Le Portugal est proche de la France dans beaucoup d’aspects. Il est néanmoins suffisamment différent pour justifier le voyage et quelques informations toujours bonnes à prendre pour réussir son séjour sur place.

Tout d’abord on va à Lisbonne comme on va à Nice, sans frontière. La monnaie est la même et les distributeurs de billets sont partout dans le pays. Les Portugais qui sont souvent très francophiles et francophones sont des gens honnêtes. À la campagne on peut laisser son porte-monnaie sur la table d’une terrasse de café, aller aux toilettes. Il sera toujours là au retour. À Lisbonne (et dans une moindre mesure à Porto) la population est plus mélangée. La crise est passée par là. Le vol à la roulotte ou le pickpocket sont moins courants qu’à Paris mais existent. On évite donc de laisser un sac en évidence dans la voiture. Ailleurs dans le pays pas grand risque. Aux Açores personne ne verrouille sa voiture.

Il y a encore peu tous les automobilistes lusitaniens étaient des champions de rallye. La crise est passée par là. On a le pied moins lourd sur le champignon, surtout chez les taxis lisboètes. La conduite ne pose pas de problèmes majeurs prenant en compte que c’est un pays latin donc vaguement rigoureux. La circulation est dense dans les grandes villes, beaucoup plus fluide dès qu’on sort d’une agglomération. Le pays s’est doté d’un réseau d’autoroutes qui semblent surdimensionnées. On roule souvent seul sur des trois voies désertes. Les autoroutes sont payantes mais il n’y a pas forcément de barrières de péage. Des portiques, genre Ecotaxe chez nous, sont installés. Les voitures de location sont fournies avec un équivalent du Libertel. On passe sous le portique en pleine vitesse (120km/h maxi autorisé) et le loueur de voiture débite le péage sur votre carte de crédit. 

Le Portugais est poli, très poli. Presque trop. Il voussoie, ne tutoie guère. Cela ne l’empêche pas de vous taper sur l’épaule ou dans le dos. C’est ainsi qu’il marque sa sympathie. Il sera d’autant plus agréable que vous éviterez de lui parler en espagnol, vieille rivalité péninsulaire. Le Portugais se complait dans la complication orale d’une situation. Souvent vous aurez compris en 15 secondes là où il veut en venir. Néanmoins, il lui faudra 1 minute de circonvolutions pour arriver au même stade. C’est son côté byzantin, en somme. Après tout, qu’importe ? Vous êtes en vacances et avez le temps. Ne haussez pas le ton. Ici on parle doucement, à la différence du voisin ibère. 

Mentionnez votre admiration sans borne pour Benfica (à Lisbonne) et le FC Porto (dans le Nord). Renseignez-vous avant le départ sur leur classement respectif. Vous gagnerez immédiatement l’estime des locaux.

On dîne tard, vers 21h. Les petits “amuses bouches“ posés sur votre table (pâté, sardines, olives etc…) sont payants, si vous les consommez. Le pain et le couvert sont toujours payants. A noter que le pourboire est symbolique au restaurant : 1 ou 2€ ou 0.50€ par personne si on est nombreux. Pour un taxi on arrondit à l’euro supérieur. Pour un guide à la journée 10-15€ et pour les autres services : bagagiste 1€, femme de ménage si plusieurs jours 5€, masseur 5€, voiturier 1€.

À Lisbonne on sort tard aussi. Les bars de nuit ouvrent au mieux à 22h30. Les discothèques à 23h. C’est moins vrai à Porto. L’adage portugais dit : “Porto travaille, Lisbonne s’amuse…. “

Evitez de prendre le tram n°28 entre 18h et 20h, votre plaisir serait gâché par la foule. Les boissons sont au prix normal et on y trouve plus de Portugais que de touristes. Ne sautez pas sur le premier azulejo antique trouvé au marché aux puces, appelé : feira da ladra, traduction : marché aux voleurs. Vous voilà prévenu. Ne vous étonnez pas de trouver des magasins chinois partout. Ils ont, grâce à la tontine, racheté la moitié des bazars du pays. Autre exotisme, réjouissant celui-là : les sushis. Le pays en raffole. Les poissons étant excellents sur place on déguste des sushis et sashimis parfaits bien moins chers qu’à Tokyo. Ça n’empêche de se régaler du bacalhau sous toutes se formes, évidemment.

Vous allez faire un beau voyage et vous n’aurez qu’une envie : y revenir. On parie ?

 

INFO +

La plupart des musées sont fermés le lundi.

En dehors des grandes villes, il est parfois difficile de régler en carte de crédit, même un restaurant. Cela est assez facile sur Madère, mais plus compliqué aux Açores

• Le meilleur moyen de stationner son véhicule dans les grandes villes, notamment la nuit, reste le parking privé. Le coût dans les grandes villes tourne autour des 20/25 € la nuit. Sur Lisbonne et Porto nous ne conseillons pas de location de voiture. Lorsque vous cherchez à vous garer, parfois une personne dans la rue vous fait signe pour indiquer une place libre; n’oubliez pas de lui donner une petite pièce.

Ne vous étonnez pas si certains hôtels encaissent sur place les taxes de séjour. Impossible de les inclure, désolé.

A découvrir

Idées voyages au Portugal

Puisez l’inspiration dans nos suggestions avant de créer le voyage qui vous ressemble
Contactez un spécialiste du Portugal