Mais pourquoi faire tant d’heures d’avion pour se retrouver… en France ? Car n’en doutez pas Nouméa c’est la France. Le premier dépaysement c’est surtout le décalage horaire. Le second c’est le Franc Pacifique, comme en Polynésie, l’Euro a renoncé au long voyage. (Les distributeurs de billets se trouvent à chaque coin de rue, à Nouméa, plus rares dans les îles). C’est la France car les policiers sont les mêmes sauf qu’ils sont en culottes courtes la plupart du temps.

À noter que la sécurité est bien meilleure qu’en métropole. On circule avec les mêmes règles et plutôt bien tout autour de la Grande Terre. Nouméa c’est aussi les deux tiers de la population du Caillou. Les maisons des quartiers cossus sont une réminiscence du passé colonial.

Une France diverse où la culture locale, kanake, se découvre entre autres au centre Tjibaou, œuvre magistrale de Renzo Piano.

À propos de Kanaks, les locaux ne sont guère chaleureux. C’est plus de la timidité et une certaine retenue que de la mauvaise humeur. Ils gagnent souvent à être connus. Ce sera plus facile dans les îles. L’archipel calédonien se situe dans la mer de Corail, quel joli nom. Les voisins sont le Vanuatu et les Fidji. Il est entouré d’un récif donnant ainsi le plus grand lagon du monde. Une splendeur que vous découvrirez vite à l’île des Pins. Le climat, comme en métropole, est soumis à l’influence de l’anticyclone. Sauf qu’ici c’est celui de l’île de Pâques. Le cœur de la Grande Terre étant constituée de la Chaîne, un cordon montagneux, les différences climatiques sont importantes. Pour simplifier disons qu’il fait globalement beau tout le temps, même quand il pleut.

Le seul pépin ce sont les cyclones entre janvier et mars généralement. Vous partirez bientôt pour les îles Loyauté. En avion à hélices avec 20kg de bagages maximum. Sur place la vie est autrement plus lente qu’à Nouméa. Les îles sont splendides et la douceur d’y vivre ne fait pas de doute. On se salue systématiquement. Tout le monde dit bonjour à tout le monde même quand on se croise dans la rue et qu’on ne se reverra plus sans doute. On coupe la journée ou tout travail un tant soit peu fatiguant par un petit bain à la plage. Ne soyez pas surpris, les Kanaks se baignent habillés. Certes la productivité ne bat pas des records mais vous êtes là pour profiter de la langueur insulaire et c’est parfait ainsi. Vous serez probablement amené à côtoyer la “coutume“. Le geste coutumier est très important. Préparez un petit cadeau. Rien de très couteux, un bout d’étoffe (appelé manou) accompagné d’un paquet de cigarettes ou d’un petit billet de 1000 CFP fera l’affaire. Vous serez introduit face au chef coutumier désigné pour l’occasion. Posez votre cadeau sur la table ou sur la pelouse si vous êtes en extérieur. Expliquez par quelques mots le but de votre visite et votre volonté d’être accueilli au sein de la tribu (ou du lieu dans lequel s’effectue le geste coutumier). Faites référence à votre cadeau en signe de respect. Ne vous offusquez pas si le chef regarde le sol, c’est un autre signe de respect. Il prononcera quelques paroles d’accueil. Ne l’interrompez pas. À partir du moment où il aura pris votre “geste“ vous serez accueilli dans le lieu. Toujours un grand moment dans la vie d’un voyageur. Dans les îles vous dégusterez des poissons merveilleux et le bougna, le plat kanak un poulet au lait de coco et aux bananes accompagné de patates douces, d’ignames et d’épices. Un mot sur l’hôtellerie locale qui n’a rien de comparable avec celle de la Polynésie. Les hébergements sont corrects et souvent charmants mais loin d’être luxueux. Le service est lent mais après tout vous avez le temps. Enfin pour peu que vous soyez à Nouméa un Dimanche n’attendez rien. Allez à la plage. Tout le reste est fermé. Idéal pour un “cool down“ bénéfique.

Très beau voyage !

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