Population

4 493 312 habitants (2007).

Langue officielle

Le croate (une langue slave, qui s’écrit avec l’alphabet latin).

Langue parlée

89,6% des locuteurs ont le croate pour langue maternelle. Ensuite, viennent le serbe (4,5%), le bosniaque (0,47%), l’italien (0,44%), le hongrois (0,37%), l’albanais (0,34%)… L’allemand est la langue étrangère la plus pratiquée ; en Istrie, l’italien est commun. La jeune génération parle volontiers l’anglais.

Peuple

La population de l’Etat croate n’est plus tout à fait celle de la Croatie yougoslave. En 2001, les Croates sont 89,6% de l’ensemble, alors qu’ils étaient 78% en 1991. Les Serbes sont en revanche 4,5%, alors qu’ils étaient 12,3% en 1991, et leur nombre a sans doute encore décru. La guerre a fait la part des choses… Ensuite, viennent les Bosniaques (0,47%), les Italiens (0,44%), les Hongrois (0,37%), les Albanais (0,34%)…

Réligion

Les catholiques sont près de 88% et le catholicisme est très lié à l’affirmation de l’identité nationale croate. Les orthodoxes (surtout Serbes) sont 4,4%. Les protestants (Hongrois), 0,3%. Il faut ajouter à cela, 1,3% de musulmans et quelques centaines de juifs. Des concordats encadrent les relations entre les églises et l’Etat, le second assurant aux premières un soutien financier.

Fête Nationale

25 juin : anniversaire de la déclaration d’indépendance de 1991.

Calendrier des Fêtes

1er janvier : Jour de l'an. 6 janvier : Epiphanie. Février : carnavals dans plusieurs villes du pays. Mars-avril : Pâques. 1er mai : fête du Travail. Mai-juin : Fête-Dieu. 22 juin : jour de la Lutte antifasciste. 25 juin : fête nationale. 5 août : jour du Souvenir national. 15 août : Assomption. 8 octobre : jour de l'Indépendance. 1er novembre : Toussaint. 25 décembre : Noël.

Histoire

Les cultures préhistoriques européennes se retrouvent sur l’actuel territoire de la Croatie : Neandertal (Paléolithique moyen), Vinca (Néolithique), La Tène (Second Age du fer)… Puis viennent les Illyriens (d’une langue indo-européenne paléo-balkanique). Les Celtes et les Grecs s’installent également dans la région. Les seconds fondent Korcula et Trogir. En 168 avant JC, c’est le tour des Romains. Pour l’administrer, ils partagent l’Illyrie en Dalmatie (sud et ouest) et Pannonie (nord et est). La Pax romana ayant vécu, voilà les Huns (Ve siècle). Enfin, Byzance reprend la main. Les paysans slaves, eux, arrivent au cours du VIIe siècle. Une poignée de décennies plus tard, ils vont à l’église et se sont constitués en chefferies autonomes. En 879, le Dalmate Trpimir 1er est déclaré dux Chroatorum par le pape Jean VIII. En 925, Tomislav 1er est rex Chroatorum, le standing augmente. Tomislav unit Croatie et Pannonie contre les Bulgares. Mais le pouvoir des Trpimirovic s’effrite. En 1102, le Hongrois Koloman Arpad, le Bibliophile, annexe la « Croatie » à la Hongrie. C’est la féodalité. Rois, grands et petits vassaux, oratores, laboratores et marchands… On n’est pas toujours gagnant au grand jeu diplomatico-militaire européen. Sigismond de Luxembourg, roi de Hongrie, vend la Dalmatie et l’Istrie à Venise en 1409. En outre, face à la poussée ottomane, les Croates sont aux premières loges et doivent, petit à petit, céder des territoires. 1526, après la bataille de Mohács, la Croatie passe aux Habsbourg avec la couronne de Hongrie. La pression turque s’intensifie. Croatie et Slavonie (Pannonie croate) sont transformées en marches militaires. Les temps sont rudes ; pendant la Guerre de Trente Ans (1618-1648), les cavaliers croates au service de l’Empire laissent une trace sanglante dans la mémoire protestante. L’empire ottoman reflue au siècle suivant et celui des Habsbourg peut étendre son administration à la Croatie. L’aristocratie croate sera un soutien important pour Marie-Thérèse d’Autriche (1717-1780). Les chutes de Venise (1797), puis de Napoléon 1er (1815) rendent l’Istrie et la Dalmatie à l’Autriche. Croatie centrale et Slavonie relevant, elles, le la couronne de Hongrie. Le système de double monarchie instauré dans l’empire danubien en 1848 ne va pas dans le sens d’une réunification du monde croate. Pourtant, comme partout en Europe, la nation est à l’ordre du jour et le mouvement illyrien mobilise les esprits. En 1868, la Croatie arrache une courte autonomie à la Hongrie. Après la Première Guerre mondiale, Croatie et Slavonie rejoignent l’Istrie et la Dalmatie dans un Etat des Slovènes, des Croates et des Serbes (29 octobre 1918), dont le gouvernement est à Zagreb. Cet Etat se transformera en Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes (1er décembre 1918), puis en Royaume de Yougoslavie (1929), avec Belgrade pour capitale. Pendant ce temps, l’Italie fait pression et annexe à l’ouest (Istrie et îles adriatiques). Les frustrations croates s’accumulent. Après l’assassinat à Marseille du roi Alexandre 1er (1888-1934), le pays penche vers l’Italie et l’Allemagne. La Croatie se reconstitue à l’intérieur de la Yougoslavie. L’invasion allemande a lieu en 1941. Un « Etat indépendant de Croatie » nait alors sous la direction du parti nationaliste oustachi d’Ante Pavelic (1889-1959). Cette version de la Croatie est à la remorque de l’Allemagne nazie et amputée de l’Istrie et de larges portions de la côte dalmate, concédées à Mussolini. L’histoire de la résistance yougoslave est complexe, mais, à la fin de la guerre, Tito et les communistes ont tiré les marrons du feu. En 1945, la Croatie est intégrée à la République socialiste fédérale de Yougoslavie. Le cadre communiste étant donné, Tito parvient à maintenir des équilibres délicats entre les composants yougoslaves et à retenir les nationalismes sous l’éteignoir. Il parvient également à arracher à Moscou une certaine autonomie et une relative liberté d’action aux marges des blocs. Le littoral dalmate est une destination prisée des estivants des républiques socialistes. Cependant, la mort de Tito, les difficultés économiques et les problèmes inhérents aux sociétés communistes vont permettre que ressurgissent les vieux démons. La Yougoslavie implose pendant que le « Bloc de l’est » se décompose. Les élections de 1990 dans les républiques yougoslaves amènent au pouvoir des majorités indépendantistes (sauf en Serbie et au Monténégro). En 1991, la Krajina, région croate à majorité serbe, fait sécession ; pour parer le coup, la Croatie déclare son indépendance (25 juin). L’armée fédérale (serbo-monténégrine) intervient. Les populations se croisent sur les routes, fuyant les combats et les règlements de compte nationalistes. La purification ethnique est en marche. En janvier 1992, un accord est trouvé entre le Croate Franjo Tudman (1922-1999) et le Serbe Slobodan Milosevic (1941-2006). S’ensuit un précaire cessez-le-feu. Les forces serbes restent présentes sur le territoire croate jusqu’à ce qu’en 1995 l’armée croate, appuyée par les Américains, reprenne possession des territoires contestés (la Slavonie orientale sera pacifiquement réintégrée en 1998). La Croatie entre en convalescence.

Politique

Le président de la République est élu au suffrage universel direct, pour un mandant de 5 ans renouvelable. Il est chef de l’Etat et des forces armées. Il nomme le premier ministre (majorité parlementaire), qui est chargé de la mise en œuvre de la politique nationale. Le parlement (Sabor) est à une chambre : 160 députés, élus pour 4 ans au suffrage universel. Une Cour constitutionnelle statue sur la constitutionnalité des lois. La Cour suprême est la clé de voûte de l’édifice judiciaire. Le processus d’intégration à l’Union Européenne est en cours.

Célébrité

Dioclétien (245-313), empereur romain de 284 à 305. Il était le fils d’un gratte-papier illyrien et accéda au pouvoir par la voie militaire. Il fut le réformateur avisé de l’armée et de la structure administrative de l’empire (le système des diocèses). Il fut également responsable d’une violente persécution du christianisme (303-304). Josip Broz, Tito (1892-1980). Le maréchal de Yougoslavie était un dictateur, qui fit pourtant en sorte que l’on respirât un peu moins mal chez lui que chez ses confrères. Le non-alignement réclamait une structure politique d’un certain rang ; aucune des républiques yougoslaves n’avait, seule, ce rang. Janica Kostelic (née en 1982) est une skieuse d’exception : 4 médailles d’or olympiques (2002 et 2006 : Slalom, Slalom géant, Combiné), 5 titres de championne du monde (2003 et 2005 : Slalom, Combiné, Descente). Parmi les skieuses de sa génération, seule la Suédoise Anja Pärson peut lui être comparée. Alojzije Stepinac (1898-1960) fut archevêque de Zagreb de 1937 à 1960. Condamné sous Tito pour collaboration avec le régime oustachi ; réhabilité et béatifié par Jean-Paul II (1998). Il est emblématique des engagements et des déchirements du catholicisme croate face aux enjeux du siècle. Giovanni Luppis (1813-1875). Cet officier de la marine autrichienne, né à Rijeka, est à l’origine d’une invention qui devait faire couler beaucoup… de bateaux : la torpille. En fait, pour que l’idée primitive de Luppis soit efficace, il fallait l’immerger et la rendre autonome. Cela, on le doit à son collaborateur technique, l’Anglais Robert Whitehead (1823-1905).

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service. Pour les guides, nous vous conseillons 10 euros par jour et par personne. Aux chauffeurs de taxi, 5% du montant de la course. Au restaurant, 10% du montant de l’addition sont dans la norme. Dans les hôtels de standing, 1 euro par bagage au bagagiste. En règle générale, le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie locale : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant.

Achat

On trouve sur les marchés de Split ou de Rijeka quantité d’objets (bols, cuillers, etc.) et de jouets taillés dans le bois. A Hvar, les paysannes font encore de la dentelle aux fuseaux, ainsi qu’à Pag, où l’on vend des napperons aux motifs originaux. Samobor (à l’ouest de Zagreb) est réputée pour son cristal. On peut aussi faire provision de miel et d’essence de lavande sur les îles.

Cuisine

Le pays est un carrefour d’influences et de résistances et cela se retrouve dans sa cuisine. L’empire des Habsbourg a déposé dans le nord l’escalope viennoise, le goulasch, le chou, le paprika, le strudel ; l’Italie, la polenta, les gnocchis, les pâtes ; à l’empire ottoman, on doit le kebab, les böreks, les boulettes… Le sud de la côte adriatique délaisse le saindoux pour l’huile d’olive et des saveurs franchement méditerranéennes. Si la Slavonie est particulièrement charcutière, le cochon est partout ; Istrie et Dalmatie, où règnent les produits de la mer, produisent de délicieux jambons fumés. Les Croates sont généralement carnivores (combien de restauroutes font-ils cuire à la broche cochons ou moutons entiers…) et commencent invariablement leur repas par une soupe. Ils prennent un solide petit déjeuner, puis déjeunent au milieu de l’après-midi, journée continue oblige.

Boisson

En principe, l’eau du robinet est potable ; toutefois, on évitera d’en boire, surtout dans les îles : les standards d’épuration ne sont pas encore tout à fait ceux de l’Union Européenne et un dérangement gastrique est vite attrapé. On trouve partout de l’eau minérale, des sodas, de la bière et des jus de fruits (frais et variés dans les estaminets). Le café traditionnel est turc (avec le marc dans la tasse) ; dans les bars, on le prépare de toutes les façons possibles. Les Croates sont volontiers vignerons. Sur la côte adriatique, ils font des rouges solides (Postup, Dingac, Teran) ; la Slavonie orientale, elle, produit plutôt des blancs (Kutjevacka Grasevina, Rajinski Rizling). Il est très fréquent de mettre de l’eau dans son vin (plate ou gazeuse). Et on n’est pas slave pour rien : l’eau de vie (rakija) est de toutes les rencontres amicales, qu’elle soit de prune (sljivovica) ou de raisin (loza).

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