Situation

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques aux Maldives. – Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. – La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. – Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. – En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. L’archipel est composé de 1 199 îles coralliennes. 80% des terres ont une altitude de moins d’un mètre. Cette donnée est très importante pour l’avenir car, selon des études concordantes, 80% des îles seraient appelées à disparaitre avant la fin du siècle, du fait du réchauffement climatique et de la montée des eaux de la mer. Pour répondre à cette menace, les autorités des Maldives souhaitent déplacer les populations les plus exposées (34 000 personnes environ). Pour financer ce projet, il a été décidé de taxer l’industrie du tourisme. Les 500 000 visiteurs annuels génèrent un chiffre d’affaire de plus de 230 millions d’euro. La taxe envisagée permettrait d’acheter des terres, destinées à recevoir les réfugiés climatiques. D’autre part, l’état environnemental de l’archipel ne laisse pas d’inquiéter. Il est naturellement très fragile, particulièrement les récifs, qui abritent une biodiversité précaire. L’exploitation des ressources naturelles, comme le corail, est désormais très contrôlée. Les tortues marines, en voie d’extinction, sont protégées. La pêche sportive n’est plus prédatrice : on marque et on remet à l’eau. Plusieurs projets de régénération des écosystèmes ont été lancés. Des essais de plantation sont faits sur certains atolls afin « d’écologiser » l’environnement. Troisième défi : les déchets. Depuis 1997, plusieurs journées nationales de mobilisation pour le nettoyage et le ramassage des déchets sont décrétées chaque année. L’idée de recyclage fait son chemin. Le compostage est progressivement introduit dans l’agriculture. Cependant, l’île de Thilafushi, dite « île poubelle », sur laquelle sont déversés, entassés et brûlés toutes sortes de déchets, demeure un réel problème environnemental et sanitaire. Des éléments toxiques comme le plomb, le mercure ou l’amiante ont pollué les eaux marines. Si le tourisme produit une partie de ces déchets (3,5 kg par jour et par personne environ), les industriels locaux ne sont pas en reste, qui se sont intéressés au recyclage des métaux (à destination de l’Inde essentiellement) et en ont fait un commerce florissant, mais salissant. Deux institutions publiques ont été mises en place pour tenter d’améliorer la situation. La première a pour objectif le traitement des ordures ménagères et industrielles au niveau local ; la seconde s’occupe plus particulièrement du site de Thilafushi. Nous vous remercions de rapporter dans vos bagages tous vos déchets non organiques : flacons de plastique, piles et autres éléments électroniques…

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