Le Gabon, dernier Éden africain ? - Le Mag Voyageurs du Monde

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Le Gabon, dernier Éden africain ?

Publié 21 janv. 2026

Écrit par MARION OSMONT

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À l’écart des grandes routes touristiques, le Gabon s’impose comme un territoire à part. Petit pays d’Afrique équatoriale par la taille, immense par la densité de ses paysages et l’intégrité de ses écosystèmes, il déploie une mosaïque de paysages parmi les plus préservés de la planète. Forêts primaires aux arbres géants, lagunes scintillantes ourlées de mangroves, plages vierges battues par l’Atlantique, savanes littorales parcourues par les vents, fleuves puissants charriant une eau sombre et lente : le Gabon concentre, sur un territoire encore largement intact, une diversité de milieux rare à cette échelle. Avec pas moins de treize parcs nationaux couvrant 11 % du territoire, le pays a fait le choix de la conservation, ouvrant progressivement ses espaces à un écotourisme exigeant.

 

Un monde en vert

Plus encore que pour ses animaux emblématiques ou ses paysages spectaculaires, on vient au Gabon pour sa forêt – une forêt qui couvre près de 90 % du territoire : dès que l’on quitte le littoral, elle s’impose, dense et enveloppante.

C’est dans cette forêt que le botaniste Francis Hallé, infatigable explorateur du vivant, récemment disparu, mena l’une des premières missions du Radeau des Cimes. Cette plateforme suspendue au-dessus de la canopée permit, pour la première fois, d’observer la forêt depuis son sommet – là où se concentre l’essentiel de la biodiversité, rarement documentée depuis le sol. Marcher aujourd’hui sous ces arbres géants, c’est éprouver concrètement ce que Francis Hallé n’a cessé de démontrer : la forêt équatoriale est « le milieu le plus vivant du monde ».

@Richard McManus/Getty Images

 

Parc de Loango, entre forêt et Atlantique

À 300 kilomètres au sud de Libreville, le parc national de Loango incarne à lui seul la singularité gabonaise. On le rejoint après un voyage déjà initiatique : quarante minutes de vol jusqu’à Port-Gentil, plusieurs heures de bateau à travers lagunes et chenaux, puis une longue piste sablonneuse qui s’enfonce dans la végétation. Un voyage dans le voyage, où l’on quitte progressivement le monde connecté pour pénétrer dans une nature brute.

Sur 1 550 km², le parc déploie une mosaïque d’écosystèmes rares et spectaculaires. L’océan Atlantique y borde des plages rectilignes, basses et infinies, régulièrement citées parmi les plus belles du monde. À l’arrière s’étendent des lagunes ourlées de palétuviers, des savanes côtières ouvertes, puis des forêts secondaires denses et sombres.

Loango protège près de 10 000 espèces de plantes tropicales, dont 30 % sont endémiques. La faune abonde et surprend : panthères, buffles des forêts, hippopotames, gorilles et autres grands singes évoluent dans une proximité rare.  Et dans la lagune d’Iguéla, crocodiles et barracudas glissent sous la surface sombre, tandis que les oiseaux migrateurs ponctuent le ciel de leurs silhouettes.

Mais ce sont d’autres scènes improbables qui font la renommée du parc : sur les plages, des éléphants de forêt à la peau sombre marchent lentement sur le sable, tandis que des hippopotames se baignent dans les vagues claires de l’océan. Au large, de juillet à septembre, se concentre la plus grande population de baleines à bosse du continent après l’Afrique du Sud. Et de novembre à mars, les plages deviennent un théâtre nocturne grandiose : les tortues luths, pouvant peser jusqu’à 900 kilos, viennent y pondre leurs œufs. Le Gabon est aujourd’hui le premier site de nidification de l’espèce en Afrique. 

@ Droits Réservés

 

Parc de la Lopé, le temps long du paysage 

À 400 kilomètres à l’est de Libreville, le parc national de la Lopé ouvre une autre lecture du territoire gabonais. Plus ancien parc du pays, classé au patrimoine mondial de l’Unesco en 2007, il s’étend sur près de 5 000 km² et protège l’un des paysages culturels les plus singuliers d’Afrique centrale.

Ici, la forêt équatoriale dialogue avec la savane dans une alternance lisible, façonnée par des millénaires de variations climatiques. Clairières herbeuses, collines boisées, rivières sinueuses et massifs forestiers dessinent un paysage ancien, presque archétypal. Le mont Brazza, perché à près de 500 mètres d’altitude, se détache au milieu des hautes herbes et de la latérite rouge.

La Lopé est aussi un lieu de mémoire humaine. Les fouilles archéologiques y ont mis au jour peintures rupestres et outils de pierre taillée, attestant d’une présence humaine continue depuis près de 400 000 ans. Le site constitue un jalon majeur dans l’histoire des premières occupations humaines du continent africain.

La faune y est plus discrète qu’à Loango, mais tout aussi exceptionnelle. Le parc abrite l’une des plus fortes densités de primates au monde. Gorilles des plaines de l’Ouest, mandrills aux couleurs vives se déplaçant en troupes de plusieurs centaines d’individus, chimpanzés aux comportements si proches de ceux de l’homme : tous participent à cette impression de proximité avec un monde ancien, où l’homme n’est qu’un acteur parmi d’autres. La Lopé raconte le temps long, celui de la Terre et des sociétés humaines. 

 

Parc de Pongara, l’estuaire comme horizon 

Depuis Libreville, une traversée en bateau suffit pour rejoindre le parc national de Pongara. Créé sur une superficie de 922 km² sur la rive sud de l’estuaire du Gabon, Pongara renferme un ensemble de milieux humides côtiers parmi les mieux préservés du pays. Mangroves labyrinthiques, plages océanes battues par les vagues, savanes ondoyantes et forêts humides forment un ensemble d’une étonnante harmonie.

Pongara protège les plus vastes surfaces de mangrove du Gabon, véritables nurseries pour les poissons et refuge pour une avifaune abondante. À la tombée de la nuit, les tortues marines viennent y pondre, dans un silence seulement troublé par le ressac. Le contraste avec l’agitation de la capitale toute proche renforce le sentiment de privilège. Au nord du parc, Pointe-Denis déroule ses plages infinies face à l’estuaire du Komo. L’océan et le fleuve se rencontrent, mêlant leurs eaux dans une lumière changeante. Le sable blanc s’étire à perte de vue, ponctué de palmiers solitaires.

@ Ralph Messi/Unsplash

 

Parc de l’Ivindo, la puissance du fleuve

Au cœur du Gabon, loin du littoral, le parc national de l’Ivindo s’organise autour d’un axe unique et souverain : le fleuve. L’Ivindo structure le parc et en conditionne profondément les paysages, les circulations et la vie. Sur près de 300 000 hectares, un réseau dense de rivières d’eau noire irrigue les forêts humides, dessinant une géographie mouvante faite d’anses silencieuses, de rapides serrés et de chutes spectaculaires.

La navigation s’y fait lentement, principalement en pirogue, au fil d’un couloir végétal dense où les berges semblent se refermer sur l’eau avant de s’ouvrir sur des clairières ponctuelles où apparaissent villages et faune arboricole. Dans les frondaisons, singes, calaos et colobes accompagnent le voyage, silhouettes furtives dans un décor de feuillages superposés.

Les chutes de Kongou constituent l’élément majeur du site. Sur plusieurs centaines de mètres, le fleuve y franchit un seuil rocheux, se brisant en une succession de rapides et de cascades parmi les plus impressionnants d’Afrique centrale. 

@ Gleb Ivanov/Getty Images

 

Photographie de couverture : @ Richard McManus/Getty Images

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