La civilisation maya qui s'est développée dans presque tout le Guatemala actuel, est apparue environ 1 000 ans avant l'ère chrétienne. Le conquistador Pedro de Alvarado, détruit et soumet brutalement les peuples mayas d'Amérique centrale entre 1523 et 1527. Le Guatemala s'émancipe de l'autorité espagnole en 1821, faisant alors partie du Mexique. Une guerre éclate de 1838 à 1840, à travers laquelle le Guatemala acquiert son territoire actuel.

Aujourd’hui, 40% à 55% des habitants sont d'ascendance maya. Les Garifunas, seuls noirs du continent américain qui n'aient jamais connu l'esclavage, dont l’histoire officielle assure qu'ils sont les descendants des rescapés du naufrage d'un navire négrier, représentent 2% de la population. Les catholiques représentent entre 50 et 60 % de la population, mais de nombreux éléments des traditions locales y ont été introduits pour former ce que l'on appelle maintenant un syncrétisme maya. Environ 40% des Guatémaltèques sont protestants et près de 1% pratique toujours la religion ancestrale maya. La monnaie guatémaltèque, le quetzal, fait référence à l’oiseau sacré dont les Mayas utilisaient les longues plumes de la queue comme monnaie; il a été introduit en 1925, en remplacement du peso. Jusqu'en 1979, il était indexé sur le dollar US. Moins poétique que les plumes, il se compose de pièces de 1, 5, 10, 25, 50 centavos et 1 quetzal, et de billets de 50 centavos et 1, 5, 10, 20, 50 et 100 quetzales.

1 langue officielle : l'espagnol, que tous les indigènes ne comprennent pas. Depuis les accords de paix de 12/1996, la Constitution est disponible dans les 4 langues les plus parlées après l'espagnol : le quiché, le mam, le cakchiquel et le kekchi, et des documents officiels sont traduits dans certaines des 23 langues autochtones : l’Achí – 86 000 locuteurs , l’Aguacateco - 18 000 locuteurs, le Cakchiquel - 452 900 locuteurs, le Chortí - 30 000 locuteurs, le Chuj – 22 000 locuteurs, l’Itzá - 1 800 locuteurs, l’Ixil - 69 000 locuteurs, le Jacalteco – 89 000 locuteurs, le Kanjobal – 78 000 locuteurs, le Kekchí - 400 000 locuteurs, le Mam – 361 000 locuteurs, le Nebajixil -35 000 locuteurs, le Pokomam - 49 000 locuteurs, le Poqomchi' - 50 000 locuteurs, le Quiché - 2 000 000 locuteurs, le Sacapulteco – 37 000 locuteurs, le Sipacapense - 8 000 locuteurs, le Tacaneco - 20 000 locuteurs, le Tectiteco – 1 000 locuteurs, le Tzutujil – 84 000 locuteurs, l’Uspanteko - 3 000 locuteurs, le Yucatec - 2 000 locuteurs. Certaines langues sont en danger ou récemment disparues comme le Chicomuceltec qui avait 100 locuteurs en 1982.

Les garifuna comptent 17 000 locuteurs.

L'écriture maya ne possédait pas d'alphabet, On a jusqu'à présent identifié plus de 800 glyphes différents.

Le calendrier maya comportait différents cycles utilisés soit séparément, soit de manière concomitante. le tzolk'in, « année » non numérotée de 260 jours, à caractère divinatoire et religieux ; le haab, « année vague » non numérotée de 365 jours, à caractère civil ; le compte long, ou décompte des jours sur une période d'environ 5125 ans (soit 13 baktunob : 1 845 000 jours) 5127 ans pour le cycle actuel, destiné à la datation des événements historiques (successions, batailles), qui se subdivisait en : kin,1 jour, uinal, période de 20 kinob (20 jours), tun, période de 18 uinalob, soit environ 1 an (360 jours), katun, période de 20 tunob, soit environ 20 ans (7 200 jours),  baktun, période de 20 katunob, soit environ 394 ans (144 000 jours), pictun, période de 20 baktunob, soit environ 7885 ans (2 880 000 jours), calabtun, période de 20 pictunob, soit environ 157 700 ans (57 600 000 jours), kinchiltun période de 20 calabtunob, soit environ 3 millions d'années (1 152 000 000 jours), et alautun, période de 20 kinchiltunob soit environ 63 millions d'années (23 040 000 000 jours). Le nombre 20 apparaît fréquemment dans le calendrier, car les Mayas utilisaient un système de numération en base 20.