Situation

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à l’Ukraine. – Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. – La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. – Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. – En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. L’Ukraine dispose d’un réseau non négligeable de parcs et réserves naturels. Le parc national Shats’kyi est classé réserve de biosphère (UNESCO) ; il est situé dans la région de Volyn (dans le nord-ouest du pays) où l’on trouve rivières, lacs, landes, forêts mixtes. Le parc national de Desnyano-Starogutskyi, au nord, à la frontière russe, offre le contraste de forêts de pins et de la végétation du bassin inondable de la Desna. Le parc national de Yavorivskyi, dans la région de Lviv, est caractéristique des formations de forêt-steppe : chêne, aulne… Askaniya-Nova, au sud, oblast de Kherson, est réserve de biosphère et protège une steppe unique de graminées (fétuques, stipes…). La réserve de biosphère des Carpates orientales (écosystèmes d’altitude, entre 200 et 2 000 m) est gérée par l’Ukraine, la Pologne et la Slovaquie ; les forêts primaires de hêtre (Ukraine et Slovaquie) y sont l’objet d’une attention particulière. Le parc national Karpats’kyi est une partie de cet ensemble. Au sud de la Crimée, sur la mer Noire, la réserve forestière de Yalta se distingue par sa flore (pins de Crimée, genévriers, hêtres, charmes, chênes…) et de spectaculaires curiosités géologiques. Réserves de biosphère encore les parcs Chornomors’kyi, au sud-est d’Odessa, nettement ornithologique, et Dunaiskii, au nord du delta du Danube. Cela ne doit pas faire oublier une situation d’ensemble qui n’est guère brillante. Selon l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), les dépôts et décharges militaires, dont quatre sites d’enfouissement de résidus radioactifs, réclament une réhabilitation urgente. Le laxisme règne en maître dans la gestion des déchets industriels (39% des eaux usées seraient gravement polluées par l’industrie lourde…). Les normes strictes imposées par l’Union Européenne aux pays adhérents ont provoqué d’importants transferts de déchets en provenance de Slovaquie et de Hongrie. Quant au site de Tchernobyl (à un peu plus de 100 km de Kiev, près de la frontière biélorusse), il bénéficie d’un traitement international. Une zone interdite de trente kilomètres de rayon a été circonscrite autour de la centrale, ainsi qu’une zone « interdite d’habitation », d’un rayon de cent kilomètres. Des travaux sont en cours pour améliorer et sécuriser le confinement du réacteur accidenté (Arche de Tchernobyl). L’ONU a mis en place en 2003 un programme pour la réduction des effets à long terme de la catastrophe et le développement durable des zones touchées (Chernobyl Recovery and Development Programme).

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