Ah ! le Népal, ses sommets enneigés, ses vallées heureuses, ses torrents impétueux, ses réserves luxuriantes, son peuple bigarré délicieusement accueillant. Le plus beau pays du monde très probablement. Vous en ramènerez des images à tout jamais fixées dans votre mémoire. Précautionneux que nous sommes chez Voyageurs il nous faut juste vous donner quelques conseils pour rendre votre voyage encore plus inoubliable.

Loin d’être rabat-joie il s’agit d’être informé. Alors certes vous aurez bien votre passeport valable 6 mois après la date de retour, une photo d’identité (5 ou 6 en cas de trek pour les permis), et... 25 USD pour le visa d’entrée. (euros acceptés). Votre premier contact avec le Népal ne sera pas glamour : embouteillages, pollution, détritus, le quotidien d’une grande ville comme Katmandou. Heureusement qu’il y a les temples. Ils sont partout. D’ailleurs ce pays est religieux ou ne serait pas. L’hindouisme, en syncrétisme avec le bouddhisme, se décline sous toutes ses formes avec festivals et fêtes à gogo. Et autant de jours fériés dont les Népalais sont friands. Ajoutez les grèves récemment découvertes et très populaires et vous avez un pays moyennement productif, c’est un euphémisme… D’ailleurs la plus grosse industrie locale est l’aide internationale. Les ONG pullulent, toutes obédiences confondues. À propos de temples : on les contourne par la gauche et dans le sens des aiguilles d’une montre. On ne se sert pas de la main gauche pour donner quelque chose à un Népalais. Malheureux gauchers prévoyez un training avant le départ. Ceci étant on ne vous en voudra pas forcément, les Népalais sont compréhensifs. C’est un peuple adorable, les gens sont amicaux, curieux de vous. Tout le monde ou presque parle assez d’anglais pour comprendre le touriste. Certes les plus intéressés sont les sadhous, ces prêtres bariolées et barbus, ayez toujours quelques roupies dans la poche histoire de desserrer l’étau. On trouve des distributeurs de billets partout à Katmandou et Pokhara, évidemment pas dans les vallées reculées ou en montagne. Le pourboire est une institution. Un guide, bien que très honnêtement payé par nous, s’attend à 10usd/jour/personne. Le double si on grimpe en montagne. D’ailleurs tout est plus cher en fonction de l’altitude : eau, nourriture, acheminés à dos d’homme. Un porteur en randonnée ou en trek “vaut“ 5 à 8 usd/jour. Évoquant l’altitude parlons précautions. Boire de l’alcool, manger lourd vous feront des misères, pompant frénétiquement sur votre cœur. Soyez ascète vous vivrez mieux les hauts plateaux. Ramenez tous vos détritus en France ! Vous aurez l’occasion de voir que ce pays en détient suffisamment. Il n’y a pas d’usine d’incinération au Népal, ni même de traitement d’eau. La seule construite a grand renfort d’aide internationale (encore elle) n’a jamais ouvert : les voisins prétendant qu’elle va puer. Toutes les eaux usées s’en vont et finissent tôt ou tard dans le Gange. (Toujours envie d’un bain purificateur à Bénarès?). Se laver souvent les mains fait partie du minimum minimorum (apporter un flacon d’antibactérien est une bonne idée). Les habituels médicaments contre la diarrhée sont à mettre dans sa poche, et non dans la valise. Vous rencontrerez probablement de vieux hippies restés là depuis les années 70. Fumer du haschich est interdit, sauf un jour par an : pendant le festival de Shiravati où c’est parfaitement légal ! Le reste du temps le touriste est une bonne proie pour les policiers. Le prendre fumant prohibé peut leur rapporter facilement 100 USD, un magot ! Car il paiera pour éviter une prison dont on imagine le confort. Évidemment il n’y a pas de reçu puisque le policier, si aimable, prendra sur lui pour arranger le pauvre Occidental. Exit le revival sur les chemins de Katmandou.

Côté pratique pensez à amener de vieilles chaussettes (chaudes) pour visiter les temples. On se déchausse à l’entrée. Tenue correcte de rigueur, évidemment. Anecdote : les Népalais s’étonnent du laisser-aller vestimentaire des étrangers. Pour eux, étant riche, (l’étranger est obligatoirement riche à l’aune d’un pays pauvre) on est forcément bien habillé. Le raisonnement se défend.

Nanti de ses conseils il ne vous reste plus qu’à vivre une puja dans un monastère bouddhiste, acheter des drapeaux à prières que vous ferez bénir par un moine avant de les planter lors d’une randonnée, goûter à la cuisine tibétaine, au thé au beurre salé ou au burger... de buffle.

Admirer le lever de soleil sur l’Annapurna, qui vaut tous les voyages du monde !

Que ces conseils de voyagiste mère-poule ne vous intimident pas : vous allez vivre des moments exceptionnels, vous retrouver dans des paysages somptueux, rencontrer un peuple d’une gentillesse rare.

En somme faire un très beau voyage