Polynésie

La Polynésie : le voyage d'une vie

La Polynésie : le voyage d'une vie

Quand le rêve devient réalité… difficile de l’abandonner. Bercé d’île en île, d’archipel en archipel, on aimerait ne jamais se réveiller. Témoignage.


“ Après 22 heures de vol, dans un demi-sommeil, je suis accueillie  au son du ukulélé, enivré par le parfum des fleurs de tiaré à poser sur mon oreille.  Dès le lendemain, décollage pour Moorea. Le coucou s’ébroue dans un boucan d’enfer pour se poser au paradis dix minutes plus tard. L’île est un immense jardin, où il fait bon flâner à vélo, envoûté par la variété des paysages et la nonchalante joie de vivre des habitants. Dans une roulotte, restaurant ambulant qui ne paie pas de mine, je goûte au fameux poisson cru à la tahitienne, un délice ! Douceur prolongée à l’Hélène Spa, par un massage enchanteur à la pulpe de coco. Départ pour Rurutu, dans les Australes.

surfeur de Polynésie

Le petit aéroport résonne de rires et de retrouvailles. La pension d’Yves est posée entre la montagne et une grande plage de sable blanc. Rurutu l’authentique livre peu à peu ses secrets : ceux des grottes, des coutumes ancestrales, de la pêche à la langouste et de la culture du taro ou des pamplemousses. Ajoutez l’accueil des habitants et le charme devient irrésistible. Il faut pourtant s’envoler vers Raïatea, retrouver les bijoux en nacre et les jolis “ tifaifais ” (sorte de patchwork) des mamas. Goûter les gousses de vanille de Mamie Jeanne. Dans le bungalow, avec vue sur lagon, le vent qui s’infiltre à travers les rideaux blancs invite à la sieste, mais je choisis l’exploration du nord de l’île. On y découvre le marae royal de Taputapuatea, trésor archéologique de l’Ile Sacrée. Tel Indiana Jones, je poursuis par une descente de rivière en canoë.   

belle arbre de polynésie

Tahaa m’attend. 45 minutes de traversée me porte dans les bras de cette île vanillée. Rendez-vous à l’hôtel, bercé entre le calme du lagon et les vagues de l’océan. Baignade sous l’œil des poissons multicolores, cavalcade sur fond de lagon, mots doux sur le motu. Première nuit sur pilotis. Le romantisme gagne même la baignoire, remplie de pétales de fleurs. Impossible d’ignorer l’appel de Bora-Bora. Au son du ukulélé, hypnotisé par le déhanchement des vahinés, on craque forcément pour “ la perle du Pacifique”, le mythe du lagon. Un patchwork de bleus inimitables, à déguster en pirogue, en kayak, avec masque et tuba. Malgré les fonds sous-marins appauvris, les nombreux hôtels et un tourisme omniprésent, l’île protégée par le Mont Otemanu, reste magique.

perles de Fakarava

L’envie d’authenticité reprend le dessus. Cap sur Rangiroa. Sur cette île où rien ne pousse, Norbert a planté quelques bungalows. Une pension familiale typique pour une autre approche de la Polynésie. D’un coup de bateau-taxi on part visiter le village animé de Tiputa. Discussions avec les locaux puis rencontre avec les poissons du gigantesque lagon. Enfin, visite d’une ferme pour y choisir sa perle, un moment précieux aux Tuamotu. Dîner arrosé d’un vin de l’île. Dernière étape : Tikehau. Après une visite de Tuherahera, village du bout du monde coquet et fleuri, direction la jetée. Embarquement pour le motu Tiano, un grain de beauté perdu dans l’océan. Les plages de sable rose, l’eau transparente, la course des piroguiers sont les dernières images de volupté que la Polynésie imprime à mon esprit. L’heure du retour a sonné mais je refuse de me réveiller. ”

Raiatea

 

 

Photographies

VERONIQUE DURRUTY