Population

2 050 289 habitants (2009).

Langue officielle

Le slovène (c’est une langue slave, que l’on écrit avec l’alphabet latin).

Langue parlée

88% des habitants du pays ont pour langue maternelle l’une des 7 variétés de slovène (toutes mutuellement intelligibles). Mais on parle encore le croate (2,8%), le serbe (1,6%), le bosniaque (1,6%), voire le « serbo-croate » (1,8%). L’italien (0,2%) et l’allemand (0,1%) sont résiduels comme langues de Slovénie, mais ont encore une réelle influence culturelle et se pratiquent dans le domaine économique et commercial. Plus largement, les échanges internationaux (et touristiques) se font en anglais international.

Peuple

La Slovénie reconnait trois minorités nationales : les Italiens (au sud-ouest), les Hongrois (au nord-est) et les Tziganes (ici et là). Aucune de ces communautés n’a une grande importance numérique ; les Hongrois étaient 7 713 en 2002, les Tziganes 3 834 et les Italiens 3 762. Les autres groupes non slovènes sont considérés comme des populations immigrantes.

Réligion

Les catholiques sont majoritaires (57% des Slovènes), puis viennent les orthodoxes (2,5%), les musulmans (un peu moins de 2%), d’origine bosniaque ou albanaise, les luthériens (1%)…

Fête Nationale

25 juin : anniversaire de la déclaration d’indépendance de 1991.

Calendrier des Fêtes

1er et 2 janvier : Nouvel An. 8 février : jour de la Culture slovène. Marc-avril : Pâques. 27 avril : fête de la Libération. 1er et 2 mai : fête du Travail. 25 juin : fête nationale. 15 août : Assomption. 31 octobre : fête de la Réforme. 1er novembre : Toussaint. 25 décembre : Noël. 26 décembre : jour de l’Indépendance.

Histoire

Lorsque Rome s’établit dans l’actuelle Slovénie, au cours du 1er siècle, cela fait 200 ans que les légions se castagnent avec les Illyriens et les Celtes installés dans le coin. Pour assurer son contrôle, l’Empire fonde des villes : Celeia (Celje), Emona (Ljubljana), Nauportus (Vrhnika)… Il impose également un découpage administratif (et fiscal) ; le territoire « slovène » relève donc des provinces de Dalmatie, Norique et Pannonie. Au milieu du VIe siècle, des tribus slaves de Moravie commencent à émigrer vers le sud, à travers les Karavanke. Le retrait des Lombards de Pannonie vers l’occident libère des espaces, dont vont profiter les Slaves et leurs maîtres Avars. A la fin du siècle, ils parviennent dans les Alpes juliennes. On se frotte rudement aux tribus germaniques. A partir de 623, Samo, un Franc, aurait créé une unité slave et se serait opposé aux Germains, aux Lombards et aux Avars. Ce « front slave » ne survit pas à son fondateur et, dès les années 660, les ponts sont rompus entre Slaves méridionaux et Slaves occidentaux. Un duché slave de Carantanie se forme alors, dont le territoire correspond aux Carinthie autrichienne et slovène d’aujourd’hui. Il est intégré à l’empire carolingien et à la chrétienté en 745. Un petit siècle plus tard, il entre dans les possessions de Louis le Germanique (806-876), petit fils de Charlemagne. Avec les duchés de Carniole et de Styrie, il tombe ensuite dans l’escarcelle du Saint Empire romain germanique (975). La gestation slovène se fait dans le cadre de la civilisation féodale européenne. La période suivante (du XIVe siècle à 1918) est à l’épreuve des Habsbourg d’Autriche. A l’exception du Prekmurje, que se disputent longtemps Turcs et Hongrois, les duchés slovènes dépendent d’eux. La noblesse se germanise. Le peuple paysan, lui, en revanche, défend son identité slave. Par les armes, au besoin (grandes révoltes de 1515, 1573, 1635, 1713). La Réforme va le soutenir dans son combat. Des publications en slovène voient le jour, dont une traduction de la Bible (1584). La reconquête catholique, au XVIIe, siècle ne remettra pas en cause le fondement de la culture slovène : la langue. C’est sur elle que vont s’appuyer les intellectuels du XIXe siècle. Ils la normalisent et en font le socle de la nation : régularité et identité, la pensée politique romantique est à l’œuvre. Muni de cet instrument qui gouverne l’intelligence de l’histoire, on réclame l’autonomie. Ce qu’obtient le duché de Carinthie. Ailleurs, les Slovènes bénéficient de droits culturels reconnus par l’Empire. Tout cela s’effondre sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale. En 1918, les Slovènes sont partie prenante dans la constitution du Royaume des Slovènes, des Croates et des Serbes, qui va devenir la Yougoslavie (1929). En 1941, le pays est partagé entre l’Allemagne, l’Italie et la Hongrie. Puisqu’on y est, la Croatie collaborationniste d’Ante Pavelic en prend un petit bout. La résistance communiste se heurte à la Garde nationale slovène (Slovensko domobranstvo) inféodée à Berlin. A la fin de la guerre, les partisans communistes triomphent. La Slovénie intègre la République socialiste fédérale de Yougoslavie et se ménage un accès à la mer (1947). La mise en place du communisme se fait sans ménagements ni états d’âme. Après la rupture avec l’URSS (1948), Tito parvient à maintenir une relative autonomie yougoslave à la limite des blocs et un délicat équilibre interne. Qui ne lui survivra pas. Dans les années quatre-vingt, les sentiments nationaux prennent un tour politique dans toutes les républiques yougoslaves. Avec la chute de l’Union Soviétique, la boîte de Pandore est ouverte. Le 23 décembre 1990, les Slovènes plébiscitent l’indépendance (88%) ; celle-ci est déclarée le 25 juillet de l’année suivante. S’ensuit une guerre de onze jours. La détermination slovène fait reculer la Serbo-Yougoslavie de Slobodan Milosevic. Le nouvel Etat se ménage rapidement un statut international : membre de l’ONU (1992), de l’Union Européenne et de l’OTAN (2004), de la zone euro (2007).

Politique

La République de Slovénie est régie par la Constitution de 1991. C’est une république parlementaire. Le président, chef de l’Etat, est élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans. Il nomme le premier ministre (majorité parlementaire), qui constitue le gouvernement ; celui-ci devra obtenir un vote de confiance au Parlement. Voilà pour l’exécutif. Le pouvoir législatif est détenu par le Parlement, à deux chambres : l’Assemblée nationale (Drzavni zbor) à 90 députés élus pour 4 ans ; le Conseil national (Drzavni svet), 40 membres élus pour 5 ans. En tant que telles, les minorités ethniques italienne et hongroise ont chacune un député à l’Assemblée nationale. Cette assemblée élit également les juges à la Cour suprême et à la Cour constitutionnelle.

Célébrité

Vladimir Bartol (1903-1967) fait partie des écrivains entomologistes (comme Nabokov) et militaires (comme Vigny). On lui doit également l’introduction de la psychanalyse en Yougoslavie. Alamut, son grand roman sur la secte des assassins, publié en 1938, est le biais qui lui permit de s’attaquer à Hitler et à Staline. Il lui vaut une renommée mondiale. France Preseren (1800-1849) fait partie des écrivains juristes (comme Kafka) et alcooliques (comme Jaroslav Hasek, Dylan Thomas, Paul Verlaine et bien d’autres). Ce fut un grand poète romantique, dont les accents mélancoliques surent ne pas sombrer dans la mièvrerie et rester dignes. Ses compatriotes vénèrent également en lui un ardent patriotisme. Laibach (né en 1980), du nom allemand de Ljubljana, est un groupe indus slovène. Aux prises avec les ombres de la Yougoslavie et les rigueurs du capitalisme autant qu’avec ses machines, il est l’une des références incontournables de la jeune scène culturelle du pays. Pour se faire une idée de la chose, on pourra écouter l’album Krst Pod Triglavom. Leon Stukelj (1898-1999), gymnaste, est une icône du sport slovène. Médaillé d’or aux JO de 1924 (concours général individuel et barre fixe) et à ceux de 1928 (anneaux), il fut également plusieurs fois champion du monde (anneaux, barres parallèles, barre fixe). Les bras, les jambes, mais aussi la tête : il devint, après sa carrière sportive, un juriste distingué. Jurij Dalmatin (1547-1589) est le père du slovène littéraire. En effet, la traduction que ce pasteur protestant donna de la Bible (Bibilija, tu je vse svetu pismu stariga inu noviga testamenta, slovenski tolmacena skuzi Jurija Dalmatina - 1584) est une étape capitale, peut-être l’étape capitale, dans la constitution de la langue nationale. Edvard Kardelj (1910-1979) est l’homme derrière Tito. Membre fondateur du Parti communiste de Slovénie, il fut par la suite le théoricien de la voie yougoslave vers le socialisme. On lui doit en particulier l’idée d’autogestion ouvrière. Son influence est certaine sur la Constitution de 1974 qui permit la reconstitution de centres de décision politique dans les républiques fédérées.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service. Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, l´équivalent de 1,5 ou 2 euros par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides. En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…) les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du lieu : le prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant.

Achat

Les principales productions artisanales sont la dentelle, les ustensiles et objets décoratifs en bois, le fer forgé et le cristal. Les poteries noires du Prekmurje sont très recherchées. Mais on peut aussi sacrifier aux produits de bouche : charcuteries, miel, vins et alcools…

Cuisine

A table, on se sent à la croisée des chemins. Le gibier et les poissons d’eau douce (truite, barbeau, carpe, brochet, sandre, etc.) font le fonds « naturel » de la cuisine slovène mais, à cela, doivent s’ajouter des préparations héritées de tous ceux qui ont eu affaire au pays. Des Italiens, on a retenu les gnocchis, la polenta, les raviolis, la pizza… A l’Autriche-Hongrie, on doit l’escalope viennoise (dite « du Danube »), le knödel (boule de pâte fourrée à la viande ou aux fruits), le goulasch, le strudel. Plus proprement balkaniques sont les böreks, cevapcici (des rouleaux de viande bœuf-porc, que l’on mange grillés et avec des oignons), les salades composées… Tout cela est en général précédé d’une soupe (légumes, champignons) ou d’un bouillon (de bœuf, de poule, de légumes…). Des pâtisseries ? Belokranjska povitica, par exemple, un gâteau feuilleté au fromage blanc.

Boisson

On trouve sans problème de l’eau minérale en bouteille. Ou bien de la bière (omniprésente), des sodas (omniprésents), du thé… Le café slovène a bénéficié de l’influence italienne. Mais, surtout, les Slovènes sont viticulteurs et font du vin aux quatre coins du pays. Sur les plateaux calcaires de Primorska (ouest), par exemple, on trouve le cépage Refosco, dont on fait le Teran, un rouge de très belle tenue. Dans l’est, en Podravje, ce sont des blancs liquoreux. Le Cvicek de Basse-Carniole (Dolenjska), un vin rouge léger et un peu acide, est une appellation reconnue par l’Union Européenne. Au rayon eaux de vie, on a l’embarras du choix : prune, genièvre, abricot, poire…

Utile

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