Capitale

Sana’a

PIB

820 dollars. (France : 26 000 €)

Point culminant

Le Jebel an Nabi Shu'ayb culmine à 3 760 mètres.

Superficie

Le Yémen couvre une superficie de 536 900 km² soit 1,04 fois plus petit que la France.

Climat

Le Yémen présente quatre grandes typologies climatiques qui correspondent à sa morphologie géographique d’une part, et à sa situation de façade maritime d’autre part. Les vents humides venus de la côte rencontrent les masses d’air froid des massifs d’altitude et sont à l’origine d’une importante pluviométrie, qui profite à tout le pays, notamment par la descente des eaux depuis le gros massif central. Les hauts plateaux bénéficient d’un climat très agréable tout au long de l’année. Les températures n’y dépassent pas 30°C l’été et les nuits restent fraîches. Les paysages y sont très verts après les pluies, c’est à dire du mois d’août à fin octobre. A Sana’a et dans les montagnes, le climat est relativement constant. L’été, le mercure peut monter jusqu’à 30°C, mais le temps est sec donc la chaleur supportable, d’autant qu’une petite brise rafraîchit constamment l’atmosphère. En hiver, 20°C sont des moyennes de journées normales. Les nuits en revanche sont fraîches à froides, accusant parfois les 0°C. De mai à fin août a lieu la saison pluvieuse, qui amène de grosses averses, rapidement relayées par un ciel bleu et sans nuages. Sur la côte de la mer Rouge et de l’océan Indien, les étés sont chauds et humides (plus de 35°C) et les hivers très agréables (25°C). En bordure du désert, Mareb et Wadi Hadramaout, le climat est très chaud, sec et ensoleillé, avec des pluies au printemps et en été. La meilleure saison pour y aller est d’octobre à mai.

Géographie

Le Yémen, situé à la pointe de la péninsule arabique, fait partie des pays du Proche-Orient. Ses pays frontaliers sont l’Arabie Saoudite au nord, et le sultanat d’Oman à l’est. Le Yémen totalise 1906 kilomètres de côtes, répartis entre deux façades maritimes. Celle de la mer Rouge au sud, qui montre des paysages de dunes parsemées de roches volcaniques noires, sur fond d’eau bleu turquoise. Celle du golfe d’Aden, qui dessine, du nord au sud, une plaine côtière, la Tihama, qui s’étend sur quelque 40 à 80 kilomètres de large. Le climat y est tropical et son aridité est de place en place rompue par des oasis. Plusieurs îles font partie du territoire yéménite : l'île Kamaran en mer Rouge, l'îlot de Périm qui commande l'accès à la mer Rouge par le détroit de Bab el-Mandeb, et l'île Socotra, la plus grande, dans l'océan Indien. L’intérieur du Yémen se compose tout d’abord de hautes terres réparties entre plateaux d’altitude, montagnes volcaniques élevées et vallées intermédiaires, parcourues de wadi. Sana’a est installée à 2300 mètres d’altitude au cœur de cette grande région fertile, et les sommets culminent à plus de 3000 mètres. Ce toit de la péninsule reçoit les abondantes précipitations des moussons de printemps et d'été et leurs piémonts, arrosés de torrents aux crues violentes, comptent un chapelet d’oasis. Une agriculture sèche en terrasses a permi, dès la plus haute antiquité, l'implantation de populations sédentaires. "Le pays est fertile, le miel abondant, le bétail nombreux", rapporte Eratosthène. Côté oriental, les montagnes abaissent progressivement leur altitude pour former des plateaux désertiques, encore perchés à 1000 mètres d’altitude. .. C’est la bordure de l’implacable désert du Rub al –Khali, aux paysages formés de vastes étendues d’une aridité absolue et de dunes de sables blancs. Une "contrée sablonneuse et stérile où poussent quelques palmiers, des acanthes et des tamaris’. Entre la limite de cette région, le désert de Sab’atayn, et la plaine côtière du sud, s’étend la vallée du Hadramaout, qui fut le premier berceau des civilisations sud-arabiques. Sur 150 km environ, ce lit de rivière fossile, qui contient de l’eau en profondeur, s’inscrit en parallèle à la côte, et se prolonge par l’oasis du Wadi Dohan. C’est une vallée tout à fait extraordinaire, insolite dans ce contexte et que les premiers découvreurs n’ont d’ailleurs pas manqué de prendre pour l’Eden !

Economie

L’économie du Yémen repose sur trois ressources : le pétrole, l’agriculture et les revenus des travailleurs émigrés. Les hydrocarbures représentent environ un tiers du PIB, 70% des recettes budgétaires et plus de 90% des exportations. La production est d’à peu près 400 000 bidons par jour, plaçant le Yémen au 30ème rang des pays producteurs. Ce qui est peu par rapport aux pays limitrophes, mais qui assure au Yémen une relative indépendance financière. L’année 2005 a vu une baisse de la production par rapport à 2004. De nouvelles exploitations de gaz, prévus pour la fin de 2008, pourraient à terme compenser la baisse prévue des revenus pétroliers. L’agriculture emploie 47% de la population active selon la FAO. Elle est menacée à terme par les limites des réserves en eau, la grave diminution des nappes phréatiques, trop exploitées pour l’irrigation des cultures de qat, cette plante à effets hallucinogènes, qui représente un tiers de la production agricole. Les transferts provenant des travailleurs émigrés dans les pays voisins du Golfe n’ont pas retrouvé leur niveau d’avant 1991. Le Yémen reste le pays le plus faible du Golfe. En 2005, outre une baisse de ses revenus pétroliers, le pays a vu son inflation monter au-delà des objectifs fixés (11,8%), et le taux de croissance de son PIB se maintenir à un niveau à peine supérieur à celui de la population (2006 – estimation PIB/habitant : 820 USD). Le Yémen s’est engagé dans un programme d’ajustement depuis 1995, avec l’appui des institutions financières internationales. Certaines réformes ont été mises en place, concernant par exemple la restructuration des dépenses budgétaires, la libéralisation du commerce extérieur, l’assainissement du secteur bancaire. De nouveaux axes de développement sont à trouver. Les avantages comparatifs du pays sont toutefois restreints. Les ressources naturelles sont peu nombreuses, et la productivité reste faible. Malgré une législation raisonnable et plutôt favorable, malgré un faible coût de main d’œuvre, le Yémen n’arrive par à attirer de façon significative des investisseurs étrangers, ni à stimuler l’investissement national. La raison tient sans doute au fait que les autorités ne parviennent que difficilement à faire respecter la loi. L’aide internationale est donc sollicitée, sous forme de rééchelonnements et d’annulations de dette, dont le dernier est intervenu lors de la réunion du Club de Paris du 15 juin 2001. Cela dit, le Yémen reste, parmi les pays pauvres, celui qui reçoit le moins d’aide extérieure (8 USD/habitant en 2003). Produit Intérieur Brut : 2002 : 10 milliards de dollars, 2004 : 12 834 milliards de dollars Produit Intérieur Brut par habitant : 2002 : 477 dollars, estimation 2006 : 820 dollars Produit National Brut 2005 : 12.66 milliards de dollars Produit National Brut par habitant 2005 : 604 dollars Malgré les progrès réalisés au cours des dernières années en matière de participation des femmes à la main-d'œuvre yéménite pour atteindre 21,8%, elles représentent toujours 37,5 % des travailleurs de l'économie formelle mais seulement 9,2 % du secteur public formel, d’après des sources ministérielles. La première phase d'un programme de formation sur le travail décent et l'égalité entre les sexes, mené par les syndicats yéménites, a récemment instruit 100 formateurs (en parallèle avec le développement des matériels de formation grâce à un processus participatif impliquant les partenaires sociaux). Dans sa seconde phase, le programme de formation devrait toucher 40 000 travailleurs, hommes et femmes, dans tout le pays.

Faune & Flore

Par rapport au reste de la péninsule arabique, le Yémen apparaît comme luxuriant. Les cultures d’altitudes : café, sorgho, qat et cultures vivrières, s’organisent en terrasses, particulièrement spectaculaires autour de Sana’a et du Djebel Haraz. La montagne est devenue un véritable ouvrage d’art, perché parfois jusqu’à des sommets impossibles, avec des systèmes sophistiqués de circulation de l’eau. Sur les plateaux, la présence de sources permet la culture de fruits (amandes, noix, abricots, pêches, citrons, grenades). Les contreforts des plateaux centraux sont essentiellement occupés par des vergers de dattes, de mangues, de bananes et de papayes. Les vallées de l’Hadramaout et du wadi Dohan présentent une végétation de type tropical. Là, ce sont de minuscules oasis qui s’égrènent autour des points d’eau, où se développent volontiers les bougainvilliers. Les palmiers dattiers, manguiers et autres fruitiers laissent place plus loin dans le désert aux acacias et aux jujubiers sauvages, qu’apprécient les abeilles. Dans la Tihama, la végétation est diverse, variant des mangroves et des plantes résistantes au sel le long du littoral, aux graminées et aux arbustes épars dans les dunes. Le Yémen n’est pas très riche en mammifères sauvages, en raison notamment d’une sur-chasse. On trouve encore quelques bouquetins sur les sommets les plus élevés. La région de Taez était jadis peuplée de nombreux babouins. Ils sont aujourd’hui capturés pour servir d’animaux domestiques ou de cibles vivantes. Renards, lièvres dans les montagnes, hyènes, fennecs dans le désert ont quasiment disparu. On ne parle pas du léopard, devenu plus que rarissime. Les meutes de chiens ensauvagés et les chats errants sont en revanche légion aux abords des villes… Le Yémen est un territoire à la grande diversité ornithologique. Treize espèces sont résidentes, et de nombreuses autres y font escale lors de leur migration vers l’Afrique. Les échassiers se plaisent assez sur les côtes de la mer Rouge, et dans les marais salants de la région d’Aden. Le rare ibis chauve réside de temps en temps dans les zones humides du sud. Les canards et rapaces arrivent au Yémen vers le mois d’octobre. Aigles, busards et faucons sont nombreux à s’arrêter. Les Yéménites capturent les faucons, qu’ils dressent pour les revendre aux riches amateurs saoudiens. Les reptiles sont répandus. Qu’il s’agisse des caméléons, nombreux, et des lézards. Excessivement discrets, les vipères à corne, vipères marteau, et autres cobras ne donnent que peu d’occasion de rencontres ! Parmi les insectes, on trouve naturellement les scorpions. Les petits des villes du Haut Yémen ne sont pas dangereux outre mesure. Pour ceux du désert, c’est une autre affaire. Mais dans tous les cas, souvenez-vous qu’ils sont très peureux et que les guides et accompagnateurs ont l’œil ! Les littoraux et les eaux des deux mers bordières ont une faune très variée et abondante. On y voit mérous, requins bleus et marteau, raies, rougets, sardines, poulpe, langouste. Et du côté d’Aden, des tortues marines.

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