Situation

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à Singapour. – Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. – La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. – Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. – En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. Même si Singapour est souvent considérée comme un exemple à suivre en matière de développement, l’intérêt du pays pour les « énergies vertes » est récent. En effet, à partir des années 80, le gouvernement s’est appliqué à faire de l’île une plateforme pétrochimique stratégique. Aujourd’hui, ce ne sont pas moins de 90 compagnies du secteur, installées sur l’île artificielle de Jurong, qui font de Singapour le 3e centre de raffinage pétrolier au monde et la 1ère place de négoce des hydrocarbures d’Asie. Récemment, constatant l’accélération du réchauffement climatique et redoutant un ralentissement de la croissance économique à cause, notamment, des faibles ressources énergétiques du pays, le gouvernement a mis en place une série de mesures visant à faire de Singapour une cité exemplaire en matière de développement durable. Dès 1992, on a lancé le Singapore Green Plan, programme gouvernemental liant développement social, économique et écologique : réduction des émissions de carbone (-25% à l’horizon 2012 par rapport au niveau de 1990), réduction de la consommation d’eau par habitant, amélioration des services de gestion des déchets, etc. A l’instar de ce qui avait été amorcé, il y a une trentaine d’années, pour promouvoir le secteur biomédical, les autorités tentent désormais d’équiper l’île d’infrastructures de pointe et de former une main-d’œuvre qualifiée pour répondre aux futurs besoins des industries du secteur des « nouvelles technologies de l’énergie » (NTE). Pour ce faire d’importants investissements de recherche et développement sont consentis par l’Etat et les entreprises.