Il n’y a pas de doute : votre voyage sera superbe. Le Belize est un pays fabuleux, il suffit juste de connaître quelques règles, us et coutumes. C’est le seul but de ce petit vade-mecum volontairement exagéré et légèrement taquin…

 

Commençons par le début : arrivé par avion, la plupart du temps, des États-Unis, vous n’avez pas besoin de changer d’argent : le dollar US est accepté partout. Il existe une monnaie locale : le dollar bélizien décoré du portrait de… la reine d’Angleterre. Le Belize, autrefois nommé Honduras britannique fait partie du Commonwealth et sa Très Gracieuse Majesté en est le souverain représentée sur place par un Gouverneur. Pour autant il y a une vie démocratique, des élections, une chambre des députés, un premier ministre. Tout comme le Canada en somme, folklore en sus. Amenez du cash, les distributeurs automatiques sont rares et leur fonctionnement erratique. Mais n’amenez surtout pas de fruits, malheureux. Les douaniers ne craignent qu’une chose: la transmission des maladies aux cultures.

Pas de complication non plus côté langue : tout le monde parle anglais. Pas celui d’Oxford, certes, mais un anglais facile à comprendre pour nous autres Européens. L’espagnol est aussi largement développé, le créole nommé kriol ici, étant tout aussi répandu.

On vous parle du Belize comme d’un pays dangereux. Rien de plus vrai et faux à la fois. Belize-city que vous ne ferez que traverser, la ville ne présentant aucun intérêt, a effectivement un taux de criminalité élevé. Mais entre gangs. Si vous ne faites pas partie d’un gang, vous ne risquez rien. Dans la campagne et dans les îles, la sécurité est optimale, sans doute meilleure qu’en France.

Imaginons que vous ayez réservé une voiture. Vous avez bien fait car le pays mérite d’être parcouru. Il y a 2 grandes routes en état convenable : la Northern Highway et la Western Highway. De ces routes partent des chemins plus ou moins praticables suivant la saison, pluie ou pas. Le conducteur local n’est pas à cheval sur les règles mais la police veille en particulier avec des radars. Pas difficile de rouler au Belize : il n’y a quasiment personne sur les routes, passé la banlieue de Belize city. Les “topès” mexicains ont émigré : ces dos d’âne redoutables qui ponctuent les routes. Au Belize ils ne sont pas forcément signalés, surprise ! En général ils sont aux entrées et sorties des villages. L’essence se vend au gallon américain.

Imaginons que vous voyagiez en avion. Pas de stress (c’est un peu le leitmotiv. On a le rythme “Caraïbe”), venir 30 minutes avant suffit. Pour la valise 23 kg bon poids, tolérance de rigueur. Le survol du Belize vaut à lui seul la meilleure des excursions. L’avion peut se poser plusieurs fois sur des champs d’aviation improbables mais charmants avant d’atteindre votre destination. Le pays mesure 300 km de long sur 100 km au plus large. On passe de la mer des Caraïbes turquoise, à la forêt tropicale, aux douces collines de l’intérieur et aux praires verdoyantes.

Ne vous étonnez pas de voir des sortes d’Amish en carrioles. Ce sont des Mennonites une communauté religieuse d’origine hollandaise, allemande et russe arrivés là au début du 19e siècle. Ils parlent plautdietsch, un dialecte bas allemand assez horrible à l’écoute mais surprenant pour le moins. Certains sont aussi créoles ou des métis convertis. Ce pays est une mosaïque de races et nationalités : européens, africains, mayas, Indiens (du Sud) Créoles, garifunas (métis d’africains et d’Amérindiens) et de retraités américains. Tout ce petit monde cohabite tranquillement sans racisme ; ici chacun est “cool”. Même les riches, voire les très riches sont en t-shirt. Dans les îles on les repère à leur voiture de golf.

Côté shopping pas grand-chose si ce n’est un peu d’artisanat. Tout ou presque est importé et subit des taxes relativement élevées. La vie n’est pas chère si vous mangez comme les autochtones : poulet ou poisson, riz et haricots, même menu le lendemain et ainsi de suite. Sorti de ce régime les prix peuvent vite s’envoler. Reste les fruits frais, délicieux et peu chers. Nombre d’échoppes informelles sur le bord des routes, dans les villages, où les trouver. À éplucher bien sûr avant de déguster.

Côté saison la meilleure est l’hiver : décembre à avril. À noter une petite saison sèche en fin juillet et août. Dans les monts mayas le climat, très agréable, est plus tempéré. Plus prosaïque voici les règles habituelles en matière de pourboire : 15%, pourboire au guide : 5 $/jour/personne. On ne marchande guère, ce n’est pas dans les mœurs.

Ces petits trucs triviaux évacués vous allez vous régaler dans ce pays qui compte pas moins de 450 îles, la plus grande barrière de corail au monde après l’australienne, des ruines amérindiennes désertes, une flore somptueuse et une faune colorée dont toucans et jaguars. Notez toutefois que malgré son littoral immense, peu de plages au Belize sont accessibles : souvent vous vous mettrez à l’eau depuis les pontons aménagés (voire depuis un bateau) pour sortir du lagon, éviter les sargasses (s’il y en a, le phénomène étant aléatoire) et atteindre directement la barrière de corail.

Car, last but not least : le Belize est un paradis pour plongeurs de tous niveaux. Amenez votre tuba. Descendre dans le Blue Hole ou nager avec les requins : c’est le quotidien bélizien. Très beau voyage !

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