Il n’y a pas de doute que vous fassiez un superbe voyage. L’Amérique est un pays fabuleux et les Américains sont éminemment sympathiques. Il suffi t juste de connaître les règles, us et coutumes. C’est le seul but de ce petit vade-mecum volontairement catastrophique et légèrement taquin...

 

Pensez à vos bagages. Si une valise par personne est enregistrée gratuitement sur les vols internationaux, il n’en est pas de même sur les vols domestiques aux États-Unis et aux Bahamas. Tout bagage enregistré est payant : environ 25-30 $ par bagage et par vol. Néanmoins si vous avez un bagage en continuation d’un vol transatlantique (ou le précédant) c’est inclus dans le billet. Ne mettez pas dans votre valise de paquets de sucre, de farine, de sel (à Hawaii) ou de tout ce qui pourrait ressembler à de la poudre. La TSA, organisme sécuritaire vous ouvrirait la valise, voire la forcerait avec la délicatesse qu’on connaît aux douaniers de tous pays. Ne fermez pas votre valise à clé, sauf si vous avez une serrure spéciale ouvrable par une clé que possèdent les douanes (valises récentes). Pensez à arriver tôt aux aéroports domestiques, très tôt, l’enregistrement peut être long, très long. Ceci étant, vous voilà arrivé aux States ! Passage des formalités de police (pas de téléphone en marche) et récupération des bagages. De nombreux aéroports américains sont désormais équipés de bornes formalités automatiques, qui permettent aux personnes ayant déjà voyagé aux États- Unis, de procéder aux formalités de manière accélérée, pourvu que les officiers de l’immigration en autorisent l’action.

Comme dans beaucoup de villes, ne prenez pas de taxi autre qu’officiel. Les taxis sont corrects, souvent aimables et mettent le compteur. Arrondissez au dollar supérieur. À New York l’amabilité n’est pas de mise. On est là pour faire de l’argent pas des manières, mais on trouve souvent des chauffeurs haïtiens très sympathiques qui parlent un français délicieux. Autre choix : Uber. Très facile et rapide !

Si vous louez une voiture, il vous faudra en général prendre une navette qui vous mènera au “parking lot” du loueur. Bien que votre réservation inclut en général la totalité des assurances, le loueur cherchera immanquablement à vous placer un extra : extension de responsabilité civile, siège bébé, voire chaînes à neige en Juin. S’il vous dit : “I can offer an upgrade”, ne souriez pas béat devant cet homme qui va vous surclasser. “Offer” est un vrai faux-ami et est payant ! Il n’a pas le même sens de ce côté de l’Atlantique. Le loueur veut dire qu’il a la dispo pour une voiture plus chère… Certes, vous êtes fatigués par le voyage, le décalage mais lisez bien ce que vous signez. Les extras sont vite plus dispendieux que la location elle-même. La seule option que nous vous recommandons, c’est de prendre l’assurance Road Side Assistance qui ne peut être souscrite que sur place.

À la restitution du véhicule ayez du temps devant vous. Les “parking lot” sont parfois éloignés (10/30 mn de navette gratuite). Pour louer il vous faut obligatoirement l’original de votre permis de conduire (le permis international n’est en revanche pas obligatoire) et une carte de crédit internationale au nom du conducteur (et non pas une carte de débit !) même si nous avons fait la réservation pour vous. Les voitures américaines ont des coffres assez restreints. Les Japonaises ou Coréennes très présentes sont plus accueillantes pour vos bagages. Sachez que si rouler ne présente aucune difficulté aux US, s’arrêter revient cher. Les parkings dans les hôtels des grandes villes frôlent parfois les 50 $/jour, sans compter le “tip” pour le voiturier !

Arrivés à l’hôtel, vous voilà devant la réception. Dans 85 % des cas la personne derrière le comptoir va trouver votre réservation, surtout si vous avez le numéro de booking. Indispensable “booking number” ! Si toutefois il ne la trouvait pas, demandez-lui de chercher à votre prénom. Prénom composé ? Donnez-lui le second. Sans succès, très rapidement on vous dira (on parie ?) “Your travel agent did not make the reservation”. C’est facile, l’agent de voyages est loin. Avec un large sourire, demandez à voir le superviseur. Avec le superviseur et le booking number ça devrait être bon. Au pire, un appel au Concierge Voyageurs débloquera la situation. On vous demandera votre carte de crédit pour les extras. Vérifiez que la facture est bien à zéro au niveau de la chambre qui est, bien sûr, déjà réglée par nos soins. C’est une pratique encore trop répandue que de débiter la chambre... Bon à savoir également : la majorité des hôtels demande de laisser une caution en bloquant un certain montant sur la carte bancaire qui a été donnée lors du check in. Ce montant non négligeable varie et peut atteindre 100 $ par chambre et par nuit. La caution est débloquée au moment check out, et selon les banques, 7 jours peuvent être nécessaires pour que le montant soit à nouveau disponible sur votre compte bancaire… Les petits déjeuners sont très rarement inclus. Vous n’êtes pas obligés de les prendre dans l’hôtel. D’ailleurs, personne ne s’offusquera que vous traversiez le hall et rameniez une tasse de café et des doughnuts achetés ailleurs.

Les chambres sont souvent petites dans les grandes villes, surtout à New York, San Francisco, Miami et dans une moindre mesure à Los Angeles. Attention ! Aux Etats-Unis, tout n’est pas forcément king-sized et l’hôtellerie, par exemple, peut étonner les voyageurs européens par certains côtés un peu étriqués. Si vous voyagez à 3 ou 4 personnes sachez que : • Il n’est jamais garanti par l’hôtelier d’obtenir deux chambres communicantes. • La configuration classique d’une chambre pour 3 ou 4 personnes est de deux lits double (137x191cm), rarement deux lits queen-size (152x203cm). Elle peut également être d’un lit double ou queen + canapé-lit ou lit d’appoint.

Les chambres, même dans les hôtels les plus huppés peuvent donner sur des toits hideux avec extracteurs et autres vilaines ventilations. Le pays qui a inventé la Harley Davidson n’a pas encore intégré l’isolation phonique. Il y a du bruit, le moindre n’étant pas celui du climatiseur individuel enchâssé dans la fenêtre et aussi peu iso phonique qu’iso thermique. Les pompiers, policiers, ambulances traversent les villes toutes sirènes hurlantes y compris à 3h du matin. On s’y habitue mais c’est un peu perturbant les premiers temps. L’Américain, pourtant super sophistiqué sur certains points, n’est visiblement pas sensible au bruit. Une brasserie newyorkaise dépasse allègrement les 105 décibels.

L’hôtelier américain a inventé le “resort fee”. Cela lui permet d’afficher sur Internet des tarifs moins chers et de rajouter subrepticement quelques dollars à la note du client. Le “resort fee” est rarement inclus (pour des raisons qui tiennent aux hôteliers). Il couvre généralement l’Internet par Wi-Fi, le coffrefort, parfois les journaux. Il fait partie des coûts cachés au même titre que le pourboire.

Le service “gratuities”... Ou pourboire (attention au faux ami ! cela n’a rien à voir avec une quelconque gratuité, au contraire) est de plus en plus facturé d’office par les restaurants quand ils voient que vous êtes étranger. Si, toutefois, tel n’était pas le cas, il est d’usage de laisser 15 % à 18 % du montant de l’addition (hors taxes) au serveur. Vous pouvez inscrire la “gratuity” sur le ticket, une ligne est prévue. Elle sera débitée de votre carte de crédit. Regardez bien la ligne “gratuity” ou “tip”. Si c’est inscrit, inutile d’en rajouter. Dans les restaurants de chaines genre Denny’s on paye à la caisse et on laisse entre 2 et 5 $ sur la table. Il vous faudra toujours avoir des petites coupures (1 et 5 $) pour les “tips” de ci, de là. Le voiturier qui ramène votre voiture (bien que vous ayez déjà payé le parking), le doorman qui vous trouve un taxi, la dame pipi etc… L’Amérique fonctionne au “tip” ce qui est une forme de salaire au mérite. Les billets de 100 $ sont quasiment inchangeables, sauf aux caisses des autoroutes ou dans les grands magasins.

Vous pourrez utiliser votre carte de crédit absolument partout, quelle que soit la somme. Il fut un temps où le maire de San Francisco avait équipé les SDF de terminaux de paiement pour faire la manche ! Pensez à demander à votre banquier de relever votre plafond mensuel pendant votre voyage. Entre les cautions de voiture, les prises d’empreintes d’hôtels et vos dépenses personnelles vous pouvez vous trouver vite à sec. Évitez de dépenser en carte avant le départ (les calculs se font en mois flottant) de manière à avoir votre compte à bloc.

Les USA c’est grand. Néanmoins les parcs nationaux les plus connus sont sur-fréquentés en été. Rançon de leur succès. Pensez à réserver votre dîner si vous êtes à l’intérieur du parc. Sous peine de jeûne ou de passage au distributeur de fades sandwichs.

Les contrôles d’identité dans les bars sont fréquents (particulièrement sur les jeunes gens). L’âge légal pour acheter, consommer de l’alcool et entrer dans les bars et bars-rooftops étant de 21 ans. Il est donc recommandé d’avoir toujours une pièce d’identité sur soi.

Aux États-Unis, le dimanche est un jour ouvré pour la plupart des commerces sauf dans certaines petites agglomérations. Les stations-service disposent généralement d’un mini supermarché ouvert quasiment 24h/24.

Les compagnies aériennes peuvent être de mauvaise foi (si !). À l’enregistrement, souvent au retour, si l’on vous dit que le billet n’est pas confirmé, pas correct et qu’on vous propose de partir sur un autre vol c’est qu’il y a surbooking et mauvaise foi (avec un étranger c’est toujours plus facile) : les billets ne peuvent être émis qu’après validation de la compagnie, tout est automatisé, donc votre réservation est valable ! Ne râlez pas fort - on ne râle pas aux US sous peine de voir arriver la police - mais soyez ferme. Et si besoin, faites appel à la Conciergerie Voyageurs, le problème sera vite résolu. Vous êtes entre de bonnes mains…

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