Situation

Quel que soit l’environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou plus naturel, il est de sa responsabilité de respecter l’endroit qu’il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente le cas échéant les problèmes environnementaux spécifiques au pays concerné. - Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d’infrastructure d’élimination des déchets. Par exemple : les piles et batteries, les médicaments périmés, les sacs plastiques. - La rareté de l’eau est aujourd’hui un problème mondial. Même si le pays visité n’est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. - Dans la plupart des hôtels vous disposerez d’une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n’êtes pas présents dans la chambre. La climatisation n’est d’ailleurs pas forcément absolument nécessaire sous tous les climats. - En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : cueillir des fleurs rares, ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. En juillet 2008, la Nouvelle Calédonie a vu une partie de ses récifs coralliens et de ses écosystèmes s’inscrire au patrimoine mondial de l’UNESCO. En tout, six sites de la couronne récifale de la nouvelle Calédonie y ont été inscrits soit environ 15 000 km² sur un total de 23 000km². Son récif est le deuxième plus grand au monde après celui de l’Australie. L’environnement néo-calédonien est l’un des plus riches du monde, mais selon les scientifiques on en connaitrait seulement 20%. Différentes actions sont menées pour promouvoir la maîtrise de l’énergie et le développement des énergies renouvelables avec comme priorités : la filière solaire thermique, l’accompagnement du développement des énergies renouvelables, l’énergie éolienne et autres énergies renouvelables. Cependant, même si une partie des écosystèmes coralliens calédoniens figure au patrimoine mondial, elle cohabite avec une industrie minière polluante et peu encadrée. Le 1er avril 2009, une usine de traitement de nickel a eu une fuite d’acide sulfurique. Des centaines de poissons et de crustacés en sont mort. Suite à cela la province Sud de la Nouvelle Calédonie a ordonné par arrêté la suspension pour 6 à 8 semaines de 80% des installations de l’usine métallurgique responsable de la population. Juste avant cette catastrophe, en janvier 2009 plus de 2000 colonies coralliennes ont été déménagées pour être réimplantées dans des zones éloignées des pollutions industrielles. Ces colonies sont délogées au marteau et au burin, remontent à la surface puis sont entreposés dans des caisses pour être replantés à distance sur les fonds marins. Il arrive que ces coraux soient cimentés pour mieux se fixer. Sur certains endroits, on a constaté que 90% des coraux ont survécu à l’opération et se sont même développés. C’est pourquoi, à 450 km au nord, le troisième groupe minier mondial Xstrata à lui aussi financé en juillet 2008 un autre projet de transplantations coralliennes. Au final, ces scientifiques à la main verte réussissent à reconstruire un paysage corallien presque identique à celui de l’état naturel. La Nouvelle-Calédonie, malgré des potentiels en énergies renouvelables dépend à 80% des énergies fossiles pour sa production d'électricité. Dans les dix prochaines années, la majorité des centrales électriques au fuel seront remplacées par des centrales à charbon, énergie fossile et non renouvelable mais le coût est relativement stable et sa mise en œuvre s’est optimisée grâce aux progrès technologiques. Le gouvernement prévoit également la part de production d’électricité à base d’énergies renouvelables. Un parc éolien de 45 mégawatts d’électricité devra voir le jour en 2015.
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