Capitale

Oulan-Bator (Ulaanbaatar).

PIB

En 2008, 1 972 dollars US par habitant (France, 36 614 dollars US par habitant).

Point culminant

Nayramadin Orgil, 4 374 mètres (Altaï mongol).

Superficie

1 564 116 km², soit environ 2,9 fois la France.

Climat

La Mongolie est le « pays du ciel bleu », elle jouit en effet de plus de 250 jours d’ensoleillement par an. Il faut dire qu’en toute saison le vent pousse les nuages… Climat continental classique : des hivers secs et froids (jusqu’à -50°) et des étés chauds (jusqu’à 45°, dans le désert de Gobi). Les températures sont assez homogènes sur l’ensemble du pays. Les précipitations (pluie, neige) se raréfient d’ouest en est ; « ça tombe » entre mars et octobre. Certaines années, le mois de mai peut être encore un mois d’hiver : froid, brouillard, tempêtes de neige... Températures moyennes en été, 20° ; en hiver, -24°.

Géographie

Le territoire mongol, situé entre 42° et 52° de latitude nord, est installé au centre d’un énorme système montagneux ; c’est un haut plateau, incliné d´ouest en est. Deux tiers de steppes, forestières ou herbeuses, et, au sud est, le désert de Gobi : cuvettes arides de cailloutis à végétation diffuse (ou de dunes), que les Mongols distinguent en fonction de leur couleur et de la nature de leur sol. Du nord-ouest au sud du pays, l’Altaï élève ses sommets à plus de 4 000 m et ses vallées à 3 000 m. Parallèles à l’Altaï, les monts du Khangaï sont à peine moins élevés. On y trouve des traces de volcanisme ancien (champs de lave, cônes, sources chaudes) ; les vallées y sont larges et parcourues de nombreuses rivières. Au nord, le Khövsgöl est formé d’une série de chaînes montagneuses orientées nord-sud. Le massif des Khentii, se situe, lui, plus à l’est, entre des bassins des rivières Orkhon-Selenge et la steppe orientale. C’est une région de forêts et de marécages ; les rivières Tula, Onon et Kerülen y trouvent leur source. A l’est et au sud des Khentii s’étend la steppe de Dornod, dont l’altitude moyenne est de 700 m. Des nombreuses rivières mongoles, seule la Selenge est navigable. On a répertorié 1 500 lacs environ, dont la plupart sont salés. L’Uvs-Nuur (3 350 km², salé) et le Khövsgöl-Nuur (2 620 km² d’eau douce, la plus grande réserve du pays) sont les plus vastes. Au nord, les sources d’eau minérale, chaudes ou froides, sont depuis la nuit des temps les Marienbad ou les Vichy mongoles.

Economie

La Mongolie est un pays pauvre ; les bailleurs de fonds internationaux (Japon, Banque mondiale, FMI…) contribuent encore au revenu national à hauteur de 25%. Le pays dispose néanmoins d’atouts non négligeables : matières premières (cuivre, fluorine, tungstène, pierres précieuses, or, charbon…) et élevage (viande, laine, poils). A cela, s’articulent déjà les industries minière et agroalimentaire. Les télécommunications et le tourisme sont également des secteurs à fort potentiel de développement. Ces éléments ont permis une croissance soutenue depuis 2002 (9% en 2008). Mais, la Mongolie reste très dépendante de la fluctuation des cours sur le marché international des matières premières et de la bonne santé des pays de la zone (Chine, mais aussi Japon et Russie). Répartition du PIB : agriculture, 20,6% ; industrie, 38,4% ; services, 41%.

Faune & Flore

4 grands milieux écologiques : la taïga, la haute et moyenne montagne, la steppe et le désert. Variété, donc, de la flore et de la faune. Sur les contreforts de l’Altaï, sur les pentes du Khangaï et des Khentii, poussent le mélèze sibérien à feuilles persistantes, le pin et le cèdre, plus rarement le sapin et l’épicéa. On y trouve également le genévrier. Le bouleau et le tremble viennent dans la taïga, au nord, qui se prolonge en Sibérie. La steppe herbeuse couvre le centre et l’est du pays ; elle est composée d’un nombre important de graminées et de stipes ; peu d’arbres, quelques bouquets d’ormes, des cornouillers, des sureaux… La steppe semi-désertique du sud est faite de graminées éparses, d’armoise, de rhubarde et courts arbustes, comme le saxaul. Autour des points d’eau, poussent des ormes, des peupliers, des roseaux. Enfin, notons qu’au printemps les fleurs éclosent par tapis : edelweiss, ancolies, matricaires, lys, dents de chien, pivoines, thés des Alpes, trolles, anémones, gentianes, renoncules… La faune sauvage est encore très riche. De nombreux rapaces sont communs : aigles, vautours, faucons, milans, busards, gypaètes… Le grand tétras vit dans les régions septentrionales. Grues, cygnes, oies, canards, sarcelles peuplent les abords des eaux douces ; perdrix, faisans, coqs de bruyère piètent dans les herbes. Les régions boisées de montagne abritent l’ours, le sanglier, le chevrotin porte-musc. Entre 1 000 m et 4 000 m paissent les chèvres sauvages ou les argalis (grands mouflons aux cornes spiralées que convoitent les chasseurs du monde entier). Le loup, ou l’once (la panthère des neiges) traquent tout cela. Il faut ajouter à cette grande faune la zibeline, la martre, la loutre, le castor, le hamster, la gerboise, le hérisson du désert… Dans la steppe centrale, la marmotte bobak est chassée, au mois d’août, pour sa chair grasse. Quant au cheval de Przewalski, il fait l’objet de programmes de réintroduction. Quelques troupeaux sauvages de chameaux de Bactriane vivent encore dans le désert de Gobi ; on y trouve aussi des hémiones, la gazelle de Mongolie ou la saïga. L’ours du Gobi ou le lynx sont rares. Parmi les poissons, relevons le huchon taimen, qui peut atteindre 70 kg pour 2 m de longueur, l’omoul, qui vient du lac Baïkal, ou le lénok. Et les Mongols sont les éleveurs de 2 600 000 chevaux (le cheval mongol est un animal compact et frugal, rustique, dont la valeur culturelle est considérable), 400 000 chameaux, 15 000 000 de moutons, 8 000 000 de chèvres et 4 000 000 de vaches. Autour des yourtes, les chiens montent une garde claironnante.

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