Islande

10 spots irréels à voir en Islande

10 spots irréels à voir en Islande

1

Mælifell

Un volcan au cœur du désert

C’est dans le désert infini et sauvage de Mælifellssandur, vaste champ de cendres noires, que se dresse le cône volcanique de Mælifell (682 m), majestueuse pyramide basaltique recouverte d’une mousse aux tons vert vif surnaturels. Au sud, les contreforts de l'immense glacier Mýrdalsjökull remplissent l’horizon. Au nord, on aperçoit les montagnes de la région de Fjallabak. Le site, qui combine si intensément noir, vert et blanc, est illustré dans l’ouvrage La Terre vue du ciel de Yann Arthus-Bertrand.

Getty Images

2

Kirkjufell

La « montagne église »

Sur la côte nord de la péninsule de Snæfellsnes, le mont Kirkjufell et son enfilade de cascades (Kirkjufellsfoss) constituent un véritable symbole de l'Islande - et l’un des sites les plus photographiés du pays. Pieds dans l’eau, le Kirkjufell se détache d’un paysage sauvage constitué de coulées de lave nivelées par l’érosion et recouvertes d’herbe et de mousse, ou de neige en hiver. Pour peu qu’une aurore boréale ou qu’un arc-en-ciel vienne sublimer le décor... L’ascension du Kirkjufell (1h30 aller, idem au retour) n’est conseillée qu’aux randonneurs expérimentés et prudents. 

Oliver Taylor

3

Seljavellir (ou Seljavallalaug)

La plus ancienne source chaude

Construit en 1923 sur le versant sud du volcan-glacier Eyjafjallajökull, comme perdu au milieu de nulle part, ce bassin de 28m de long et 10m de large est alimenté par une source chaude naturelle qui maintient ses eaux autour de 30-34°C. Suite à l’éruption de 2010, la piscine a été ensevelie sous une épaisse couche de cendres. Il a fallu plus d’un an aux paysans de la région pour la nettoyer et lui redonner son aspect d’antan. Pour s'y rendre : depuis Reykjavik, suivre la route n°1 vers le sud en direction de Vik et tourner à gauche sur la route 242 en direction de Raufarfell, jusqu'au bout de la route. Du parking, il faut compter une vingtaine de minutes de marche (facile, même si ça grimpe un peu, et qu’il faut traverser la rivière à gué) pour rejoindre la piscine.

4

Les cratères de Laki (ou Lakagígar)

Vestiges de la plus grave éruption du pays

Intégré au parc national de Skaftafell, le secteur du Laki désigne une immense faille de 25 km de long jonchée de plus de 130 cratères, formée à la fin du XVIIIe siècle suite à l’éruption considérée comme la plus importante des temps historiques. Entre 1783 et 1784, près de 15 milliards de m3 de lave se déversèrent sur la zone, recouvrant plus de 550 km². Les gaz toxiques qui s’échappèrent détruisirent les fermes et le bétail, entraînant la disparition de plus de 20% de la population islandaise. Ce secteur à la beauté chaotique époustouflante, accessible aux véhicules 4x4 uniquement, est constellé de dunes de sable noir et de tunnels de lave.

Getty Images

5

Mjóifjördur

Le fjord qui se mérite

Ce fjord méconnu est pourtant l’un des plus magnifiques et sauvages d’Islande, et compte parmi les joyaux des fjords de l’Est. Flanqué de falaises et de cascades spectaculaires, de collines verdoyantes et de poissons sautant hors de l’eau gelée, le « fjord étroit » se mérite : la route pour y accéder n’est pas asphaltée, et prend du temps (certaines épingles à cheveux sont très raides). A l’arrivée, le spectacle est saisissant de calme et de beauté. Un harenguier rouillé échoué sur la plage et quelques rares habitations finissent le décor. Les alentours du fjord offrent quelques belles randonnées.

Fotolia

6

Lónsöræfi

Dans le sud-est de l’Islande, cette réserve isolée et peu fréquentée est un véritable éden pour les marcheurs expérimentés. 320 km² de montagnes de rhyolite aux teintes rougeoyantes, lagunes glaciaires, vallées profondes... peuplés seulement de quelques troupeaux de moutons et de rennes. Les randonnées de cette région sont difficiles et réservées aux trekkeurs aguerris ; l’assistance d’un guide de montagne est même recommandée. La seule route de la réserve est une piste cahoteuse de 25 km, qui ne convient là encore qu’aux conducteurs expérimentés au volant d’une Super-Jeep.  

Getty Images

7

Ljótipollur

Le plus grand cratère explosif d’Islande

Le mal nommé Ljótipollur (« affreuse mare » - le site est pourtant d’une beauté saisissante !) s’est formé suite à une importante explosion due à la rencontre de magma et d’eau sous la surface, qui a laissé derrière elle ce cratère long de 1,5 km et large de 800 m. Le chemin jusqu’au cratère traverse de superbes paysages de déserts de téphras, coulées de lave, marécages et glaciers accidentés. A l’arrivée, la vue embrasse les massifs de Landmannalaugar, et les flancs rouge vif du cratère plongent dans une eau d’un bleu éclatant.

Karnholz

8

Le lac Langisjór

La « mer intérieure »

Entre montagnes et glaciers, le lac Langisjór s’étire sur plus de 20 km au milieu de paysages minéraux où règne un silence absolu. L’eau, limpide, oscille entre le turquoise et le bleu profond selon le temps. L’ascension du mont Sveinstindur voisin offre l’une des plus belles vues de montagne du pays, étirée sur une grande distance, et dévoilant notamment le volcan Hekla, les cratères de Laki, des champs de lave, la calotte glaciaire du Vatnajökull et enfin (et surtout) le splendide lac longiligne de Langisjór.

Bertrand Jouanne

9

Aldeyjarfoss

La cascade du Vieil Homme

Comme pour les chutes de Godafoss, c’est la rivière Skjálfandafljót, qui provient du glacier de Vatnajökull, qui est ici précipitée de plus de 20 mètres de hauteur. L’eau se déverse dans une gorge étroite, bordée d’un magnifique collier d’orgues basaltiques. Pas question d’y piquer une tête, non seulement du fait de la température très basse de l’eau mais aussi et surtout de son bouillonnement qui s’accompagne d’un fort grondement. Le débit de la cascade est relativement constant au fil des saisons, sauf peut-être en hiver lorsque le rideau s’épaissit et crée d’autres petites chutes voisines. L’eau oscille entre le blanc de l’écume, le bleu profond lorsque le débit est moins puissant, et le brun menaçant qui suit la fonte des neiges.  

10

Hornbjarg

Les falaises du bout du monde

A l’extrême nord des fjords du nord-ouest, la réserve naturelle de Hornstrandir est située à la limite du cercle polaire. Complètement isolée du reste de l’île, on n’y accède qu’en bateau. La pointe nord de la réserve déploie des falaises majestueuses parmi les plus hautes d’Islande, notamment celles de Hornbjarg (534 m), peuplées de milliers d’oiseaux (macareux moines, guillemots et autres mouettes) et terrain de prédilection du renard polaire. Les vues depuis les falaises sont particulièrement exceptionnelles.  

Agust Atlason

Automne-Hiver

Vacance N°8

A travers grands reportages, rencontres, interviews et photos inspirantes, le magazine de Voyageurs du Monde vous invite à la découverte de l’envers du monde.