Situation

Quel que soit l’environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou plus naturel, il est de sa responsabilité de respecter l’endroit qu’il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente le cas échéant les problèmes environnementaux spécifiques au pays concerné. - Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d’infrastructure d’élimination des déchets. Par exemple : les piles et batteries, les médicaments périmés, les sacs plastiques. - La rareté de l’eau est aujourd’hui un problème mondial. Même si le pays visité n’est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. - Dans la plupart des hôtels vous disposerez d’une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n’êtes pas présents dans la chambre. La climatisation n’est d’ailleurs pas forcément absolument nécessaire sous tous les climats. - En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : cueillir des fleurs rares, ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. Le Sénégal, pays de l’Afrique sub-saharienne présente une importante façade maritime à l’ouest, côté océan atlantique. Le pays traverse actuellement une crise qui est le résultat de la surexploitation des ressources halieutiques ainsi que de la dégradation des écosystèmes marins. La commune de Malika (non loin du littoral au nord de Dakar) s’est équipée de dunes de sables et d’une bande de filaos qui lui permettent de lutter contre l’érosion marine. Mais depuis plus de 20 ans, du sable marin est extrait de façon démesurée. L’extraction progressive de ce sable fait avancer le niveau de la mer qui petit à petit détruit la haie de filaos. De nombreuses infrastructures ont les pieds dans l’eau car les filaos qui bordaient la mer sont presque entièrement noyés. Les hôtels et les écoles ne sont pas épargnés. Si la montée des eaux continue, c’est presque la totalité de la commune de Malika qui risque de disparaitre sous les eaux. C’est pourquoi l’état doit vite réagir et replanter des arbres tout le long du littoral pour limiter au maximum l’avancée de la mer. Le Sénégal a récemment fait appel à l’aide internationale, avec le soutient de la commission océanographique intergouvernementale. Cette commission va permettre de promouvoir les échanges entres les acteurs nationaux du secteur de la mer et contribuer à la sensibilisation des enjeux des océans pour le développement maritime des pays côtiers de l’Afrique de l’ouest. L’économie du Sénégal dépend des forêts, des pâturages et des terres de cultures qui sont menacées de dégradation. L’agriculture représente 70% de l´activité de la population, 75% des familles à faible revenu sont des ruraux et 60% des ruraux sont pauvres. Le ministère de l’Energie sénégalais a annoncé officiellement que le Sénégal misait sur l’énergie renouvelable pour diminuer son indépendance. En 2002, un barrage de 200 MW a vu le jour á Manantali. Ce barrage fait parti du projet « Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal » OMVS. Cette organisation a pour objectifs le développement de l’agriculture irriguée, la production d’énergie et la navigation.
Contactez un spécialiste du Sénégal