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Faire le marche a phnom penh

Surnommée à l'époque coloniale "la perle de l'Asie du Sud Est", la capitale garde le souvenir des Français qui tracèrent de grandes avenues et imaginèrent leurs exubérantes maisons coloniales. Beaucoup ont été détruites par les Khmers rouges, mais Phnom Penh a conservé son petit parfum années 50. Votre cyclo-pousse se faufile dans un maelstrom pétaradant de motocyclettes chargées de familles et vous dépose au marché de Psaar Thmay. Un dédale en clair-obscur de denrées parfumées et d’herbes étranges. C’est le moment d’être un peu aventurier, de goûter au hasard des « restos-trottoir » un morceau de lotus ou un poisson séché, voire une sauterelle bien grillée ou un scarabée au wok ! Faites provision de « Krama » (étoles de coton à carreaux) et asseyez-vous à une terrasse pour contempler le spectacle.
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S’etourdir de beauté à angkor

C’est au petit matin, à l’heure où les oiseaux ne sont pas encore réveillés, qu’il faut aller rendre visite aux temples d’Angkor. Attraper un touk-touk, se laisser glisser au cœur de la nature qui s’éveille et débarquer, ébahi, dans le fascinant Tha prohm, enfoui dans la jungle, ses ruines prisonnières des racines, ses perroquets prêts à s’égosiller. A peine remis de vos émotions, irez vous compter les cinquante visages sereins du Bayon en vous demandant comment diable ces pierres monumentales ont pu atterrir là. Combien de milliers d’hommes pour creuser les douves, plus larges que la Loire, d’Angkor-Vat ? Allées majestueuses bordées de bouddhas, sensuelles devatâ aux seins nus dansant à fleur de pierre… Ces vestiges d’une civilisation sophistiquée exercent un véritable envoûtement. Une vraie plongée initiatique, en compagnie des fantômes de Malraux et de Pierre Loti.
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Flotter sans fin sur le tonle sap

Au cœur du pays, ce gigantesque lac est la plus grande réserve d’eau douce d’Asie du Sud-Est. C’est l’un des lacs lses plus poissonneux au monde, paradis des pécheurs et mère nourricière du pays, charriant sur ses eaux une grande partie des marchandises. Alimenté par le Mekong qui déboule du Tibet, il enfle chaque année à la saison des pluies, montant de 10 mètres en période de crue ! Emaillé de villages de pêcheurs et de cités lacustres depuis la nuit des temps, il fourmille d’activité. Les maisons à toiture de paille sont montées sur flotteurs et reliées par des passerelles en bois, formant des villages flottants qui dérivent au gré des courants… On y croise les marchands démarchant les maisons en pirogue et même parfois un « déménagement » : quelques cabanes attelées à un bateau qui entreprennent de changer de place !
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Buller sur des plages au parfum colonial

Echapper à la touffeur des villes était l’obsession des colons qui se construisaient de sublimes villas au bord du golfe de Siam. Toute la jet set s’y retrouvait pour jouer au casino et faire la fête dans de petits Saint-Tropez qui étaient alors les fers de lance de la modernité. Sihanoukville n’est qu’à une heure de vol des temples d’Angkor, alors on glisse dans son sac « L’Amant » de Marguerite Duras et on s’offre un peu de farniente. Pourquoi pas dans le cocon tropical d’une île privée ? Et si l’on préfère les rivages de la Mer de Chine, on loue une villa avec les enfants. Après la visite des temples, ils seront ravis de s’installer dans une maison au toit de chaume, lovée entre mer cristalline et végétation, et trop heureux de faire du vélo, du kayak et de se baigner sur un croissant de sable doré
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Sequence emotion au musee

Jardins fleuris, étangs, belles maisons : Quarante ans après le génocide qui a vu anéantir deux millions d’êtres par la folie khmère rouge, Phnom Penh est vibrante d’espoir et les Cambodgiens ont retrouvé leur sourire millénaire. Séquence émotion au musée Tuol Sleng, qui déroule la mémoire du génocide. Autre temps fort, à côté du Palais royal, au Musée national du Cambodge. Cette petite merveille recèle l'une des plus importantes collections d'art khmer au monde, témoin de l'empire qui s'étendait de la Thaïlande au Viet-Nam du sud. Cette grande maison ocre, organisée en galeries entourant un patio où chantent des bassins plantés de lotus, diffuse un charme fou. On passerait des heures dans sa bibliothèque, à feuilleter les livres anciens.