Capitale

PIB

36 300 euro par habitant (France = 26 000 euro par habitant).

Point culminant

Mont McKinley (Alaska), 6 194 mètres.

Superficie

9 629 091 km², soit 17,6 fois la France.

Climat

Avant même de présenter le climat américain, il est nécessaire de préciser qu´aux Etats-Unis les températures sont exprimées en degrés Fahrenheit et non pas en degrés Celsius comme en Europe. La conversion des uns aux autres n´est pas des plus simples. Pour passer des Fahrenheit aux Celsius, la méthode rigoureuse et qui donne un résultat précis peut réclamer une calculette ! Il faut en effet soustraire 32 à la température exprimée en degrés Fahrenheit, multiplier par 5 puis diviser par 9. On obtiendra ainsi 104°F = 40°C ou 17,6°F = -8°C. Rappelons que 32°F = 0°C. Il existe une autre méthode, plus accessible au calcul mental, et qui donne un résultat approximatif convenable. Il s´agit de soustraire 30 à la température exprimée en Fahrenheit, de diviser par 2, puis d´ajouter 10% du résultat, si celui-ci est positif, ou de soustraire 10%, si il est négatif. On obtiendra ainsi 104°F = 40,7°C ou 17,6°F = -6,8°C. On peut tout à fait se satisfaire de cette approximation, de l´ordre du degré Celsius ; avec cette méthode 32°F = 1,1°C. Après cela, les voyageurs les plus sensibles à la température jugeront qu´il est peut-être plus simple de se munir d´une petite table de conversion Fahrenheit-Celsius ! Sans aller jusqu´à dire que la complexité du climat américain est à l´image de celle du rapport Fahrenheit-Celsius, il est néanmoins évident qu´un pays aux dimensions continentales présente des climats très variés. Pour ne parler que des températures, disons simplement qu´une différence de 40°C entre les températures extrêmes de deux points des Etats–Unis dans la même journée est une chose fréquente, et cela sans prendre en compte les températures polaires de l´Alaska ! Parmi les facteurs expliquant la variété de ces climats, il faut, bien entendu, rappeler l´exceptionnelle extension en latitude que présentent les Etats-Unis : le point le plus au nord de la Nouvelle-Angleterre se situe au niveau du 50e parallèle, alors que le sud de la Floride est proche du tropique du Cancer, au niveau du 25e parallèle. Ces latitudes correspondent à peu près aux emplacements de Bruxelles ou de Prague pour le nord et des îles Canaries ou d´Assouan, en Egypte, pour le sud ! Les reliefs sont un autre élément déterminant les différents climats américains. Tous les grands massifs montagneux des Etats-Unis sont orientés nord-sud. Dès lors, ils forment des obstacles naturels aux influences maritimes, tant pacifiques qu’atlantiques. L´Ouest en donne une illustration frappante : ce sont les hauteurs de la Sierra Nevada qui, en arrêtant les nuages venus du Pacifique, sont responsables du caractère désertique du Grand Bassin, où se situe, entre autres, la Vallée de la Mort. Si la présence de montagnes influe sur le climat, leur absence le fait tout autant. C´est le cas pour les Grandes Plaines où aucun relief élevé n´entrave la circulation nord-sud des masses d´air polaire et tropical. Raison de grands contrastes saisonniers. En effet, alors qu´en hiver l´air froid polaire peut descendre très loin vers le sud, en été, l´air chaud tropical en provenance du Golfe du Mexique remonte très haut vers le nord. Enfin, la présence et la nature des courants marins sont un élément à prendre en compte. Si le Gulf Stream (courant chaud) caresse la Floride, l´essentiel du littoral atlantique américain est, au contraire, refroidi par le courant du Labrador, courant glacé qui descend du Groenland. Ce courant est à l´origine des hivers rigoureux de la côte est-américaine. Côté Pacifique, si l´extrême nord est le domaine du courant d´Alaska et des Aléoutiennes, courant chaud qui réchauffe légèrement le sud de l´Alaska, le reste de la côte ouest est baigné par le courant de Californie, relativement froid. C´est lui qui rafraîchit les étés du littoral occidental. Ces généralités permettent de constituer plusieurs zones climatiques. L´est. Le nord et le centre, jusqu´à Washington, présentent un climat continental humide. Le contraste de température entre l´hiver et l´été est important. Les étés sont chauds - et de plus en plus chauds, au fur et à mesure qu´on descend vers le sud. Par contre, les hivers sont rigoureux. New York, par exemple, connaît en janvier une température moyenne de 0°C. Cela peut surprendre pour une ville maritime, située de plus à la latitude de Naples ! En fait, cela n’a rien étonnant et montre simplement l´influence considérable que peut avoir un courant marin, en l´occurrence le courant glacé du Labrador. Les précipitations, elles, sont assez abondantes avec une pluviosité moyenne de 1 300 mm par an. L´hiver est la saison la plus arrosée. Notons également que cette zone est souvent frappée par de violentes tempêtes de neige, capables de paralyser des villes entières. Au sud de Washington, le climat devient subtropical humide. Il est caractérisé par des hivers très doux et plutôt secs : la température moyenne à Miami peut atteindre 19°C au mois de janvier ! Les étés y sont très chauds et humides, en particulier à proximité du Golfe du Mexique : la pluviosité est d´environ 1 500 mm par an à Miami (alors qu´elle ne dépasse pas 1 000 mm par an à Richmond, au nord de la zone). C´est à l´extrême-sud de la Floride que se situe la ville la plus chaude des Etats-Unis, Key West, qui affiche une température moyenne annuelle de 25,2°C. D´autre part, entre juin et octobre, ces régions de l´est peuvent être atteintes par des cyclones dévastateurs, avec des vents dépassant parfois 300 km/h. Le centre. Si le sud des Grandes Plaines (Midwest) peut être rattaché à la zone subtropicale humide, la continentalité du reste de cette région est nettement marquée. Les variations saisonnières y sont de grande ampleur. C´est ainsi qu´au plein centre de cette zone, on peut avoir des températures moyennes estivales de l´ordre de 30°C alors que la moyenne hivernale descend jusqu’à -10°C. En règle générale, les Grandes Plaines (exceptée la région des Grands Lacs, plus tempérée) ont des étés torrides, pendant lesquels les températures dépassent souvent 30°C. A l´inverse, les régions les plus septentrionales subissent des hivers redoutables où les -20°C sont allègrement franchis. D´autre part, centre et sud, l´été, sont souvent le théâtre d´orages très violents et de tornades meurtrières (parfois à plus de 400 km/h). L´hiver, quant à lui, est propice aux blizzards glacés, qui soufflent dans les Hautes Plaines situées à l´ouest de la région. L´autre élément caractéristique de cette zone est la diminution des précipitations d´est en ouest. Ainsi, alors qu´au pied des Appalaches, la moyenne des précipitations est d´environ 1 300 mm par an, elle n´est plus que de 400 mm par an à l´autre extrémité des Grandes Plaines, à latitude égale. L´ouest. Passées les premières barrières montagneuses des Rocheuses, où règne un climat de montagne, on entre dans la région centrale de l´Ouest américain, caractérisée par des plateaux au climat désertique. Rappelons que ce caractère est en grande partie lié à la présence, à l´ouest de ces plateaux, de chaînes montagneuses assez élevées (Coast Ranges, Cascade Range et Sierra Nevada). En conséquence, cette zone ne reçoit que très peu de précipitations. Record pour l’Arizona : la ville de Yuma est la plus sèche des Etats-Unis, avec une pluviosité de 80mm par an, inférieure à celle de certaines régions sahariennes. C´est également en Arizona qu´on atteint le record de luminosité : Phoenix a un ensoleillement annuel de 3 700 heures, ce qui représente environ 350 jours de soleil par an. Autre record, c´est la Vallée de la Mort, au sud du Nevada, qui détient, avec 56,7°C, la palme de la température la plus élevée aux USA. Un tel niveau de température n´est dépassé que dans le Sahara. Cela n´empêche pas le Grand Bassin de connaître aussi des nuits très froides et des hivers glacés. On notera néanmoins que le désert de Sonora, au sud de l´Arizona, est très réputé pour ses hivers particulièrement doux et ensoleillés, qui ont fait de Phoenix, par exemple, l´une des grandes destinations touristiques hivernales. Avant d´atteindre la côte pacifique proprement dite, il faut s´arrêter un instant sur le beau climat de montagne offert par la Sierra Nevada. Haut-lieu des sports d´hiver, grâce au plus important enneigement des Etats-Unis, cette chaîne montagneuse jouit également d´étés agréables, chauds et ensoleillés. C´est le cas notamment du remarquable lac Tahoe. Situé à 1 897 m d´altitude sur la frontière Californie-Nevada, il est devenu un lieu de vacances couru en toutes saisons. La façade pacifique présente deux types de climat. Le nord de la côte, jusqu´au nord de San Francisco, connaît un climat tempéré, dont la tendance océanique humide est marquée. Les hivers sont doux et les étés frais, mais les différences de température entre ces deux saisons sont faibles : à Seattle, par exemple, les températures moyennes sont de 4°C en janvier et de 18°C en juillet. Cette fraîcheur estivale est liée à la présence du courant marin de Californie (froid). Dans toute cette zone, les précipitations venues du Pacifique sont importantes et augmentent avec l´altitude. Ainsi, dans l´Etat du Washington, au nord, si la pluviosité est de 1 000 mm par an au niveau de la mer, elle approche les 3 000 mm sur les pentes ouest de la chaîne des Cascades ; le record étant détenu par le mont Olympus qui, avec environ 4 000 mm, est le lieu le plus arrosé des Etats-Unis. En descendant vers le sud, le niveau des précipitations décroît, mais atteint encore une moyenne supérieure à 1 500 mm par an à la frontière Oregon-Californie. Au sud de cette zone, en partant de San Francisco, le climat devient méditerranéen. Les hivers sont particulièrement doux : les moyennes de janvier atteignent 10°C à San Francisco et 13°C à Los Angeles. Par contre, dans ces villes littorales, les étés sont assez frais et la température dépend beaucoup de l´influence du courant marin froid de Californie. Très sensible à San Francisco, ce courant y maintient la moyenne des températures estivales aux alentours de 15°C. Los Angeles, de part sa situation en retrait de l´océan, connaît une moyenne estivale de 22°C. A l´intérieur des terres, les étés sont nettement plus chauds. Quant aux précipitations, on peut distinguer, dans presque toute la région, une saison pluvieuse (d´octobre à avril) et une saison sèche (de mai à septembre). Le niveau des pluies décroît énormément en descendant vers le sud, passant de 1 500 mm par an au nord de la zone à 250 mm par an à San Diego, ville située sur la frontière mexicaine.

Géographie

Cadre physique. Après la Russie et le Canada, les Etats-Unis disposent de la troisième superficie du monde. Au contact des océans Atlantique et Pacifique, leur dimension maximale d´est en ouest est de 4 517 km. Du nord au sud, elle est de 2 572 km. Il va de soi qu´un tel pays présente une grande variété de paysages, de climats, ainsi qu’une riche biodiversité. Pourtant, sa géographie physique de base est assez simple. D´est en ouest, on distingue trois ensembles principaux : - le massif des Appalaches, auquel il convient d´adjoindre la plaine côtière atlantique ; - les plaines du centre, appelées Grandes Plaines (Midwest) ; - le système des Montagnes Rocheuses, qui s´étend jusqu´à la côte pacifique. Les Appalaches. Massif montagneux datant de l´ère primaire, les Appalaches parcourent l´est des Etats–Unis sur presque 2 000 km, depuis la frontière canadienne jusqu´à l´Etat de l´Alabama. Leur largeur maximale est d´environ 500 km en Pennsylvanie. La plaine côtière, étroite au nord, s´élargit considérablement vers le sud (où elle constitue la Floride et la plaine du Golfe du Mexique). La côte atlantique, contrastée, propose aussi bien des baies profondes (Chesapeake dans le Maryland) que des paysages marécageux. Les Blue Ridge Mountains sont la partie la plus élevée des Appalaches ; le mont Mitchell, à 2 037 m, est le point culminant de l’est des Etats-Unis. Plus à l’ouest, la Great Valley fut un axe de pénétration important du massif. Puis vient le plateau appalachien, qui s’abaisse progressivement vers les Grandes Plaines centrales. Les Grandes Plaines. Entre les Appalaches et les Rocheuses, le Midwest est un immense bassin plat drainé par le système fluvial du Missouri-Mississippi. Vers l’ouest, les Hautes Plaines peuvent cependant atteindre 2 000 m d’altitude. Du nord au sud, cette région centrale propose plusieurs zones différentes. Au nord, les Grands Lacs (Supérieur, Huron, Michigan, Erié et Ontario ; les deux derniers reliés par les chutes du Niagara) forment la plus grande étendue d’eau douce du monde. Au sud de cette zone, peu marqués, apparaissent des reliefs anciens (Ozark, Boston, Ouachita). Enfin, les Grandes Plaines fusionnent avec la plaine côtière du Golfe du Mexique, constituée par l’immense delta du Mississippi, précédant la côte proprement dite (basse, marécageuse, festonnée). Les Montagnes Rocheuses. L’Ouest américain est, pour l’essentiel, un vaste complexe montagneux : les Montagnes Rocheuses (Rocky Mountains). On distingue d’abord, à l’est, une abrupte barrière montagneuse où de nombreux grands fleuves prennent leur source (Colorado, Columbia, Missouri, Snake River, Yellowstone…). Puis, un ensemble de hauts plateaux (de 1 000 à 3 000 m) constitue la partie centrale des Rocheuses. Le parc de Yellowstone offre une impressionnante image du caractère volcanique du nord-ouest. Le Grand Bassin (Great Basin) occupe la partie médiane de la zone centrale ; au nord de celui-ci, on trouve le Grand Lac Salé ; au sud, la Vallée de la Mort (Death Valley). Il s’agit d’un désert montagneux entaillé de nombreux canyons et présentant une déclivité vertigineuse (de 3 300 m à l’ouest à -86 m du côté de Badwater). La température y est extrême (parfois au-delà de 50°C en été). Au sud de Death Valley s’étend le plateau du Colorado, balafré, en particulier, par les paysages grandioses du Grand Canyon (300 km de long, 15 de large, jusqu’à 2 de profondeur). Il s’agit sans doute de la formation géologique la plus célèbre du monde ! Puis des étagements arides glissent vers le Mexique. Le bord occidental de la zone centrale est dominé par les chaines des Cascades (au nord) et de la Sierra Nevada (au sud). Le point culminant de cette chaine, le mont Whitney, est le plus haut sommet de l’Ouest (le plus haut sommet des USA étant le Mont McKinley, en Alaska, à 6194 m). Entre ces chaines et les Coast Ranges, derniers remparts sur le Pacifique, une région de dépressions et de plaines s’ouvre sur la Grande Vallée de Californie, que ferment au sud les Transverse Ranges, puis les Peninsular Ranges. La baie de San Francisco est la plus notable échancrure des Coast Ranges et met la Grande Vallée de Californie en communication avec la côte. Au sud des Transverses, le bassin de Los Angeles déploie la plus vaste plaine côtière de l’Ouest. On notera également que, de San Francisco à Los Angeles, s’étend la faille de San Andreas, qui, faisant peser la menace du Big One (le grand tremblement de terre), contribue à la légende californienne. Les fleuves. Il y a le Missouri-Mississippi et les autres. Ces deux fleuves en un coulent au milieu du pays, drainant un bassin de 3 220 000 km2 (41% de la surface du territoire américain - à l’exception de l’Alaska et d’Hawaii). Cet ensemble se situe au troisième rang mondial pour la longueur (après le Nil et l’Amazone). Le Mississippi prend sa source au nord du Minnesota, au nord du lac Itasca ; le Missouri, dans les Montagnes Rocheuses. De part et d’autre, Appalaches et Rocheuses donnent naissance à divers cours, liés ou non au complexe Missouri-Mississippi ; Hudson, Potomac, Delaware, Tennessee, par exemple, pour les premières ; Arkansas, Red River, Rio Grande, Colorado, Snake… pour les secondes.

Economie

Malgré les évolutions récentes, l’économie américaine demeure la plus puissante du monde. L’assise des services (80% du PIB et % des actifs) permet de relativiser le danger que représenteraient pour elle les performances des pays émergents en termes de production : l’économie des Etats-Unis est déjà celle d’une société postindustrielle, qui, en dépit de ses faiblesses, possède une sérieuse avance sur ses concurrentes. Premiers exportateurs, premiers importateurs, les Américains contrôlent le commerce mondial (dont le dollar est la monnaie de référence). La production demeure en outre de tout premier rang. L’agriculture (2% du PIB et % des actifs) bénéficie d’espaces favorables, d’une mécanisation poussée et du développement des biotechnologies (semences, par exemple). Le goût de l’innovation technique, appliqué aux richesses minérales du continent, a dès longtemps favorisé l’essor d’une industrie (18% du PIB et % des actifs) souvent hégémonique. D’importantes ressources énergétiques ont porté cet essor : pétrole, gaz naturel, charbon et des fleuves et rivières qui ont permis le développement d’installations hydroélectriques à grandes capacités. Depuis l’incident de la centrale de Three Miles Island en 1979, le nucléaire se cherche. Cependant, les USA étant les plus gros consommateurs d’énergie au monde (plus du quart de l’énergie utilisée), ils sont contraints, pour cette raison et d’autres, d’importer 35% du pétrole dont ils ont besoin. Les liens qui unissent les entreprises et les universités permettent de frayer de nouvelles voies industrielles. On notera également l’importance croissante du développement technique et commercial de l’information et des communications. Quant aux services, ils sont donc la clé du développement ; la banque et la finance, les assurances et la santé, la distribution et le tourisme en sont des pôles majeurs (l’administration, cependant, est le premier employeur du secteur). Ces atouts n’empêchent pourtant pas que 13% des Américains vivent au dessous du seuil de pauvreté et que les disparités sociales soient profondes (en dépit des prolongements du rêve middle class). La récente crise du crédit a dévoilé des fragilités et marqué la nécessité d’un recours à l’Etat fédéral. En résumé, l’Amérique est forte, dynamique, inégalitaire, capable de projection planétaire et, au gré de ses réussites et de ses échecs, donne encore le ton de l’économie mondiale.

Faune & Flore

Faune et flore sont à l’avenant du territoire : abondantes et variées. La forêt est superlative ; si elle couvrait à l’origine la majeure partie des sols, elle en ombrage encore un tiers (6 fois la superficie de la France !). Un exemple pour illustrer le bonheur que représentent ces forêts pour le promeneur observateur : à lui seul, le Great Smoky Mountains National Park (Caroline du Nord-Tennessee) offre plus d’essences que l’Europe tout entière ! Un autre : c’est à la grande diversité des espèces qui constituent la forêt mixte du nord-est que l’ont doit les somptuosités chromatiques de l’été indien. Et que dire des forêts de séquoias géants de Californie ? Ce sont les arbres de tous les records. Le General Sherman Tree est qualifié de « plus grand être vivant sur terre », c’est abusif : d’autres séquoias passent ses 84 mètres… Boréale, mixte, tempérée, tropicale, la forêt est donc la forme majeure de la végétation américaine. Elle cède cependant au relief et au climat. La prairie herbeuse occupe des Grandes Plaines centrales, s’éclaircissant de tall grass en short grass, puis en buffalo grass, au fur et à mesure que les précipitations se précipitent moins. Les plateaux arides du centre des Rocheuses offrent un maquis (le chapparal) ou une steppe d’armoise et de genévriers lorsque l’eau manque. Dans les zones désertiques du sud-ouest, épineux et cactées déploient des stratégies de survie en régime sec. Parfois de façon majestueuse : le cactus saguaro, emblème de l’Arizona, peut mesurer 15 mètres et peser 8 tonnes (désert de Sonora). Par contre, de la mangrove des Everglades, au sud de la Floride, aux bayous de Louisiane, se déploie la luxuriance échevelée de la végétation tropicale. Ces paysages abritent et nourrissent encore élans, wapitis, cerfs, chevaux, chèvres sauvages, mouflons bighorns, ours, loups, coyotes, écureuils, marmottes, castors, chiens de prairie, pumas, couguars, ocelots, caïmans… Que dire des oiseaux ? 350 espèces au Yosemite National Park, en Californie ! On ne citera donc que le pygargue à tête blanche (Bald Eagle) élevé au rang de symbole national. Autre symbole, le bison (Buffalo), exploité de toutes les manières possibles (du divertissement à l’engrais), faillit disparaitre à la fin du XIXe siècle ; on peut cependant, sur certaines routes du Dakota ou du Wyoming, avoir à freiner pour le laisser traverser…
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