Capitale

Kiev.

PIB

En 2009, 2 430 dollars US par habitant (France, 36 614 dollars US par habitant).

Point culminant

Le mont Hoverla, 2 061 mètres (Carpates).

Superficie

603 628 km², soit environ 1,1 fois la France.

Climat

L’Ukraine connait un hiver rigoureux, mais plus court et un peu moins froid qu’en Russie. De fin novembre à début avril, les températures sont généralement négatives (entre -1° et -15°). Kiev est sous la neige une centaine de jours (pour 150 à Moscou, par exemple). Plus on remonte vers le nord et l’est (ouverts aux vents polaires), plus le froid est intense. Sur les rivages de la mer Noire, les moyennes hivernales sont plus clémentes, un peu supérieures à 0°. Au printemps, avril-mai, les températures remontent vite (14° à Kiev, 18° à Odessa…). L’été, assez chaud (de 26° à 28°), dure jusqu’à fin septembre. On se baigne alors dans la mer Noire. Juin et juillet sont les mois les plus arrosés.

Géographie

L’Ukraine est frontalière de la Biélorussie et de la Russie (au nord et à l’est), de la Pologne, de la Slovaquie, de la Hongrie, de la Roumanie et de la Moldavie (à l’ouest). Au sud, elle est bordée par la mer Noire et par la mer d’Azov. C’est pour l’essentiel une plaine de 1 000 km sur 600, sans accidents topographiques notables autres que les vallées fluviales conduisant à la mer Noire (Dniepr, Boug) et de brefs reliefs dans l’ouest et en Crimée. Les montagnes occidentales (ancienne Ruthénie subcarpatique) sont une portion de l’arc carpatique, on y trouve le plus haut sommet du pays. L’autre massif, qui culmine à un peu plus de 1 500 m, forme l’épine dorsale de la Crimée. Celle-ci est une vaste presqu’île (26 081 km²), reliée au continent par l’isthme de Perekop. Sa côte sud-est est bordée de plages que surplombent les hauteurs spectaculaires du Yayla Dagh ; cette « riviera » ukrainienne fut pendant la période soviétique un lieu de villégiature recherché. La côte de la mer Noire est plate et longée par des marais ou des étangs. Pour le reste, quelques 500 000 km², l’Ukraine est constituée d’un glacis de plateaux bas et de collines écrasées.

Economie

La situation de l’Ukraine est très dégradée, mais pas désespérée. La désintégration de l’URSS a posé d’importants problèmes, non résolus à ce jour, de rééquilibrage économique. Les années 2000 ont cependant vu le retour de la croissance. Grâce au tchernozem (« terre noire » fertile), le pays a été, depuis l’époque impériale, la grande plaine céréalière (blé, maïs, orge…) de l’Europe orientale. A cela se sont ajoutés les oléagineux : soja, colza, tournesol. Il s’est, parallèlement, développé un élevage important, très malmené par les changements récents (à l’exception du porc et de la volaille, qui connaissent un développement important). La déstructuration de l’agriculture dans les années 90 n’est pas encore surmontée et sa remise en route est l’un des chantiers majeurs de tout gouvernement. A la grande base houillère du Donbass, on peut associer, entre autres, le fer de Kryvyï Rih / Krivoï-Rog (près de Dnipropetrovsk) et de Kertch (est de la Crimée), le manganèse de Nikopol (sur le Dniepr), la bauxite de Marioupol… L’industrie minière est toutefois à la recherche d’un second souffle. Par contre, la sidérurgie connait une vraie embellie (l’Ukraine était le 7e producteur mondial d’acier en 2005) que peut illustrer la puissance du complexe ArcelorMittal de Kryvyï Rih : 8 millions de tonnes d’acier annuelles. Les industries chimiques, mécaniques et de haute technologie peuvent sérieusement envisager un avenir meilleur. L’armement reste dynamique. La question énergétique est épineuse. Les réserves d’hydrocarbures sont en voie d’épuisement. Les tensions avec les Russes autour de la question du transit gazier récurrentes. La réalité de l’indépendance de l’Ukraine se jouera en partie là-dessus. L’Ukraine a rejoint l’OMC en 2008. Pour tenter de consolider et d’accélérer les réformes, le FMI accorde régulièrement des prêts à Kiev. Le pays a été durement touché par la crise financière de 2008-2009. Structure du PIB (2008) : agriculture, 9% ; industrie, 32% ; services, 59%.

Faune & Flore

Dotée de l’un des sols les plus fertiles du monde l’Ukraine est depuis longtemps mise en culture. La moitié de sa surface est couverte de céréales, d’oléagineux, de betterave à sucre… A cela s’adjoignent d’immenses pâturages. Les portions de steppe ou de forêt (dans les Carpates, en particulier) sont congrues ; on y trouve des chênes, des ormes, des bouleaux, des érables, des pins, des aulnes, des peupliers, des saules, des hêtres ; l’épicéa et le sapin sont assez présents dans le nord. Ces espaces abritent le renard corsac, le loup, la martre, le chat sauvage, le cerf, le sanglier, le chevreuil, l’élan, le lynx, le castor, le putois… Et ce qu’ils mangent. Des fleuves et des rivières importants, de nombreux lacs et marais nourrissent des perches, des carpes, des brochets, des sterlets (Acipenser ruthenus, l’esturgeon de Sibérie), des carassins… Les deux dernières espèces demandant des mesures de protection énergiques. Parmi les oiseaux citons l’Aigle des steppes, la Bécassine sourde, le Bihoreau gris, la Fauvette des jardins, le Goéland pontique, le Grand Tétras, le Hibou moyen-duc, le Loriot d’Europe, la Perdrix de Daourie, la Sarcelle d’hiver…

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