Culture à Taïwan : langues, religions, cuisine - Voyageurs du Monde

Hommes Taïwan

Population

23 052 369, en 2025.

Langue officielle

Le chinois mandarin. C’est la même langue standard, appelée ici guoyu, qu’en République populaire, dite putonghua, à ceci près (et ce n’est pas négligeable) que Taïwan n’a pas reconnu la simplification des caractères introduite par Pékin en 1956. 

Langues parlées

Près de 60% des Taïwanais ont le min nan, chinois local dérivé du dialecte du Fujian, pour langue maternelle. Quelque 20% le guoyu. Et autour de 18% le parler hakka, un chinois méridional. Les peuples aborigènes parlent les langues dites formosiennes, qui sont d’origine austronésienne (comme aux Philippines ou en Indonésie). Celles qui ont le plus grand nombre de locuteurs sont les idiomes des Amis, des Ayatal et des Bunun. Les conditions contemporaines provoquent néanmoins une érosion de cette capacité au profit du guoyu. La prévalence de celui-ci (enseignement, administration, médias, etc.) entraîne des situations variées de plurilinguisme et de “contamination” linguistique. Les efforts consentis pour faire une place aux autres langues ou dialectes amortissent un peu la puissance d’impact du statut accordé au guoyu. Celui-ci et le min nan sont dans une situation un peu paradoxale, puisque le second, majoritaire dans la pratique, est statutairement minoritaire par rapport au premier. Les principaux groupes linguistiques étrangers sont indonésien, vietnamien et philippin. 

Peuples

Taïwanais désigne tout citoyen de l’île. La population étant composée d’environ 98% de Hans, Chinois, et de 2% d’aborigènes – yuanzhumin, habitants originels – environ. L’arrivée en 1949 de près de deux millions de Chinois continentaux a modifié la donne démographique. Quatorze peuples aborigènes sont officiellement reconnus. Ils vivent dans tout l’est de l’île. Les plus nombreux étant les Amis – 200 000 environ ; les Ayatal – 87 000 ; les Bunun – 57 000 ; les Da’o – 3 500 ; les Kavalan – 1 400. Après des décennies – pour rester dans le cadre Republic of China – de politique assimilatrice, les choses ont commencé de changer pour les autochtones au cours des années 1980. Leur statut culturel et politique a été réévalué. Des organisations nouvelles sont apparues qui en assurent la promotion. On s’inspire de l’onusienne Declaration on the Rights of Indigenous Peoples (Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones), même si le sort international de l’île diminue l’impact de celle-ci. Des avancées, mais du chemin encore à parcourir. 

Religions

La grande majorité des Taïwanais pratique, de façon plus ou moins formelle, la religion traditionnelle, qui associe à géométrie variable confucianisme, taoïsme et bouddhisme. Le christianisme concerne autour de 3% des Hans et 90% des aborigènes. Pour des raisons historiques, ces derniers sont surtout presbytériens. 

Fête nationale

10 octobre : le Double-Dix, qui commémore le déclenchement de la révolution chinoise de 1911. 

Calendrier des fêtes

Les fêtes traditionnelles chinoises suivent un calendrier lunaire. Ainsi, le Nouvel An chinois – entre le 21 janvier et le 19 février – marque-t-il le début de l’année lunaire. Quatre jours fériés. Quinze jours après, c’est la fête des Lanternes. Au début de notre avril, celle des Ancêtres, Qingming. Le 5e jour du 5e mois lunaire vient la fête des Bateaux Dragons. La fête du Retour des morts a lieu le 15e jour du 7e mois et celle de la Lune d’automne le 15e jour du 8e, long week-end à la clé.

 

Certaines fêtes récentes relèvent néanmoins du calendrier grégorien. Le jour de l’An et Noël, par exemple ; mais aussi les célébrations nationales du 28 février (qui commémore la répression du soulèvement anti-Kuomintang de février 1947) et du 10 octobre, ainsi que les anniversaires de Tchang Kaï-chek – 31 octobre – et Sun Yat-sen – 12 novembre. 

Politique

Du fait de l’isolement diplomatique et des menaces de “réunification” de plus en plus insistantes de la part de la République populaire de Chine, la situation de la démocratie taïwanaise semble précaire. Néanmoins, elle fonctionne et, pour ce qui est de son ressort, fait ce qu’il faut pour que ça continue. Sur la question de fond – l’Empire ou la liberté –, la société est divisée, même si la tendance est plutôt désormais à la liberté. La constitution de 1946, dernière révision en 2005, règle le moteur institutionnel du pays. À la tête de l’État, le président (ou la présidente) est élu au suffrage universel pour un mandat de quatre ans renouvelable une fois. Il dispose de pouvoirs réels d’orientation. Les autres instances étatiques sont les cinq yuan : législatif, exécutif, judiciaire, examens, contrôle. Le yuan législatif, parlement monocaméral, est à 113 députés, élus pour quatre ans, selon un système mixte cherchant à assurer une représentation équilibrée. Il est dépositaire, comme son nom l’indique, du pouvoir de formuler les lois. Le président du yuan exécutif, Premier ministre, est issu de la majorité parlementaire ; il est investi, ainsi que les ministres qu’il propose, par le président. Le yuan exécutif est la cheville ouvrière du système. Le yuan judiciaire assume les fonctions de cour constitutionnelle et de supervision de l’appareil judiciaire jusqu’aux tribunaux de district. Le yuan des examens a en charge la fonction publique, comme corps de fonctionnaires. Quant au yuan de contrôle, il a la haute main sur les comptes publics. 

Histoire

Le plus vieux Formosan, serait un Denisovien, l’homme de Penghu, mal situé encore dans la chronologie : entre 10 000 et 190 000 ans avant notre ère. Les cultures anciennes jusqu’au Néolithique livrent des pierres taillées. Vers 6 000, des immigrants continentaux apportent le riz, le millet et les langues austronésiennes. Différentes cultures cohabitent alors. Néanmoins, au final, les Austronésiens supplantent les autres. Les aborigènes actuels seraient issus de ces gagnants, sans que la filiation soit commode à établir. Des contacts épisodiques ont sans doute lieu avec l’empire de Chine. Le premier avéré date des Yuan, à la fin du XIIIe siècle. Au XVIe, les pêcheurs et commerçants du Fujian fréquentent les côtes de l’île.

 

C’est alors qu’une caraque portugaise s’en approche. On trouve ça joli et on nomme Formosa – “belle” – cette terre nouvelle. C’est beau certes, mais farouche. Les Tokugawa vont l’apprendre à leurs dépens au début du XVIIe siècle ; deux fois repoussés par les insulaires, ils abandonnent. Les Hollandais eux sont des rugueux. Chassés des Pescadores par les Chinois en 1624, ils fondent fort Zeelandia à l’emplacement de l’actuelle Tainan. Rapidement, la Vereenigde Oostindische Compagnie jette les bases d’une colonisation en bonne et due forme : évangélisation, mise en valeur des terres, “importation” de main d’œuvre chinoise, fiscalité. Les missionnaires transcrivent les langues indigènes. Les tentatives espagnoles d’installation dans le nord de l’île sont étouffées.

 

Les affaires du continent vont néanmoins s’inviter à Formose. Le corsaire chinois Koxinga – Zheng Chenggong, 1624-1662 – met le siège devant Zeelandia. Les Hollandais soutiennent l’assaut un an, puis se retirent. Le colonisateur change, la colonisation demeure : sinisation et défrichage. Les Zheng sont fidèles aux Ming ; ils font de l’île une place forte et la base d’où ils lancent des attaques contre les Mandchous (qui se sont saisi de l’empire en 1644). En 1683 toutefois, les Qing reprennent la main. Et le processus d’annexion de Taïwan à l’empire du Milieu est engagé. Le mouvement migratoire se poursuit en dépit d’interdictions impériales récurrentes. Les colons s’installent en plaine ; les aborigènes sont refoulés vers les montagnes. Les conflits autour du contrôle des terres sont si fréquents que les autorités établissent une frontière intérieure entre parties basses, occupées par les Han, et hautes, sanctuarisées pour les autochtones. Elle subsistera jusqu’en 1875.

 

Les bisbilles entre Chinois ne manquent pas non plus. Et puis, les étrangers rôdent : Anglais, 1840 ; Japonais, 1871 ; Français, 1884. Nonobstant, Taïwan devient officiellement une province chinoise en 1885. Liu Mingchuan, le premier gouverneur Qing, enclenche la modernisation. Dix ans plus tard, le jeune Japon et la vieille Chine en viennent aux mains. Le traité de Shimonoseki (17 avril 1895) entérine la victoire des modernes et donne l’île au Japon. L’éphémère République de Formose de Tang Jingsong et Liu Yongfu ne pèse pas lourd face aux troupes nippones.

 

Dans sa nouvelle colonie, le Japon reprend à son compte l’effort de modernisation : chemins de fer ; doublement de la surface cultivable ; irrigation ; réforme agraire ; industrialisation. Des révoltes nombreuses marquent l’entame de la période. Puis un certain modus vivendi est trouvé. Un système éducatif réformé forme la jeunesse à la langue et à la way of life du nouveau patron. Lorsque la guerre sino-japonaise éclate en 1937, la société taïwanaise est soumise à une politique d’assimilation culturelle plus rigoureuse. À la fin de la guerre mondiale, l’île est restitué à la République de Chine que dirige Tchang Kaï-chek (1887-1975) ; mais l’administration Kuomintang (KMT), peu respectueuse des particularités insulaires et polarisée par la lutte contre le PCC, heurte les Taïwanais. Des émeutes sont réprimées dans le sang. Un sentiment indépendantiste se fait jour. Il lui faudra faire comme le fleuve Alphée (occulter son cours) lorsque Tchang se repliera sur l’île en 1949 et instaurera la loi martiale.

 

Les nouveaux venus imposent de nouvelles normes. La culture aborigène se détériore encore un peu. C’est la guerre de Corée qui rend à Tchang l’appui américain ; l’United States 7th Fleet s’interpose entre lui et Mao. Pourtant la République populaire s’installe dans les relations diplomatiques. Le 25 octobre 1971, pour lui faire de la place, l’ONU expulse les représentants de Taipei – résolution 2758. Dans les années 1970, alors que le KMT prône encore la reconquête de la “Chine continentale”, l’idée d’autonomie refait surface discrètement. En 1979, le rétablissement des relations entre les États-Unis et la Chine populaire entraîne une révision dramatique des accords de défense passés par l’administration américaine avec la Chine nationaliste. Une aide minimale est accordée pour l’autodéfense de l’île : Taiwan Relations Act. Au cours des années 1990, le décollage économique aidant, la taïwanisation des esprits se précise. L’idée de solidarité politique essentielle avec le continent s’estompe. Si bien qu’en 2000, après l’élection de Chen Shui-bian, Parti démocrate progressiste (PDP), au poste présidentiel – défaite donc du Kuomintang –, Pékin envisage officiellement l’option militaire en cas de séparation formelle de l’autre Chine. Un scandale de corruption plus tard, le KMT revient aux affaires, mais il est à nouveau battu en 2016 par Tsai Ing-wen (PDP), indépendantiste réaliste. Ces résultats illustrent la réalité démocratique taïwanaise et le trouble de la société à l’égard de la Chine populaire qui, de son côté, a fait de la réunification un objectif ferme et multiplie les mesures d’intimidation. 

Personnalités

Sun Yat-sen, 1866-1925. Le premier président chinois fut la référence idéologique suprême de la République de Chine. Les trois principes du peuple – nationalisme, démocratie, bien-être du peuple –, formulés par Sun au moment du renversement de l’empire des Qing, ont été systématiquement et fermement opposés au marxisme version Mao.

 

Yin Shun, 1906-2005. Ce moine est l’un de ceux dont l’exil à Taïwan après 1949 a permis qu’y soit développée la grande tradition du bouddhisme mahayana chinois. Promoteur d’un certain humanisme bouddhiste, il devint au fil des ans un maître respecté et l’inspirateur de nombreuses fondations charitables. Option retenue par une autre figure, la moniale Cheng Yen, fondatrice de la Buddhist Compassion Relief Tzu Chi Foundation.

 

Ang Lee, né en 1954. Trois Oscars, trois Golden Globes, deux Lions d’or et deux Ours d’or. Excusez du peu. Dans la filmographie, disons par exemple Salé, sucré en 1994, Tigre et dragon en 2000, Le Secret de Brokeback Mountain en 2005. Bref, tout le monde a vu une fois un film d’Ang Lee, cinéaste taïwanais, qui a propulsé le cinéma asiatique dans le plan universel.

 

Cheang Shu-lea, née en 1954. Cette artiste multimédia est une forte expression de la présence taïwanaise dans un monde généralisé par les technologies de la communication. Son travail en interroge les connexions avec les pouvoirs, les stéréotypes, les soubassements idéologiques, mais aussi le potentiel d’affranchissement. Une voix singulière sur les réseaux.

 

Lin Chi-ling, née en 1974. Lorsque les fées se sont penchées sur le berceau de Lin Chi-ling, elles y ont versé tout ce qu’elles avaient. Le résultat est ravissant, intelligent, cultivé et aimable. Bref, le phénomène Lin Chi-ling s’explique. Le top model, actrice, TV personality fut, entre autres, Top Ten China Beauty et Most Influential Charity Icon.

 

Wang Chi-lin et Lee Yang, nés l’un et l’autre en 1995, font la paire. Leur badminton est autre chose qu’un jeu de plage. C’est assez une affaire chinoise d’ailleurs. Champions olympiques en double messieurs, en 2021 et 2024, ils ont battu en finale deux équipes RPC. On ne sort pas du problème.

 

Kuo Hsing-chun, née en 1993. Lorsqu’on consulte le palmarès de cette haltérophile native de Yilan, l’or vous saute aux yeux comme dans une bijouterie. Première en moins de 59 kilos aux JO de Paris, elle a accumulé par ailleurs les titres. C’est impressionnant, surtout reporté au poids de fonte que ça représente. D’origine Amis et soutien actif pour son peuple, elle illustre un nouvel engagement taïwanais des aborigènes.

 

Kuo Ming-fong, 1955-2001. Cette universitaire, professeure à Taipei et Ulm, était germaniste ; elle a notamment étudié de près l’œuvre de Siegfried Lenz. Cela fit-il d’elle une célébrité ? Pas vraiment. Et c’est dommage, car le témoignage d’un intérêt profond porté aux cultures lointaines est toujours bon à prendre. À l’un et l’autre bout de la chaîne.

 

Chao Lien-ju, Anne Chao, née en 1951. Elle est membre de l’Institute of Mathematical Statistics et de l’International Statistical Institute. Tête bien faite, voire très bien faite. Chao 1 et Chao 2 sont deux indicateurs de biodiversité fort utiles aux études de populations. Et l’application de ses travaux aux questions environnementales ne s’arrête pas là.   

 

Soft Lipa, né en 1982. Il y a un hip-hop taïwanais et Soft Lipa, producteur et rappeur qui met du jazz dans son flow, est l’un des ténors de la communauté. Toutes choses qu’on n’associe pas forcément au chinois. À tort et c’est une bonne nouvelle. 

Savoir-vivre

Le pourboire est à l’appréciation des clients. Pour toute personne intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, il ne se substitue jamais à un salaire. Néanmoins, il est d’usage un peu partout dans le monde de verser un pourboire lorsqu’on a été satisfait du service.

En ce qui concerne le personnel local – serveurs, porteurs, etc. –, les usages varient. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur le prix d’une bière, par exemple, ou d’un thé, d’un paquet de cigarettes. Il vous donne un aperçu du niveau de vie et vous permet, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer un montant.

 

Si l’on veut vivre à la taïwanaise, on ne saute pas le petit déjeuner, qui est le pilier de l’alimentation. Le reste ne faisant qu’ajuster l’apport énergétique initial. Les restaurants spécialisés dans le repas matinal sont partout. On y boit du thé et du lait de soja et on y mange un tas de choses, de tradition chinoise mais pas que. 

Cuisine

L’un des effets de l’arrivée massive de partisans du KMT à la fin de la guerre civile a été la diversification de la cuisine. En effet, ces immigrants venaient d’un peu toute la Chine, avec leurs habitudes de table. Pour autant, cuisine taïwanaise désigne surtout une dérivation de celle du Fujian, d’où sont issus la majorité des habitants. Les Hakka se signalent aussi dans le paysage gustatif. Quelques inflexions sont d’origine aborigène : le long compagnonnage des Austronésiens avec la patate douce et le taro explique la faveur dont jouissent ces tubercules. Et, comme partout, des influences multiples se sont fait sentir. L’histoire passe et repasse sur les fourneaux. Cela dit, nul Taïwanais ne saurait renier la soupe de nouilles au bœuf, quasi plat national. Ni huntun mian, la soupe de raviolis, d’ailleurs, qui n’est certes pas endémique mais fait partie du fonds. Les xiaolongbao, ravioles à la vapeur d’origine shanghaienne, connaissent une vogue qui menacerait presque de submersion les jiaozi. La fondue est le plat d’hiver par excellence. On ne met pas n’importe quoi dans le bouillon, mais des ingrédients – viandes, poissons et fruits de mer, légumes, tofu, etc. – très variés. Le ba-wan, raviole faite d’amidon de patate douce et d’une farce à la viande de porc, champignons et pousses de bambou, cuite à la vapeur et réchauffée à l’huile, est une spécialité de Changhua. Dans le comté de Nantou, on prépare les yimian, pâtes de blé aux œufs, en soupe. À Tainan, on peut vous servir au petit déjeuner un gruau au poisson-lait. La soupe de seiche est un classique. Comme le poulet trois tasses, cuit dans un mélange à parts égales de vin de riz, d’huile de sésame et de sauce de soja. Simple aperçu, bien entendu. Enfin, la cuisine végétarienne, que pratiquent notamment les nutritionnistes traditionnels et les bouddhistes, surprend par sa variété et ses qualités gustatives.    

 

Street food : sauté, l’escargot géant africain – Lissachatina fulica – est un snack apprécié pour accompagner la boisson. Ceci est pour indiquer que moins encore que d’autres, la cuisine de rue taïwanaise n’est exclusiviste. Gua bao, pain plat à la vapeur garni de poitrine de porc et de pickles, originaire du Fujian, a été popularisé par l’île. Les marchés de nuit, avec leurs innombrables stands, sont le royaume de la street food. On tenterait en vain la recension de tout ce qu’on peut y trouver. Indiquons simplement que l’omelette aux huîtres est un classique. Comme celle aux ciboules. Le tofu “puant” ne l’est pas plus qu’un vieux maroilles, il se mange de différentes façons. Grillé, par exemple. Poulet, poisson, légumes, champignons sont frits. Comme en Italie, les abats relèvent de la cucina povera. Et comme en Italie, ils suscitent des passions passionnées. La petite saucisse dans la grande (saucisse de porc enrobée de pâte de riz et grillée) est une invention locale. Alivongvong (riz farci, cuit dans un panier en feuilles de pandanus) est une recette des Amis. Les soupes contiennent des nouilles et différentes garnitures. Baobing est à base de glace pilée et de fruits, c’est l’en-cas désaltérant de la saison chaude – nonobstant, on s’abstient si on ignore à quelle eau on a affaire.

Boissons

L’eau du robinet n’étant pas potable, on boira de l’eau minérale en bouteille (capsulée). Ou des sodas. Ou de la bière, généralement blonde et légère. La marque nationale, Taiwan Pijiu, est assez iconique. Le café accompagne la modernité taïwanaise depuis environ un siècle. Le thé est consommé toute la journée. On change de variété au fil des heures. Le Oolong, semi-fermenté, est une spécialité de l’île ; comme aussi certains thés fumés. Le gongfu cha, l’art du thé, n’est pas à proprement parler une cérémonie, mais plutôt une méthode de préparation visant à la meilleure infusion possible. Par ailleurs, le bubble tea – thé, lait et billes de tapioca – chaud ou froid, diversement aromatisé, passe désormais pour la boisson nationale. Et c’est un succès international. Quant aux alcools forts, il faut y distinguer le kaoliang, un sorgho. Le plus fameux est distillé dans le comté de Kinmen. 

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