite. La cuisine, bien sûr, met le pays bien en évidence sur la carte gastronomique de l’Extrême-Orient. Le thermalisme, une retombée positive de la collision tectonique, a été lancé par les Japonais, qui s’y connaissent. Et il y a la vie moderne qui, pour n’être pas surdimensionnée comme en face, n’en est pas moins très avancée et prospective. 

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