Situation

Quelque soit l’environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou plus naturel, il est de sa responsabilité de respecter l’endroit qu’il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente le cas échéant les problèmes environnementaux spécifiques au pays concerné. - Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d’infrastructure d’élimination des déchets. Par exemple : les piles et batteries, les médicaments périmés, les sacs plastiques. - La rareté de l’eau est aujourd’hui un problème mondial. Même si le pays visité n’est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. - Dans la plupart des hôtels vous disposerez d’une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n’êtes pas présents dans la chambre. La climatisation n’est d’ailleurs pas forcément absolument nécessaire sous tous les climats. - En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : cueillir des fleurs rares, ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. La Bulgarie en ratifiant le protocole de Kyoto s’est engagée aux cotés des autres Etats signataires à respecter les objectifs de réduction des gaz à effets de serre à l’horizon 2008-2012. Cependant, des sujets comme la protection de l’environnement, le réchauffement climatique ou la responsabilité sociale des entreprises sont encore rarement abordés en politique intérieure en Bulgarie. Fin 2008, la Bulgarie a reçu plusieurs avertissements de la part de la Commission européenne pour non respect de la législation communautaire en matière d'environnement notamment pour l’insuffisance de mesures adoptées pour la gestion des déchets ménagers dans la capitale et pour non respect de la directive concernant les oiseaux sauvages établie dans le cadre du réseau Natura 2000 (mis en place par les pays européens, il inclut des zones à régimes spéciaux de protection et des réserves naturelles. Une législation spéciale a été adoptée pour garantir leur avenir) Pourtant, la collecte des déchets est une pratique ancienne pour les Bulgares. pendant le régime communiste, les élèves avaient l’obligation de collecter du papier, de vieux journaux, du verres et des métaux, pour ensuite les livrer aux entreprises de recyclage en échange de petites sommes d’argent. Cependant après 1989, ces pratiques ont disparues, tout comme les centres de collecte. Depuis début 2008, on voit apparaître de temps à autre des informations liées à cette problématique. Des conteneurs de couleurs vives (jaune, vert et bleu) ont été installés pour le tri sélectif dans les villes du pays, mais les actions d’information grand public n’ont pas réellement suivies. De façon générale, bien que des campagnes de sensibilisation existent comme celle intitulée « sauvons un arbre » auprès des écoliers, elles restent encore peu nombreuses. Par ailleurs, le développement urbain, la construction d’hôtels et de villages touristiques en grands nombres dans les régions côtières de la Mer Noire ont des impacts néfastes sur la biodiversité de la Bulgarie. C’est ce qui a conduit à la création du réseau écologique Natura 2000, qui d’ailleurs a dû faire face à de nombreuses contestations de la part d’ONG, de citoyens, en particulier des propriétaires terriens du littoral, le motif étant le frein au développement économique. Cependant, la sensibilisation de l’opinion publique aux questions de protection de l’environnement et du réchauffement climatique s’accroît peu à peu, en témoigne le nombre croissant d’ONG engagées en faveur de la protection de l’environnement. Malgré les difficultés que rencontre la Bulgarie à mettre en place des mesures en faveur de la protection de l’environnement, plusieurs accords environnementaux internationaux ont été signé comme, la Convention sur la protection de la Mer Noire; la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue portée; la Convention sur la diversité biologique; la Convention sur les zones humides d’importance internationale; la Convention sur la sécurité nucléaire; le Protocole de Kyoto, adopté en 1997 et entré en vigueur en 2002.

Utile

Contactez un spécialiste de la Bulgarie