Population

21 456 000 habitants.

Langue officielle

La langue officielle est l’Arabe. L'article 2 de la Constitution du 16 mai 1991 le mentionne d’ailleurs : «L'islam est la religion de l'État et l'arabe, sa langue officielle».

Langue parlée

La langue parlée la plus importante du point de vue du nombre de locuteurs est l’arabe sannani, parlé par les Yéménites du nord et ceux de la Tihama (42%). Viennent ensuite l'arabe taizzi-adeni parlé par 36 % de la population, l'arabe hadrami 17 %, le somali 1,4 %, l'arabe soudanais 1,2 %, l'hébreu 1 %, l'arabe omanais 0,5 %, le sokotri 0,3 %, le mehri 0,2 %, le malais 0,1 % et l'arabe mésopotamien. De petites communautés parlent l'arabe palestinien, le farsi de l'ouest, l'arabe égyptien, l'arabe du Golfe, l'arabe standard, l'arabe judéo-yéménite et le hobyot. L’anglais est très peu parlé en dehors des grandes villes.

Peuple

On distingue les Arabes yéménites du Centre, du Nord, du Sud, de la Tihama, les Arabes soudanais, omanais, les Arabes de l'île de Socotra, les Arabes mésopotamiens, palestiniens, égyptiens, du Golfe et les Hobyots. Les ethnies non arabes sont représentées par les Somalis, les Malais, les Iraniens et les Juifs. Il est à signaler qu’un grand nombre de Yéménites a émigré dans les autres pays de la péninsule Arabique, à Djibouti, au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Canada.

Réligion

Les Yéménites de souche sont divisés en trois communautés principales. Les Zaydites chiites et les chaféistes (le chaféisme est issu du sunnisme. Il est davantage implanté dans le sud) sont à peu près d’égale importance numérique. L’ismaélisme – de rite chiite - rassemble environ 75 000 fidèles, dans une quarantaine de villages du djebel Haraz. D'autres religions minoritaires sont présentes dans les communautés d'origine étrangère. Il a existé longtemps une forte communauté juive, mais elle a émigré en masse peu après la création d'Israël, en 1948-50 (environ 50 000 personnes), puis une autre vague est partie dans les années 1990. La communauté juive au Yémen compterait encore quelque 200 000 membres dispersés dans le pays. La plupart d’entre eux parlent l'hébreu, quelques-uns parlent le judéo-yéménite.

Fête Nationale

1er janvier : Nouvel an. 1er mai : journée internationale du travail. 22 mai : célébration de l’unification du Yémen. 26 septembre : Anniversaire de la Révolution de 1963. 14 octobre : Fête nationale. 30 novembre : Jour de l’Indépendance.

Calendrier des Fêtes

Administrativement, le Yémen suit le calendrier grégorien. Les dates des fêtes religieuses dépendent du calendrier islamique. Fêtes de 4 jours : Aïd el Fitr, ou Aïd el Seghir célèbre la rupture du jeûne, en fin de Ramadan. Fêtes de 5 jours : Aïd el-Adha ou Aïd el kebir intervient une cinquantaine de jours plus tard. C’est le début du pèlerinage à la Mecque. Fête d’un jour : Célébration du pèlerinage du Prophète, le 1er du mois de Muharram. Fête d’un jour : Célébration de l’ascension du Prophète au Paradis. Fête d’un jour : Nouvel An musulman.

Histoire

La préhistoire Il y a 9000 ans environ, une végétation assez dense recouvre le territoire actuel du Yémen. Des populations de chasseurs peuvent y vivre, chassant le gibier attiré par des lacs temporaires. Dans la région de Saada, des peintures rupestres font figurer des bovidés, bouquetins, canidés et personnages en position d’orants. Des pointes de flèches, grattoirs et racloirs attestent d’une activité cynégétique. Sur les plateaux du Hadramaout, des monuments funéraires – cairns, tombes circulaires, tourelles de pierre – ont été datés du IVe au IIe millénaire avant notre ère. A l’âge de bronze, les affluents fertiles du wadi Hadramaout sont occupés. Le Yémen avant l’Islam Dans la région d’Aden, Sabr se développe entre le XIIIe et le IXe siècle av. JC., avant d’être détruite par les Sémites. A cette époque, les caravanes transportent des ports de l’océan Indien l'encens, la myrrhe récoltés sur place, mais aussi de la cannelle et des aromates, très convoités des civilisations méditerranéennes de la Grèce et de l’Egypte, pour les rites religieux et l’usage médical. Un ensemble de cités-états voit alors le jour, dont fait partie le fameux royaume de Saba, qui a prospéré du Xe au VIe siècles avant notre ère, allant jusqu’en Afrique étendre son influence. Outre du commerce, sa richesse lui venait des cultures réalisées grâce à un système d’irrigation extrêmement performant, la grande digue de Mareb. Edifiée dès le VIIIe siècle avant notre ère, elle fut en service durant presque 14 siècles ! Les plus anciens écrits en langue sémitique ancienne, trouvés lors des fouilles de Mareb, Baraqesh, Timna et Shabwa, datent du Ve siècle avant JC. Peu avant l’ère chrétienne, les royaumes de Saba, Maïn, Qataban, Awsan et Hadramaout sont absorbés par les Himyarites, venus d’un comptoir commercial installé sur la mer Rouge. Si leur souveraineté s’exerce jusqu’en 525, le déclin de la région a toutefois commencé dès le 1er siècle de notre ère, en raison de la découverte d’une route maritime directe vers l’Inde. Les nouvelles religions et l’islamisation La chute de Jérusalem, en 70, voit l’exode de nombreux Juifs qui commencent à affluer dans le royaume himyarite. Leur influence est telle que l’un des derniers souverains tente d’imposer cette religion à toute la population. Après avoir été durant une quarantaine d’années sous la coupe du royaume d’Aksoum, le Yémen est envahi par les Ethiopiens venus protéger les chrétiens de la persécution. Leur présence est attestée de 525 à 575, puis ce sont les Perses sassanides qui occupent le pays. L’islamisation se fait par le biais des Bédouins, qui ont rapporté d’Arabie cette nouvelle croyance. Le gouverneur perse du Yémen adopte la religion musulmane en 628, entraînant de nombreuses conversions et lançant un vaste programme de constructions de mosquées. L’Islam s’installe vraiment dans le pays sous l’autorité des califes omeyyades, puis abbassides. Les dynasties locales Profitant de l’effondrement des abbassides, l’imam Yahya ibn Husayn, affirmant descendre du calife Ali ibn Abu Talib, fonde en 898 une dynastie chiite zaydite (Zayd ibn Ali ayant été préféré à son frère, cinquième imam du chiisme). Cette dynastie zaydite, qui essaiera d’arbitrer les conflits tribaux, perdurera jusqu’en 1962. En 1037, les Fatimides repoussent les zaydites au nord, avant d’être évincés par Saladin, qui réunifie le pays. Les luttes entre dynasties chiites et sunnites se poursuivront néanmoins jusqu’au XVIe siècle, affaiblissant le pays et le livrant quasiment à l’emprise étrangère. Si les Portugais tentent d’y établir des comptoirs au XVe siècle, ce sont les Ottomans qui finalement s’empareront du Yémen et le domineront durant plus d’un siècle. La culture et le commerce du café prennent à ce moment-là leur essor. Chassés par les imams zaydites qui recréeront un Etat indépendant sans parvenir à établir leur autorité dans l'ensemble du pays, les Ottomans occupent à nouveau le Yémen en 1872, pour se protéger des Wahhabites d’Arabie et de Mehemet Ali d’Egypte.. La période coloniale et ses conséquences En 1839, les Britanniques s’emparent du port d'Aden, escale primordiale sur la route des Indes. Aden devient place forte de l’Empire colonial des Indes dès 1843. La Grande Bretagne peut alors signer des traités ‘de protection’ avec les souverains locaux et les chefs de tribus. Elle finit d’ailleurs par prendre, jusqu’en 1967, le contrôle des territoires qui seront plus tard ceux du Yémen du sud. De son côté, le nord reste sous la suzeraineté ottomane, à compter de 1849, et un accord anglo-ottoman sur la division du pays, la ‘Violet Line’, est établi en 1905. On voit bien comment la scission entre les deux Yémen s’est opérée sous l’influence coloniale, renforcée par les croyances religieuses, zaydites majoritairement au nord, et chaféites au sud. Leurs politiques respectives ne pouvaient qu’être radicalement différentes. Le Yémen du nord Au Yémen du nord, l’autonomie n’est accordée par les Ottomans qu’en 1905 par le traité de Dahan, malgré des années de rébellion. L’indépendance ne sera finalement acquise qu’après le démantèlement de l’Empire ottoman en 1918. Les imams zaydites reprennent le pouvoir jusqu’au lendemain de la 2nde Guerre Mondiale. Le Yémen du nord devient un membre fondateur de la Ligue Arabe et entre aux Nations Unies en 1947. Gouverné par l’imam Yahya, le pays se ferme sur lui-même, imperméable aux progrès et aux influences étrangères. Après l’assassinat de Yahya en 1948, son fils Ahmad réussit à s'emparer du pouvoir. Il dirige le pays depuis Taez, l'ouvre aux influences extérieures et engage une politique de modernisation et de développement de l'instruction. En 1962, une semaine après sa mort consécutive aux suites d’un attentat, un coup d'Etat militaire, soutenu par l'Egypte, renverse son fils, qui s'enfuit en Arabie Saoudite. La République arabe yéménite (RAY) est proclamée, avec à sa tête le maréchal Abdullah al-Sallal. Aussitôt, éclate une guerre civile de 7 années, extrêmement violente, entre les royalistes appuyés par la Jordanie et l’Arabie Saoudite, et les républicains, soutenus par l’Egypte de Nasser, qui dépêche près de 100 000 soldats au Yémen. C’est la défaite de l’Egypte lors de la guerre de 6 Jours en 1967 qui, avec le retrait de ses troupes, met un terme définitif au conflit. Le chiite Al-Sallal est alors renversé par le sunnite Abdul Rahman al-Ariani. L’Arabie Saoudite reconnaît officiellement la République en 1970 et la réconciliation est enfin scellée entre royalistes et républicains. Après une longue période de conflits, le colonel Ali Abdallah Salah accède au pouvoir en 1978. Il fait appel, contre l’avis de Riyad et de Washington, à l'aide militaire soviétique en 1980 et, à l'intérieur, mène une politique d'équilibre entre les forces conservatrices et progressistes. En novembre 1981, il obtient qu’Aden réduise son aide aux guérilleros du Front National Démocratique qui livrent bataille dans le Sud. Une paix est finalement signée au début de 1983 et le FND dépose les armes. En mai 1983 puis en juillet 1988, Ali Abdallah Salah est réélu à la présidence de la République. En 1989, un accord est signé avec le Yémen du Sud, qui permet la réunification des deux pays en 1990. Le Yémen du Sud Après avoir conclu en 1935 un accord avec l’imam Yahya pour mettre un terme à la guérilla du nord, les Britanniques passent un accord avec l’Arabie sur la délimitation des frontières. Six émirats du Yémen du Sud forment, en 1958, une union, qui devient en 1962 la Fédération de l’Arabie du Sud, élargie à 17 états de la région. En 1967, sous la pression d’un mouvement nationaliste armé, la Grande-Bretagne accorde l’indépendance au Yémen du Sud, qui prend en 1970 le nom de République Démocratique et Populaire du Yémen. Le président Salim Ali Rubayyi instaure un régime marxiste. Le Front National de Libération, d’obédience marxiste, devient parti unique et les liens se resserrent avec l’Union soviétique Les réformes administrative et agraire soulèvent l'opposition des chefs des tribus et des milieux religieux, soutenus par l'Arabie Saoudite. La politique contradictoire menée par Rubayyi (il se rapproche de l’Arabie Saoudite en 1976, mais se comporte de façon agressive à l'égard du Yémen du Nord), ses ambitions personnelles, son isolement au sein du FNL provoquent en juin 1978 un soulèvement militaire au cours duquel il est renversé et exécuté. Ali Nasser Muhamad, devenu président en 1980, bien que marxiste, se montre soucieux de rompre l'isolement diplomatique de son pays. Cette orientation est contestée par l'aile dure du parti unique, le Parti Socialiste Yéménite. Les oppositions s'exacerbent et les règlements de comptes laissent un pays dévasté. Evincé en 1986, Ali Nasir Muhammad doit s'exiler. Une courte et violente guerre civile éclate alors. L’ancien premier ministre al-Attas est élu président en octobre de la même année. Il engage la démocratisation du Yémen du Nord à partir de 1989. Les difficultés de l’unification Le 22 mai 1990, la République arabe du Yémen (Yémen du Nord) et la République démocratique populaire du Yémen (Yémen du Sud) fusionnent pour former un seul Etat, la République du Yémen, avec Ali Abdallah Saleh comme président et al-Attas comme premier ministre. Cette fusion a été précédée de deux tentatives avortées, en 1972 et en 1979. L’unification se fait dans un premier temps par le haut : des négociations sont menées entre les régimes du nord et du sud, dans le respect d’une parfaite parité institutionnelle au sein du parlement et du Conseil présidentiel, en attendant des élections, prévues pour avril 1992. . Les ‘émeutes de la faim’ en 1992 et l’agitation politique obligent toutefois le gouvernement à reporter les élections d’une année. Elles ont lieu en 1993 : 121 sièges reviennent au CGP, 56 au PSY, 62 au Rassemblement yéménite pour la réforme, le parti islamiste. Ces trois partis forment une coalition au Parlement, ce qui permet au président et au premier ministre de rester au pouvoir. Malgré l’accord de réconciliation signé à Amman le 20 février 1994, cette coalition vole en éclats en avril, après la rupture entre le président Saleh et le vice-président Ali Salem al-Baid, originaire du sud, qui déclare la sécession du Yémen du Sud. Il donne ainsi le coup d’envoi à une guerre civile entre sudistes et nordistes, qui s’achèvera avec la prise d’Aden par les troupes nordistes et sans que l'intervention de plusieurs pays arabes qui portent le conflit devant le Conseil de sécurité de l'ONU ait eu un quelconque résultat. Réélu à la tête de l’État en octobre 1994, Saleh met fin à la présidence collégiale et forme avec le Parti al-Islah une nouvelle coalition, qui remporte à nouveau les élections en avril 1997. En janvier 1998, Saleh se proclame maréchal. Son soutien à des proches accusés de corruption entraîne la démission du président du Conseil, remplacé en mai 1998 par Abdulkarim al-Iryani. La situation politique intérieure souffre de surcroît à cette époque d’une péjoration du climat économique et social : émeutes et pillages provoqués par une forte augmentation des prix du pétrole en juin 1998, combats entre armée et diverses factions des régions nord, bombardements de villages par l'armée, destruction du pipeline transportant le pétrole vers la mer Rouge en juillet 1998, puis en août, attentats à la bombe sur le territoire de l'ancien Yémen du Sud. À ces multiples conflits, l'État répond par une poigne de fer, qui laisse peu de marge de manoeuvre au principal parti d'opposition, le Parti islamo-tribal de la Réforme. Le contentieux frontalier avec l’Arabie Saoudite, à propos des zones pétrolifères et aquifères, redevient tendu en janvier 1995, mais le conflit armé est évité de justesse. Le renoncement du Yémen sur les provinces perdues au profit de l’Arabie Saoudite en 1934, Asir, Najran et Jizan, est rendu officiel en février 1995. En décembre 1995, l’Érythrée s’empare de l’île principale de l’archipel des Hanish, certes peu peuplée, mais qui contrôle l’accès à la mer Rouge. Un arbitrage international est sollicité et l’île sera finalement rendue au Yémen en novembre 1998. En septembre 1999, Saleh remporte la première élection présidentielle au suffrage universel, avec plus de 96 % des voix, à l’issue d’un scrutin boycotté par une partie de l'opposition. Si le Yémen a mis fin à ses problèmes frontaliers avec l’Arabie Saoudite et l’Érythrée, la situation économique en 2000 reste encore difficile et l’insécurité forte, en raison de la recrudescence des prises d’otages de touristes étrangers par des groupes islamistes. Avec l'appui des agences internationales, le gouvernement du Yémen s'est lancé dans une stratégie à long terme destinée à réduire la pauvreté et à réaliser le potentiel du pays. Le Yémen à l’aube du XXIe siècle Au début du XXIe siècle, le gouvernement doit faire face à des mouvements rebelles islamistes, en particulier des Jeunes Croyants. En 2004, les affrontements près de la frontière avec l'Arabie saoudite font environ 400 morts. Au début du mois d'avril 2005, les forces du gouvernement attaquent leurs positions dans les montagnes du nord-est du pays. Trois semaines de combats dans la province de Saada provoquent la mort d'environ 200 personnes.

Politique

Le Yémen est une République islamique. Créée le 22 mai 1990, elle résulte de la réunion de la République Démocratique et Populaire du Yémen (Yémen du sud) et de la République Arabe du Yémen (Yémen du nord). C'est un état régi par la Sharia, comme l’indique la constitution (articles 1, 2 et 3). La constitution date du 16 avril 1991. Elle a été amendée le 28 septembre 1994. Le droit de vote est accordé à tous les citoyens de plus de 18 ans. Le président est élu pour un mandat de sept ans. Le vice-président et le premier ministre sont nommés par le président. Ali Abdallah Saleh est le président depuis le 22 mai 1990. Le président est le chef de l'État, tandis que le premier ministre est le chef du gouvernement. Le pouvoir législatif est exercé par une seule chambre de 308 sièges, renouvelée tous les quatre ans. Le droit du Yémen est basé sur le droit islamique, le droit britannique et les coutumes locales. La Cour suprême est la plus haute instance du pouvoir judiciaire.

Célébrité

La Reine de Saba, de son prénom Bilqis. Elle aurait rendu visite au roi Salomon vers le Xème siècle avant JC. Ce voyage est mentionné dans l’Ancien Testament et dans le Coran (sourate XXVII, verset 22). Arthur Rimbaud. Le plus fragile de nos poètes, et sans doute l’un des plus doués, a vécu 15 ans à Aden, une ville avec laquelle il entretenait des relations ambiguës d’amour et de haine…

Savoir-vivre

Le pourboire est soumis à votre libre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l’assurance qu’il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d’usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l’on a été satisfait du service. Pour les chauffeurs nous vous conseillons au minimum l’équivalent de 1.5 € ou 2 $ par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides. En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs, etc) les usages sont très variables. Nous vous conseillons de caler votre pourboire en fonction de l’économie locale : le prix d’une bière ou d’un thé, d’un paquet de cigarettes locales, etc vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront comme vous le faites naturellement chez vous de caler le montant de votre pourboire si celui-ci vous parait justifié. Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis. Les recommandations concernant les pays musulmans sont valables pour le Yémen. Les tenues doivent toujours être "décentes". Ainsi, il est préférable de porter des pantalons et chemises amples, des pantalons vagues ou jupes longues pour les femmes, ce qui est aussi beaucoup plus confortable pour le voyage. Evitez les shorts et bermudas, les débardeurs, les mini-jupes, les décolletés échancrés. Les 40 000 mosquées yéménites sont en majorité fermées aux touristes. Certaines d'entre elles sont néanmoins accessibles. N’y entrez jamais sans permission, déchaussez-vous avant d’entrer et couvrez-vous de manière correcte. Le ‘Qat. Les yéménites ne consomment pas d'alcool, en revanche ils s'adonnent au qat, une plante narcotique locale. Elle est omniprésente, jouit d’un statut officiel dans le pays et a même illustré un billet de banque. Dans le nord du pays et sur les plateaux du centre du pays, vous assisterez forcément au rituel du qat, et vous vous en verrez offrir une branche en signe de bienvenue quand vous serez accueillis quelque part. Sa consommation est tout un art. Pour "qater" correctement, c'est-à-dire chiquer, il faut conserver les feuilles entre la mâchoire et la joue jusqu'à ce que celles-ci viennent à former une petite boule. Les feuilles sont également utilisées pour aromatiser le thé. On dit que le qat stimule l'intellect, décuple les performances sexuelles et favorise la communication entre les hommes et avec Dieu…

Achat

Le djambia, poignard à lame incurvée et au manche travaillé, est évidemment un magnifique objet à rapporter. On trouve de très beaux bijoux en argent, de la myrrhe. Il ne faut par ailleurs pas oublier que le Yémen est le pays de l'encens. Les amateurs de miel rapporteront du miel du wadi Dohan, que l’on surnomme ‘le caviar de la vallée’. Les Saoudiens en font venir ‘à prix d’or’ ! Pour sa saveur, mais aussi pour ses qualités médicinales et peut être aphrodisiaques !

Cuisine

L'aliment de base du repas est le pain (en arabe Khobs), fait à base de froment ou d’orge. On le mange chaud en général. Il se présente sous forme de crêpes, de baguettes (routi), de petits pains ronds, ou de galettes aux mélanges divers (rouchouch, louhouh si elle est faite de sorgho). Le shafuut (pain au yoghourt, herbes et viande) est une entrée délicieuse, de même que le zahovik (ou zahawag) à base de tomates, d’herbes aromatiques et de fromage. L’été, on mange le chafout, une sauce faite de lait et de crème de riz assaisonnée de menthe et d’épices, dans laquelle on trempe ces crêpes. Le plat national est le salta, un ragoût épais, d'agneau, de boeuf ou de poulet accompagné de haricots, pois chiches et de riz, le tout parfumé de fenugrec et de coriandre. C'est un plat assez relevé comme la cuisine yéménite d'une manière générale, mais très savoureux. Le kibda est un plat emblématique également, dont le goût est un peu spécial. Il s’agit d’une préparation de foie de mouton ou de boeuf, que l'on fait revenir avec des légumes et des épices. Autres plats traditionnels : le foul, une purée de haricots ou de fèves très épicée, le mshakkle, un mélange de légumes, le lahram ranan, de la chèvre cuite au four dans une feuille de bananier, le tiagda, de la viande cuisinée avec légumes, sauce tomate et épices, le kabsa est un riz à la viande. Les kebabs sont très répandus. En hiver, les Yéménites consomment volontiers des bouillies de céréales (harich). La shorba est un met qui tient de la soupe et du ragoût. Elle se fait aux lentilles (shorba adas), à l’avoine (shorba burr), aux légumes (shorba khodar). Le poisson ne se trouve frais qu'au bord de la mer et à Sanaa. Le makhbasa sayed est un poisson cuit aux épices. Et à goûter absolument, le poisson dit « yéménite », cuit dans un four circulaire. De nombreux fruits frais sont vendus chez les petits marchands des souks. Les desserts sont à base de miel, très sucrés et délicieux. Le plus typique est le bint al sahn, une pâte levée, riche en oeufs, que l’on trempe une fois cuit dans du beurre fondu et du miel. Le fata est fait de pain, de banane écrasée et de miel. On trouve aussi une sorte de polenta d'avoine au miel. Le sabaya, un pain au miel, est servi pour le petit déjeuner.

Boisson

Le thé du matin est bu additionné de lait (chaï halib). Dans la journée, il est souvent aromatisé à la cardamome et aux clous de girofle ou servi avec de la menthe. Le café, pourtant excellent dans la région, est une denrée plus rare. Les curieux goûteront au qishr : une décoction préparée à base d'écorce de café, gingembre, clou de girofle et cardamome. Le résultat est un peu amer. Les jus de fruits abondent et de l’eau minérale en bouteille est en vente partout. Le Yémen interdit naturellement la consommation d'alcool. On n’en trouve sur place que dans les hôtels internationaux. L’importation est autorisée, dans la limite d’un litre par personne. Attention : la consommation d'alcool dans la rue est interdite et peut être considérée comme de la provocation.

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