Point culminant

Mont Vinson, 4 892 mètres (dans les monts Ellsworth).

Superficie

14 000 000 km², soit un peu plus de 25 fois la France. 280 000 km² sont libres de glace.

Climat

Froid. En hiver, sur le continent, les températures atteignent des minima de -80 à -90° ; mais, l’été (décembre, janvier et février), en péninsule Antarctique, elles varient entre +2 et -3°. Sec. Pas plus de 200 à 300 mm de précipitations annuelles sur les régions côtières ; l’été étant la saison la moins floconneuse. Venteux. Des vents catabatiques balaient régulièrement les zones littorales ; ils faiblissent un peu en décembre et janvier. Instable. Dans les hautes latitudes (50° et 60° parallèles), les conditions météo évoluent très vite. Une dépression, suivant un cycle régulier, passe toutes les 48 heures. Le passage de Drake est particulièrement venté et le bateau peut être chahuté pendant une trentaine d’heures. Variations inopinées également sur la péninsule et les Shetland du Sud.

Géographie

L’Antarctique, baigné par l’océan Austral, est situé autour du pôle Sud. Il est constitué d’une grande île principale et d’îles et archipels secondaires, dont le 60° parallèle sud marque la limite de distribution. Le littoral présente différents types de formation : barrières et murs de glace, courants glaciaires, ice shelves, roches… Une haute chaîne montagneuse (la chaîne Transantarctique) s’étend de la mer de Weddell à la mer de Ross. Elle sépare les calottes glaciaires de l’Antarctique occidental (ouest de la mer de Weddell et est de la mer de Ross) et de l’Antarctique oriental. Les monts Ellsworth, où s’élève le plus haut sommet austral, se trouvent au sud-ouest de la plateforme de Ronne, en Antarctique occidental. Le « parc montagneux » est abondant et divers ; on trouve des sommets élevés sur un certain nombre d’îles secondaires. Sur l’île de Ross, le volcan Erebus (3 794 m) est en activité depuis plus de trente-cinq ans. L’inlandsis (d’une profondeur moyenne de 1,6 km) couvre 98% du territoire ; il représente 70% du volume d’eau douce de la planète. On a répertorié 70 lacs subglaciaires environ. Le plus grand d’entre eux, le lac Vostok, équivalant au lac Ontario, a été localisé sous 4 km de glace. La banquise couvre 4 000 000 de km² en été et 25 000 000 en hiver. La péninsule Antarctique, à l’ouest du continent, est longue de 1 500 km. Elle est bordée de nombreux îles et îlots. C’est un territoire montagneux, culminant à plus de 3 000 m, et presqu’entièrement couvert de glaciers. L’été, le nord de la péninsule (la terre de Graham) et les Shetland du Sud (îles Eléphant, du Roi-George, Livingstone, Deception… à 120 km au large de la péninsule), dont les eaux sont pratiquement libres de glace de mer, sont de splendides points d’observation de la faune.

Economie

L’exploitation des ressources minérales (charbon, pétrole, fer, platine, cuivre, chrome, nickel, or…) est suspendue jusqu’en 2048. Il n’y a aucune activité industrielle en Antarctique. La pêche est strictement contrôlée. Cependant, le braconnage de la Légine antarctique, par exemple, ou les campagnes japonaises de chasse à la baleine, sont préoccupants. Le tourisme, qui connait un développement certain, a aussi suscité des mesures d’encadrement et de conservation des sites.

Faune & Flore

Les conditions ne sont pas, c’est le moins qu’on puisse dire, favorables au développement d’une flore importante. Pour l’essentiel, seuls des lichens et des mousses ont pu s’adapter au climat froid et sec, au manque d’apport nutritif et à la longue nuit polaire. Quelques champignons et des hépatiques complètent le tableau pendant une brève période estivale. Certaines bordures continentales, le nord de la péninsule et les Shetland du Sud, ont un couvert végétal régulier (mais fragile et discontinu). Pour la faune, il y a d’abord le krill, une petite crevette, qui constitue des « essaims » où viennent croquer baleines, phoques, poissons, manchots ou encore Homo sapiens. C’est le maillon essentiel de la chaîne alimentaire. Les mammifères marins sont largement représentés : phoques de Weddell, crabiers, de Ross ; léopards de mer ; éléphants de mer ; otaries à fourrure. Parmi les cétacés citons la baleine bleue, la baleine à bosse, la baleine franche, des rorquals (commun, petit, boréal), l’orque et le cachalot. 13 espèces d’oiseau se reproduisent en Antarctique ; ce sont les Manchots d’Adélie, papou, à jugulaire, empereur (exceptionnellement), le Damier du Cap, le Pétrel géant, le Pétrel des neiges, l’Océanite de Wilson, le Cormoran impérial, le Chionis blanc, le Labbe antarctique, le Goéland dominicain et la Sterne couronnée. D’autres (l’Albatros hurleur, le Prion de la désolation, le Fulmar géant…) ne font que passer… Notons encore que le plus grand animal purement terrestre du continent est la mouche endémique Belgica antarctica (6 mm) et que le Calmar colossal (Mesonychoteuthis hamiltoni), qui est le plus gros invertébré connu, hante le grands fonds…

Utile

Contactez un spécialiste de l'Antarctique