Situation

Quel que soit l’environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou plus naturel, il est de sa responsabilité de respecter l’endroit qu’il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques aux Philippines. - Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d’infrastructure d’élimination des déchets. Par exemple : les piles et batteries, les médicaments périmés, les sacs plastiques. - La rareté de l’eau est aujourd’hui un problème mondial. Même si le pays visité n’est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. - Dans la plupart des hôtels vous disposerez d’une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n’êtes pas présents dans la chambre. La climatisation n’est d’ailleurs pas forcément absolument nécessaire sous tous les climats. - En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : cueillir des fleurs rares, ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. Dans l’ensemble, les perspectives environnementales sont sombres. La déforestation a réduit les forêts primaires à 8% de leur étendue d’origine, détruisant les écosystèmes et les milieux de vie traditionnels. L’érosion des sols est désormais spectaculaire (50% de la couche fertile auraient disparu ces 10 dernières années). La faune et la flore sont dangereusement menacées. La surpêche et des pratiques destructrices ravagent les milieux marins. Des pollutions diverses affectent les eaux douces. 40% des déchets solides ne sont ni collectés, ni traités. La pression démographique, l’industrialisation, l’urbanisation, une exploitation anarchique des ressources naturelles, le manque de volonté politique contribuent à l’effondrement environnemental du pays, désormais classé parmi les plus menacés de la planète. Manille est l’une des cinq villes les plus polluées du monde. Toutefois, les autorités commencent à prendre conscience du problème. Concernant l’exploitation forestière et le commerce des bois, un régime juridique plus contraignant qu’auparavant est mis en place. Les Philippines ont signé la Convention sur la biodiversité (1992), le Protocole de Kyoto (1997), l’Accord international sur les bois tropicaux (1983) et se sont dotées d’un Ministère de l’environnement et des ressources naturelles. Community Based Forest Management est un programme qui entend rendre aux acteurs traditionnels locaux la maîtrise de la gestion forestière, en leur apportant en particulier un soutien juridique. Des succès ponctuels sont obtenus, qui n’ont cependant pas encore d’impact au niveau national. De nombreuses ONG travaillent sur place à divers programmes de conservation et de développement. Certaines municipalités ont mis en place des procédures de traitement des déchets. Les impératifs du tourisme vert sont pris en compte dans quelques régions côtières.
Contactez un spécialiste des Philippines