Population

27 670 558 habitants (2009).

Langue officielle

Le népali (famille indo-européenne ; écrit avec l’alpha-syllabaire dévanagari).

Langue parlée

Au Népal, on parle 93 langues de la famille sino-tibétaine et 26 langues de la famille indo-européenne ; à quoi il faut ajouter 2 langues austro-asiatiques (le santali et le mundari) et 1 langue dravidienne (le kurux népali). Les langues indo-européennes sont les plus parlées (86% des locuteurs) : népali, 43% ; maithili, 9,5% ; bhojpouri, 6%... Les deux premières langues sino-tibétaines sont le newari (3%) et le tamang de l’est (2,6%). L’anglais est véhiculaire ; parlé couramment par les commerçants, les hôteliers et sur les sites touristiques.

Peuple

La société népalaise est multiethnique. On distingue deux groupes principaux : les indo-népalais (ou Paharis), qui, en gros, occupent le sud du pays ; les tibéto-népalais (ou Bhotias), au nord (et en altitude). Parmi les premiers, citons les Népalis, les Maithili, les Bhojpouri, les Awadhi, les Tharu… Parmi les seconds, les Tibétains, les Sherpas, les Tamang, les Thakali, les Gurung… Les Sherpas (les « Orientaux »), légendaires porteurs et guides d’altitude, sont originaires du Tibet (ils parlent d’ailleurs un dialecte tibétain). Le Khumbu est le centre de leur « pays », où ils pratiquent l’élevage et une agriculture de subsistance dans des conditions très rudes. Ils sont environ 160 000.

Réligion

L’hindouisme a été la religion officielle du royaume jusqu’en 2006. Le Népal est désormais une république laïque. 86,5% des Népalais sont hindous (surtout les indo-népalais). L’hindouisme népalais pratique encore les sacrifices d’animaux. Les tibéto-népalais sont bouddhistes (7,8%), ou Kiranti (1,72%), ou musulmans (3,5%), ou chrétiens (0,17%).

Fête Nationale

19 février.

Calendrier des Fêtes

Les fêtes relèvent pour la plupart d’un calendrier lunaire, leur date change d’une année sur l’autre. Selon notre calendrier, cela donne à peu près ceci. Février : Shiva Ratri (nuit de Shiva) ; Losar (Nouvel An tibétain) ; fête nationale. Mars : fête des Couleurs. Avril : Nayabarsa ou Bisket Jatra (Nouvel An népalais). Mai : anniversaire de la naissance du Bouddha. Août : Gaï Jatra (fête de la Vache). Septembre : anniversaire de la naissance de Krishna ; fête des Femmes ; fin de la mousson ; fête de la Déesse (Dasaï). Octobre : fête des Lumières.

Histoire

C’est une stèle Gupta qui porte la première mention du terme « Népal » (IVe siècle de notre ère). Les Gupta régnaient alors sur le nord de l’Inde et la partie méridionale du Népal actuel. Toutefois, les premiers souverains historiques de la vallée de Katmandou sont les Kirats. Le roi indien Ashoka (273-232 avant JC) leur envoie des missionnaires bouddhistes. Puis les Kirats sont remplacés par les Liccharis, d’origine indienne (Ve-VIIIe siècle). Le mariage de la princesse népalaise Bhrikuti avec le roi tibétain Songtsen Gampo (613-650) détermine ce dernier à adopter le bouddhisme. Le Népal est donc dès lors intégré à la diplomatie matrimoniale régionale. Les Thakuri succèdent aux Liccharis, puis les Gupta aux Thakuri. Le roi Guan Kama Deva (1184-1196) fonde Katmandou. A la fin du XIIe siècle, la conquête musulmane du nord de l’Inde chasse au Népal une importante aristocratie hindouiste. Celle-ci va peser sur les destinées du pays. La dynastie Malla (XIIIe-XVIIIe siècle) codifie le système des castes. Yaksha Malla (1428-1480) partage son domaine entre ses enfants : trois royaumes concurrents apparaissent (Katmandou, Bhatgaon, Patan) et la puissance s’éparpille. Prithvi Narayan Shah (1723-1775), qui règne sur la petite principauté de Gorkha, va tirer les marrons du feu. 25 années de campagnes militaires lui permettent d’unifier le pays et de donner sa physionomie moderne au « Royaume du Népal ». Les premiers affrontements avec la British East India Company ont lieu alors. La dynastie Gurkha s’attachera à consolider les conquêtes (et à bloquer les raids tibétains, au nord). Au sud, les Anglais insistent, mais font l’expérience, à leurs dépends, de la valeur militaire des Gurkha. En 1816, le traité de Seghauli met fin aux hostilités et fixe la frontière méridionale du Népal sur les rivières Mahakali et Mecchi. Un Résident britannique s’installe à Katmandou, mais la souveraineté népalaise est préservée. A partir de 1846, Jung Bahadur Rana (1816-1877) met en place le régime Rana : le roi est une potiche dans les mains d’une espèce de maire du palais héréditaire détenant tous les pouvoirs réels. Le système va fonctionner un siècle. Jung Bahadur Rana visite Londres et Paris en 1850. Résultat : une politique d’isolement total du Népal. Cependant, pour avoir la paix chez eux, les Rana savent seconder les Britanniques à l’extérieur, comme lors de la révolte des Cipayes (1857). En 1923, l’indépendance du Népal est formellement reconnue par la Grande-Bretagne. L’année suivante, l’esclavage est aboli. Mais, bientôt, l’indépendance de l’Inde (1947) change la donne. Le régime Rana est ébranlé. En 1950, le roi Tribhuvan s’exile à Delhi, d’où il soutient le soulèvement de la société contre les Rana. Sous la pression, Mohan Shumsher Rana se soumet. Le roi rentre au pays et prend les affaires en main. Les essais de démocratie parlementaire échouent. Le palais réactive alors l’ancienne institution des Panchayat, qui permet d’assurer une représentation politique minimale. Le système sera confirmé, par referendum, et amendé, en 1980. Les choses achoppent toutefois sur la question agraire. La monarchie prend le parti des propriétaires terriens et réprime les campagnes. Ces dernières sont prêtes à la révolte. En 1996, la « guerre du peuple népalais » est engagée par les maoïstes, qui contrôlent rapidement de larges portions de l’ouest. La guerre civile ruine le pays. Le 1er juin 2001, la famille royale est massacrée par l’un de ses membres. Gyanendra Bir Bikram Shah Dev (né en 1947), un « rescapé » du palais, monte sur le trône. Il suspend les institutions politiques et les droits fondamentaux au nom de la lutte contre les communistes. En avril 2006, l’opposition lance une grève générale ; acculé, le souverain accepte de rétablir le parlement et le principe de nouvelles élections législatives. En mai, le parlement supprime l’essentiel des prérogatives royales. Le Royaume du Népal devient l’Etat du Népal. Le 21 novembre de la même année, un accord de paix est conclu avec la rébellion maoïste. L’ONU est invitée à contrôler le processus. Et, le 28 décembre 2007, la monarchie est abolie.

Politique

Depuis le 28 mai 2008, le Népal est une république fédérale. Une assemblée constituante (601 membres) est chargée de rédiger une constitution définitive. Cette assemblée a élu un président et un vice-président. Le premier ministre détient toutefois l’essentiel du pouvoir exécutif.

Célébrité

Yeti. L’abominable homme des neiges est l’une des figures de la crypto-zoologie. Il hante l’imaginaire plutôt que les montagnes ; après avoir incarné l’effroi, il porte l’espérance folle qu’il y ait encore quelque chose d’intouché. Selon Hergé, il serait simiesque, sentimental et souffrirait de solitude. Ang Rita (né en 1948), « The Snow Leopard », est un guide sherpa et un phénomène : 10 ascensions de l’Everest sans oxygène entre 1983 et 1996. Record du monde. Pour faire bonne mesure, on peut ajouter à ça le Dhaulagiri, le Cho Oyu et le Kanchenjunga… Bal Krishna Sama (1902-1981) fut un grand écrivain, présenté parfois comme le « Shakespeare népali ». Et, de fait, le dramaturge de Stratford upon Avon a fourni nombre de motifs à celui de Gyaneshwor. Il fut également à l’origine de l’adoption officielle du terme « Népal ». X-mantra (2001). Il n’y a pas que le sitar, l’harmonium ou le saranghi au Népal, il y a aussi des Fenders : X-mantra est le groupe de thrash metal népalais. Leur premier album, Crying for Peace (2003), fit bruyamment savoir aux politiques de tous poils qu’il fallait en finir avec la guerre civile. The Royal Gurkha Rifles (créé en 1994) est le dernier régiment d’infanterie britannique formé de Gurkha. Héritier des légendaires unités de combattants népalais de l’armée des Indes, que la Couronne a envoyés sur tous les théâtres d’opération du monde (de la révolte des Cipayes à la guerre des Malouines, en passant par El-Alamein). Tribhuvan Bir Bikram Shah Dev (1906-1955), roi du Népal de 1911 à 1950 et de 1951 à sa mort. Il a contribué à la fin de l’autocratie Rana et tenté de la remplacer par un système plus souple et en phase avec les évolutions contemporaines. Avec lui, la monarchie redevient, pour un temps, maîtresse du jeu politique.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays du monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service. Pour les chauffeurs, nous vous conseillons l´équivalent de 2 à 3 euros par jour et par personne. Nous vous conseillons pour les guides 4 à 5 euros par jour et par personne. A l’hôtel, 0,5 ou 1 euro par bagage au bagagiste. En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…), le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du lieu : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant. A titre indicatif, un guide francophone est payé sur une base minimale de 3 700 roupies (41 euros) par jour de travail. En règle générale, un porteur est payé dans les 500 roupies (6 euros) par jour ; cela monte jusqu’à 800 roupies (9 euros) dans la vallée de l’Everest. Au restaurant, Il est d'usage de laisser un pourboire, de l’ordre de 10% du montant de la facture. Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis. On veillera à contourner les stupas (mémoriaux bouddhiques) par la gauche. Voir, à ce propos, Tintin au Tibet. On se déchausse avant d’entrer dans une enceinte religieuse ou dans une maison (les chaussures seront rangées semelle contre terre). Il est mal venu de montrer quelqu’un, ou même une statue, du doigt. Lorsque vous êtes assis, évitez de pointer vos pieds vers quiconque. Les hommes ne doivent pas être vus torse nu. Les couples seront discrets en public : on ne se tient pas la main, on s’embrasse encore moins. Si vous n’y avez pas été invité, n’entrez pas dans la cuisine de vos hôtes. Le feu est sacré (spécialement chez les Sherpas), on n’y jette aucun détritus. N’utilisez ni l’assiette, ni le verre d’autrui. Si vous voulez, selon la pratique locale, manger un dal bath avec la main, n’utilisez que la droite. « Namasté » est une expression que l’on utilise partout pour se saluer. Littéralement, elle signifie « que vos qualités soient bénies ». On la prononce en général en s’inclinant, les mains jointes. « Merci » n’existe pas. Pour marquer leur approbation, les Népalais ont un mouvement latéral de la tête, qui peut faire penser à celui marquant le « non » français ; ne vous y trompez pas. Les paysages et la vie des Népalais offrent au photographe des sujets à foison, mais sachez photographier avec discrétion, en respectant la dignité des personnes. N’insistez pas si on vous oppose un refus. Attention ! Au Mustang, il est interdit de filmer sans une autorisation spéciale (qui coûte plusieurs milliers de dollars). Au Népal, comme ailleurs en Asie, le temps est élastique…

Achat

Le Népal possède un artisanat riche et varié : objets de bois sculpté, instruments de musique, moulins à prière, bijoux et pierres précieuses, peintures religieuses (thankas), miniatures, tissus et broderies, tapis, châles, vêtements, linge de maison, mobilier, etc. A Pokhara, Dhukuti, une association pour la promotion de l´artisanat népalais, dispose d’un magasin très bien fourni. Au nombre des achats possibles, nous pouvons mentionner : - les khukuris : couteaux coudés, souvent employés comme serpe (ou pour les sacrifices d´animaux), beaucoup de paysans en portent à la ceinture ; - les saranghis, petites violes ; - les moulins à prière, « symboles » du bouddhisme tibétain, et les bols chantants en bronze ; - les tapis (vaste choix à Katmandou, mais on ne peut en emporter qu’un par personne) ; - les bijoux : Katmandou regorge de colliers traditionnels (les poinçons « officiels » ne sont la garantie de rien) ; - les pierres précieuses sont, en général, semi-précieuses ; - les vêtements sont en grande quantité, mais d’une qualité assez pauvre ; - les masques de bois ; - les bronzes, cuivres, étains, laitons à la cire perdue (les plus beaux et les moins chers se trouvent à Patan) ; - les tankhas, dont les prix varient énormément en fonction de la qualité. A cela, on peut ajouter les papiers de riz, épices, pièces de monnaie et timbres anciens… Matériel et vêtements d´alpinisme et de trekking : à Katmandou, dans le quartier de Thamel, on trouve énormément d’articles (parfois neufs) à des prix inférieurs aux nôtres. Mais attention, beaucoup de contrefaçons de mauvaise qualité.

Cuisine

Le repas de base se compose de riz blanc (bath) et de lentilles (dal), auxquels on peut ajouter un curry de légumes ou de la viande (bœuf ou agneau, souvent). La cuisine tibétaine est très présente : soupes de nouilles, momos (raviolis aux légumes ou à la viande), fromage de yak…

Boisson

L’eau du robinet étant impropre à la consommation, on boira de l’eau minérale en bouteille (capsulée), ou des sodas, ou de la bière (népalaise, blonde et légère). Le thé est servi avec du lait et sucré (à la tibétaine, il est salé et on y ajoute du beurre de yak). Le chang est une bière artisanale (fermentation d’orge) ; le rakshi, un alcool de riz.