Population

5 145 000 habitants, un peu plus de 9% de la population du Royaume-Uni (2008).

Langue officielle

L’anglais et le gaélique écossais.

Langue parlée

98% des Ecossais parlent l’anglais (germanique occidental). 1,3% ont une vraie pratique du gaélique (langue celtique) ; on parle le gaélique dans le nord-ouest (les Western Islands en sont le véritable bastion). Dans l’est et au sud, on parle toujours un peu le scots et ses dérivés (1,3%) ; c’est également une langue germanique occidentale. Les communautés d’immigration récente parlent encore leurs langues respectives.

Peuple

Pour faire les Ecossais actuels, il a fallu des Pictes, des Scots, des Anglo-Saxons et des Normands.

Réligion

Les fidèles de l’Eglise d’Ecosse (presbytérienne, calviniste) sont majoritaires.

Fête Nationale

30 novembre : Saint Andrew’s Day.

Calendrier des Fêtes

1er janvier : Jour de l’an (le 2 est également chômé). 25 janvier : Burns Night, célébration du poète national, Robert Burns (1759-1796). Mars ou avril : Vendredi Saint (Good Friday) et Pâques. Premier lundi de mai : May Day. Dernier lundi de mai : Spring Bank Holiday. Premier lundi d’août : Summer Bank Holiday. 25 décembre : Noël. 26 décembre : Boxing Day.

Histoire

Lorsque les Romains s’installent en « Bretagne », ils appellent « Calédonie » le nord du pays. La Calédonie est peuplée de Pictes. Les Pictes sont battus en 83, mais les Romains trouvent le pays difficilement imposable. Ils construisent donc un mur pour séparer les Calédoniens des contribuables de la Pax Romana. C’est le mur d’Hadrien (à l’est du Tyne et jusqu’à Solway Firth, à l’ouest), qui marque la première frontière entre l’Ecosse et l’Angleterre (à partir de 120). L’Ecosse n’est donc pas annexée à l’Empire. Au Ve siècle, les Romains se retirent, abandonnant les Pictes et, comme des coquillages sur la plage, des Britto-Romains. Arrivent bientôt des Scots (d’Irlande), des Anglo-Saxons (VIIe siècle) et une pincée de Vikings (VIIIe siècle). Entre temps, Saint Ninian (mort en 432) et Saint Colomba (521-597) ont entrepris de christianiser le pays. Au Xe siècle, les Gaéliques (une synthèse de populations du nord-ouest) ont supplanté les Pictes. C’est l’émergence du royaume d’Alba (au nord des fleuves Forth et Clyde). L’Ecosse atteint alors ses limites actuelles ; ne manquent encore que quelques archipels. En 1066, Guillaume le Conquérant débarque. Il envahit l’Ecosse en 1072 et la contraint à payer tribut. L’Eglise conforte son ascendant sur les âmes. Au milieu de guerres incessantes, l’influence normande se renforce elle aussi. Bientôt, le roi d’Ecosse, Guillaume 1er le Lion, reconnait la suzeraineté du roi d’Angleterre. Les guerres continuent. La mêlée est incertaine. En 1295, l’Ecosse conclut l’Auld Alliance avec la France, contre l’Angleterre. 1320, le pape confirme la souveraineté écossaise. Les Anglais sont renvoyés dans leurs 22 mètres. 1326, premier parlement écossais. Essai. Rapidement transformé : sous Jacques 1er (1406-1437) et Jacques II (1437-1460), la monarchie écossaise est restaurée ; le pays connait un bel essor intellectuel (fondation de plusieurs universités : Saint Andrew, Glasgow et Aberdeen) ; Orcades et Shetland sont réunies à la couronne. Jacques IV (1488-1513) épouse la fille d’Henry VIII. Mi-temps. Au début du XVIe siècle, l’Auld Alliance est ravivée, les sujets écossais deviennent sujets français et les français, écossais (disposition supprimée par la France en 1903). Les hostilités avec l’Angleterre reprennent. L’influence catholique et française au pays des chardons est forte à cette époque, mais la Réforme écossaise (presbytérienne) est un lourd contrepoids. Les difficultés du règne de Marie Stuart s’expliquent en partie par ces déchirements religieux. Au milieu XVIIe siècle, une série de guerres (Guerres des Trois Royaumes) met, une fois de plus, l’Angleterre et l’Ecosse à feu et à sang. Charles 1er Stuart (1625-1649), Olivier Cromwell (1599-1658), les convenanters écossais et les parlements mènent la danse. En 1650, Cromwell envahit l’Ecosse et l’intègre au Commonwealth anglais. Sous Charles II (1660-1685) toutefois, elle retrouve une certaine indépendance. Pourtant, la pression épiscopalienne (anglicane) sur les presbytériens ne se relâche pas. L’arrivée de Guillaume d’Orange (1689-1702) et la Glorieuse Révolution (1688-1689) auront des conséquences positives pour l’Ecosse : le Claim of Rights est le pendant écossais à la Déclaration des droits (Bill of Rights) anglaise. Les soulèvements légitimistes (jacobites) rythmeront toutefois les cinquante premières années du XVIIIe siècle. En 1701, le parlement anglais installe sur le trône la famille de Hanovre. Six ans plus tard, un traité d’union entre l’Angleterre et l’Ecosse est ratifié. Le protestantisme triomphe des rois catholiques. Les parlements des deux nations sont abolis et remplacé par un parlement de Grande-Bretagne. Cela n’empêche pas l’Angleterre de mettre la culture écossaise sous l’éteignoir. Tartan et cornemuse sont interdits ou enrôlés dans l’armée coloniale britannique. Le changement du régime de la propriété terrienne provoque émigration (dans l’empire, en Ulster) et exode rural. Ces mouvements mettent des bras à la disposition de la révolution industrielle, dont l’Ecosse va bénéficier dans le cadre de l’Union. Au cours du XIXe siècle, le développement de l’industrie lourde dans les Lowlands est important. L’Ecosse participe à l’expansion britannique. Elle en paie le prix : pendant la Première Guerre mondiale, les Ecossais sont nombreux à aller se faire trouer la peau sur le continent. Les années vingt et trente sont difficiles, la situation économique se dégrade, des tensions sociales se font jour. La Seconde Guerre en appelle encore à l’Ecosse : elle est une clé de la guerre de l’Atlantique. La récession économique marque encore l’après-guerre. Jusqu’à ce que, dans les années soixante-dix, le pétrole et le gaz de la mer du Nord permettent de relancer la machine et d’en amorcer la reconversion. Le Scottish National Party prend son essor. La décentralisation est dans les têtes. Londres freine, puis, en 1997, un referendum positif permet le rétablissement du parlement et la dévolution des pouvoirs à l’Ecosse.

Politique

L’Ecosse relève d’une monarchie parlementaire (le Royaume-Uni), dont elle est l’une des nations constituantes. Elle dispose d’un parlement (128 députés) depuis 1998. La dévolution des pouvoirs accordée par le parlement britannique (1999) confie à l’Ecosse l’éducation, la santé, l’administration locale et certains aspects du développement économique. Les « sujets réservés » (défense, politique étrangère, politique fiscale) demeurent prérogatives de Londres.

Célébrité

John Archibald MacLellan (1921-1991), capitaine des Queen’s Own Highlanders, MBE, fut l’un des grands sonneurs de Great Highland Bagpipe (grande cornemuse) du siècle. Il fut aussi compositeur. Quand on sait ce que la cornemuse est à l’Ecosse… Marie Stuart (Marie 1re d’Ecosse, 1542-1587), reine d’Ecosse (1542-1567) et de France (1559-1560). Les trônes et les querelles religieuses ont eu raison de cette souveraine catholique et francophile : décapitée par Elisabeth 1re d’Angleterre. Rod Stewart (né en 1945) est un authentique chanteur populaire. Ce n’est pas toujours du meilleur goût, mais bien souvent relevé d’une certaine classe rock’n roll. De ces gens qu’on a, en tout cas, plaisir à retrouver au détour d’un poste radio. Adam Smith (1723-1790) fut le père de l’économie politique et l’un des jalons, entre Montesquieu et John Stuart Mill, de la pensée libérale. Richesse des nations, son livre le plus célèbre (1776), aura jeté les bases de la pensée économique moderne. Jackie Stewart (né en 1939), trois fois champion du monde de Formule 1 (1969, 1971, 1973), est l’une des figures attachantes du sport automobile. Gentleman, pilote de très grand talent, il fit beaucoup pour l’amélioration des conditions de sécurité en course. Sean Connery (né en 1930) fit une telle impression sur Ian Fleming, que celui-ci en vint à préciser les origines écossaises de son héros, James Bond (fils de Sir Andrew Bond of Glencoe). C’est que l’espion ne porte pas seulement le smoking, il porte aussi le kilt. Quant à Sir Sean, rangé des Aston Martin, il milite activement au Scottish National Party.

Savoir-vivre

Dans les hôtels et les restaurants, il est d´usage, si le service n’est pas compris, de laisser un pourboire équivalant à 10 ou 15% du montant de la facture. Pour les taxis, le pourboire équivaut également à 10 ou 15% du montant de la course. A un chauffeur, en cas de transfert, de 1 à 3 livres. Enfin, pour les porteurs, compter de 50 pence à 1 livre par valise, selon standing. On dîne tôt, vers 19h00 ; il sera difficile de trouver un restaurant ouvert après 20h30, surtout hors saison.

Achat

La laine (tartan, tweed, shetland…) : kilts, pulls, costumes et vestes, chaussettes, cachemires, couvertures, écharpes, cravates, etc. Ou le saumon fumé, la marmelade, les sauces, les thés (fumés, en particulier). Les bijoux d’inspiration celte. Et, last but not least, le whisky.

Cuisine

La journée commence par le breakfast : céréales, œufs, saucisses, bacon et, si tout va bien, baked beans (haricots blancs), plus jus d’orange, plus thé. Après cela, on peut envisager la journée avec optimisme et se contenter de fish and chips à midi (ce qui permet d’éviter certaines horreurs de la restauration rapide, auxquelles les Ecossais sacrifient sans états d’âme apparents). Il faut espérer avoir droit, le soir, à l’authentique cuisine écossaise. Les restaurants sont assez chers, mais certains d’entre eux méritent le sacrifice : de jeunes chefs retravaillent à merveille les produits traditionnels (viandes, poissons fumés) et réservent de savoureuses surprises. Quant à la cuisine familiale, elle est assez difficile à dénicher ; les B&B sont une bonne piste : soupes, tourtes, rôtis, poissons, tout est bon (et les desserts !). Etre invité à partager le plat national (le haggis, la panse de brebis farcie) vous honore et vous régale. Les pubs servent en général une cuisine honnête et simple à midi.

Boisson

Le thé, bien sûr. On en trouve de multiples variétés, mais, au fond, les Ecossais s’en tiennent en la matière à un strict classicisme (avec du lait). Les thés fumés ont des adeptes… En fait de boissons sans alcool, on consomme des sodas, comme partout, mais aussi des spécialités locales, comme l’Irn-Bru (« Iron Brew », brassage de fer), boisson tonifiante à la singulière couleur orange, produite depuis 1901 et dont la consommation concurrence celle du Coca-Cola. Dans les pubs coule la bière, faut-il qu’on le souligne. La lager est blonde et légère, servie fraiche ; ce n’est pas la plus consommée. On lui préfère les ales, rousses ou blondes, plus british, ou les stouts, sombres et crémeuses. Techniquement, c’est le mode de fermentation qui différencie les ales et les stouts, d’un côté et les lagers de l’autre. En général, ales et stouts ont plus de « matière » que les lagers. Dans tous les cas, on vous servira ça dans un verre ou une pinte de 57 cl. Et tout est bien meilleur à la pression (on tap). Et puis, le whisky. Ecossais et Irlandais s’en disputent l’origine ; le débat n’est pas tranché (mais bon, les moines irlandais ne sont pas allés évangéliser l’Ecosse les mains vides…). C’est un alcool de grain (orge, en général). Il y a désormais cinq appellations reconnues : Single Malt, Blended Malt, Single Grain, Blended Grain et Blended. Les différences sont de deux ordres : malt (céréale germée) ou pas (« grain ») ; « single » (d’une seule distillerie ; aggravé en Single Cask, d’une seule barrique) et « blended » (un assemblage). Le Single Cask serait donc le whisky le plus « pur » et le Blend, le plus composé (mais les Blended Whiskies ne doivent pas être méprisés a priori, il y a tout un art de la composition). Différents paramètres interviennent pour donner à chaque whisky sa personnalité et sa palette d’arômes (tourbé, fumé, fruité, miellé, etc.). En Ecosse, la seule chose que l’on puisse, décemment, mettre dedans, c’est un peu d’eau, autrement, don’t dare add anything to it ! La dose ordinaire est « a dram » (soit 1,25 once).

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