Capitale

Panama

PIB

5.000 € par habitant (France 26 000 €)

Point culminant

Le Baru culmine à 3475 mètres.

Superficie

78 200 km².

Climat

Le Panama possède un climat dit "tropical". On y distingue deux saisons, dont la saison sèche, qui s’étend de décembre à avril et est appelée "verano" (été). Mars et avril constituent les mois où il fait généralement le plus chaud. Ensuite la saison pluvieuse, qui s’étend elle de mai a novembre. Les Panaméens appellent cette saison humide "invierno" (hiver). A ne pas confondre avec l’hiver nord-américain ou européen. Au Panama, les courbes de températures demeurent relativement constantes. Les écarts de température sont liés à l’altitude. Sur les côtes, le mercure grimpe régulièrement à plus de 35°C. Plus on s’élève en altitude et plus les températures deviennent fraîches.

Géographie

Le Panama est coupé dans sa longueur par plusieurs chaînes montagneuses. La sierra de Tabasara pénètre dans le pays par l'ouest. Son altitude moyenne est de 1525 mètres, et son plus haut sommet, le Baru, un volcan éteint, atteint 3475 mètres. A l'est du canal, la cordillère de San Blas et la serranía del Darién, plus basses, ont une altitude moyenne de 915 mètres environ et sont presque entièrement situées à l'intérieur du pays. La région comprise entre les deux systèmes montagneux est formée de collines de 100 à 450 mètres d'altitude, ainsi que de vallées fertiles bien arrosées et de plaines. Elle est entièrement couverte de forêts denses et surmontées de crêtes, d'arrêtes et, par endroits, de plaines et de hauts plateaux. Depuis les deux chaînes se déversent environ 325 rivières et cours d'eaux qui rejoignent le Pacifique et 150 qui descendent jusqu'à la mer des Caraïbes. Le principal fleuve est le Tuira, qui se jette dans le golfe de San Miguel, sur la côte pacifique. Un autre grand fleuve, le Chagres, qui prend sa source dans le centre du pays, a été barré pour former le lac Gatun, qui communique avec le canal de Panama. La bande étroite (90 kilomètres au minimum) que forme le Panama s'élargit au centre sud dans la péninsule d'Azuero, qui ferme le golfe de Panama. Celui-ci abrite l'archipel des Perles, qui est constitué d'une centaine de petites îles d'une superficie totale de 1165 km². Le Panama est divisé en neuf provinces et un territoire spécial, Comarca de San Blas. La capitale, Panama, compte environ 950 000 habitants, suivie par Colón (140 000 habitants), à l'extrémité nord du canal de Panamá, et David (102 500 habitants), ville agricole située près de la frontière du Costa Rica.

Economie

La principale source de revenus du pays provient du canal, retrocédé par les américains en 2000. La zone franche de Colon, la deuxième du monde après celle de Hong Kong, est une des assises de l'économie du pays, ainsi que le système des pavillons de complaisance qui assure au Panama d'importants revenus et en fait le deuxième pays du monde pour l'importance de la flotte. Seul un tiers des habitants dispose d'un véritable travail salarié. Le reste de la population travaille dans l'agriculture de subsistance, le secteur informel, ou est au chômage. Environ 8% du territoire panaméen est consacré à l'agriculture. Les principales cultures sont la banane, la banane plantain, la canne à sucre, le riz, le maïs et le café. La forêt panaméenne produit divers types de bois, en particulier de l'acajou. De grandes plantations, généralement dirigées par des sociétés nord-américaines, produisent des bananes, de la canne à sucre et du cacao.

Faune & Flore

Les milieux climatiques variés et son ouverture sur les deux océans Atlantique et Pacifique confère au pays une grande richesse de faune et de flore. Comme souvent dans cette partie du monde, une large part de ces espèces animales et végétales est endémique. Parmi les animaux vivant au Panama, on peut nommer l'aigle harpie, un des rapaces les plus puissants au monde (devenu oiseau national), le coati, mammifère de taille moyenne dotée d'une longue queue, ou bien encore l'iguane que tout le monde connaît. Concernant les végétaux, le Panama abrite de nombreuses mangroves où se développent comme nulle part ailleurs des écosystèmes très riches. Elles permettent également de ralentir l'érosion des terres. S'agissant des centaines espèces de plantes et d'arbres présentes au Panama, deux d'entre elles ont une importance toute particulière. En premier lieu l'orchidée blanche, symbole du pays, puis le ceiba, arbre jadis vénéré par le peuple Maya qui continue d'impressionner ceux qui le croisent par son aspect très singulier.