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Parce que c'est un immense petit pays

Un triangle niché à la pointe sud du Brésil, comme coincé sous l’aile de l’Argentine : entre ces deux géants, l'Uruguay semble minuscule. Il s’est pourtant construit une identité immense. Point de hautes montagnes ni de métropole électrique : les lignes douces de ses collines, l’appel de sa pampa, son littoral pour surfeurs et son tempérament aimable forment un tout séduisant. Les Uruguayens constituent sa véritable richesse : passionnés de théâtre et de foot, généreux à l'image de leurs gargantuesques parrilladas (assiettes de bœuf), chaleureux et toujours près à partager un maté, la boisson nationale, ils semblent ignorer le stress.
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Pour Montevideo la nonchalante

Posée en face des gratte-ciels de Buenos Aires, Montevideo s’est construite des influences espagnoles, italiennes et Art déco. C’est une ville de nonchalance, joyeuse et classée parmi les plus sûres du monde. On se perd dans les rues étroites de la vieille ville, on écume les foisonnants marchés, on se balade dans l’air du soir sur la longue rambla, on refait le monde pendant des heures dans les cafés littéraires et l’on cède au charme de cette capitale provinciale.
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Pour son parfum d'exil

La gastronomie uruguayenne, nourrie de pasta italienne, de churros espagnols et de saucisses allemandes, témoigne du caractère hybride de sa population. En 1900, 30 % des habitants étaient nés à l'étranger, tandis que Montevideo s’est composée pour plus de la moitié d’une population débarquée d’Europe au XIXe siècle. Né en 1884 dans une famille, comme tant d’autres, arrivée du pays basque, le poète français Jules Supervielle ne cessa de chérir l’Uruguay. Lautréamont qui célébrait « Montevideo la coquette » ou Jules Laforgue sont également nés sur cette terre d’exil, qui vibre au son de la poésie française et de la guitare espagnole. C’est peut-être ce qui lui vaut son ouverture d’esprit : l’Uruguay a fait partie des premiers à légaliser le cannabis et à choisir le mariage pour tous.
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Faire la fete a Punta del Este

Après les explorateurs du XVIe siècle, ce sont les riches Argentins qui découvrirent, à la fin des années 40, ce Monaco du bout du monde, et en ont fait l’un des spots les plus glamour d’Amérique latine. Depuis, la cité balnéaire n’a cessé de s’étendre, prenant des airs de petit Miami pour devenir le rendez-vous de la jet-set internationale. Golfs, yacht-clubs, hôtels de luxe et fiesta à tous les étages. Les vrais riches préfèrent, à trente minutes de là, le charme du discret village José Ignacio, ses maisons au chic minimaliste et ses fêtes sur le mode hippie smart. En remontant sur la côte, la réserve de Cabo Polonio dévoile ses drôles de rochers émoussés et sa colonie de lions de mer. Puis les lagunes naturelles de la province de Rocha réservent d’autres délices, une palmeraie, des étendues infinies de sable fin, des plages vierges et du vent : le paradis des surfeurs.
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Suivre l'ombre du Gaucho

Les Uruguayens s’amusent à rappeler que leur pays compte 11 millions de bovins pour 3,5 millions d’habitants : Dès que l’on tourne le dos à l’océan s’amorcent les doux plis de la Pampa. L’interminable campagne où galopent les chevaux est le monde des fiers gauchos. Une terre vierge de constructions et de circulation, le règne des nuits claires que les hommes au chapeau de feutre noir et au verbe rare arpentent sans fin, au rythme du bétail. D’une estancia à l’autre, ils vous invitent à tâter de leur monde à cheval ou en jeep, pour partager un temps ce souffle d’immensité.
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