Situation

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à l’Australie. – Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. – La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. – Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. – En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. L’Australie subit de plein fouet les effets du réchauffement climatique (certains scientifiques estimant que l’île-continent y serait tout particulièrement sensible). Début 2009, des incendies gigantesques ont ravagé le sud-est du pays, du fait de la sècheresse. Des prévisions annoncent même la disparition d’une grande partie de la surface agricole d’ici 2050. La Grande Barrière de corail serait également menacée à brève échéance. Contre le réchauffement, un « corridor climatique » a été mis en place ; il s’agit d’une zone entretenue de forêts et de couverts végétaux destinée à garantir la survie des animaux sauvages lors de leurs migrations. Le paysage australien n’a jamais cessé de se modifier. Les cultures sur brûlis des aborigènes ont eu un premier impact, puis les colons ont mis en culture pour leur compte de nombreux espaces. Urbanisation, industrie et agriculture industrielle ont provoqué la pollution des sols et des cours d’eau. Plusieurs espèces végétales et animales ont été, accidentellement ou intentionnellement, introduites en Australie et présentent une menace pour la faune et la flore endémiques. Plus d’une vingtaine d’espèces végétales allogènes ont été répertoriées comme néfastes. 60 espèces végétales endémiques ont, elles, disparu depuis les années 60. Plus d’un millier sont menacées. Pour enrayer ce processus, les autorités ont mis en place parcs nationaux et réserves. Certains sites étant classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Récemment, deux initiatives ont marqué une nette volonté d’action dans ce domaine : la création de Landcare, une organisation permettant aux particuliers de réagir face aux problèmes écologiques, et l’investissement, pour la préservation des espaces naturels, de 2,5 milliards de dollars australiens via le National Heritage Trust Fund. L’énergie renouvelable, une agriculture durable et une bonne gestion de l’eau sont au cœur des nouvelles préoccupations environnementales australiennes. L’élection, en 2007, d’un premier ministre sensible à ces questions a d’ores et déjà permis deux avancées majeures : l’Australie a signé le protocole de Kyoto et un label a été mis en place, qui certifie la gestion « green » des lieux de séjour et d’hébergement. L’écusson « ECO Certified Tourism » répond à des critères rigoureux et fait l’objet d’un contrôle annuel.

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