Population

19 747 586 habitants (2008).

Langue officielle

L´arabe.

Langue parlée

57,2% des habitants parlent l’arabe levantin du nord (parler de Damas et des médias). On parle également les arabes syrien du nord (11,7%), najdi (3,2%), mésopotamien du nord (2%). Le kurde se pratique (6,3%) dans le nord-est et l’arménien (2,8%) autour d’Alep, le circassien (0,1%) dans le sud. De nombreuses personnes d’un certain âge parlent encore le français.

Peuple

Les Arabes représentent 88% de la population ; il faut y ajouter des Kurdes (8%) et des Arméniens (2,8%), plus quelques dizaines de milliers de Circassiens et de Syriaques. Les communautés immigrantes n’ont pas beaucoup d’importance numérique, en dehors des 400 000 Arabes palestiniens.

Réligion

90% des Syriens sont musulmans : 70% de sunnites, plus des chiites, des ismaéliens, des alaouites, plus des druzes. Les chrétiens, en dépit de leur faible nombre, témoignent d’une histoire foisonnante ; la moitié d’entre eux sont des syriaques d’Antioche, l’autre moitié est composée de maronites et de chaldéens (catholiques orientaux), de catholiques romains, d’arméniens, d’assyriens… La très ancienne communauté juive est désormais résiduelle.

Fête Nationale

17 avril : anniversaire du retrait des troupes françaises (1946).

Calendrier des Fêtes

1er janvier : Jour de l'an. 8 mars : fête de la Révolution (1963). 9 mars : fête des Enseignants. 21 mars : fête des Mères. 7 avril : fête du parti Ba’as. 17 avril : fête nationale. 1er mai : fête du Travail. 6 mai : fête des Martyrs. 6 octobre : fête de la Victoire de 73. 25 décembre : Noël. Fêtes religieuses musulmanes (dépendant d’un calendrier lunaire, elles changent de dates chaque année) : Ramadan ; l’Aid el-Fitr (ou Aïd el-Seghir) marque la fin du mois de Ramadan ; l'Aïd el-Kebir (ou Aïd el-Adha) commémore le sacrifice d'Abraham ; Al-Mawlid an-Nabawi célèbre la naissance du Prophète ; nouvel an musulman (Ras el-Am). Les chrétiens célèbrent Pâques à une date variable, selon le calendrier grégorien ou selon le calendrier julien.

Histoire

Le territoire syrien est un carrefour des civilisations depuis la plus haute antiquité. Son feuilletage historique est donc particulièrement épais. L’empire sémite d’Ebla (60 km au sud d’Alep), apparu au IIIe millénaire avant JC, s’étendait du nord de la mer Rouge à la Mésopotamie et à la Turquie ; il fut détruit par les Hittites en -1600. L’importante cité de Mari, sur le Moyen-Euphrate, apparait également au IIIe millénaire, elle est contemporaine de la civilisation sumérienne d’Uruk ; elle sera détruite par les Babyloniens en -1760. La civilisation d’Ougarit (près de Lattaquié) est signalée par les archives de Mari dès le XIXe siècle ; elle est détruite, avec la domination hittite, par les « Peuples de la mer » au XIIe siècle avant JC. Doura Europos (à 24 km au nord de Mari) est une fondation macédonienne (autour de -300) ; les Sassanides prennent la ville en 256. Palmyre, dont la Bible attribue la fondation à Salomon, connut diverses occupations avant de décliner à partir du IVe siècle de notre ère. Voilà pour les grands sites archéologiques. La région est essentielle au développement du christianisme primitif et à la geste paulinienne (qui commence sur le « chemin de Damas »). Damas, fondée au IVe millénaire avant JC. Les Phéniciens, les Hébreux, les Araméens, les Assyriens, les Babyloniens, les Perses, les Grecs, les Arméniens, les Romains, les Nabatéens, les Byzantins se succèdent jusqu’à l’arrivée des Arabes (639). Les Omeyyades (661-750) transportent le califat de Médine à Damas. Puis viennent les Abbassides, qui établissent leur capitale à Bagdad. Damas demeure un centre commercial et religieux important. Au XIIe et au XIIIe siècle, les royaumes croisés son installés sur la côte ; les Mongols ravagent la Syrie centrale et s’emparent de Bagdad en 1258. Fin des Abbassides. Les Mamelouks, qui leur succèdent, ont deux capitales : Le Caire et Damas (reliées par un Pony Express avant la lettre). En 1400, Tamerlan met à sac Alep et Damas, dont la population est passée au fil du cimeterre, à l’exception des artisans, déportés à Samarkand. L’ouverture de voies maritimes vers l’Orient (fin du XVe siècle) entraine le déclin des routes commerciales terrestres : la Syrie entre en sommeil. En 1516, les Ottomans attaquent les Mamelouks ; Le Caire tombe un an plus tard. Les Turcs vont administrer la Syrie jusqu’à la Première Guerre mondiale. C’est le XIXe siècle qui voit renaitre le nationalisme arabe, auquel la révolution Jeunes-Turcs (1908) donnera des arguments : nationalisme contre nationalisme. Pendant la Grande Guerre, la Sublime Porte, rangée au côté de l’Allemagne, est attaquée par la Grande-Bretagne, qui soutient la Révolte arabe. Le 3 octobre 1918, Damas est libérée. L’émir hachémite Fayçal s’y installe. Mais, Britanniques et Français avaient depuis longtemps envisagé le dépeçage de l’empire ottoman et s’étaient partagé le Levant : une zone nord (la Syrie, avec le futur Liban) reviendrait à la France ; la Jordanie et l’Irak, à la Grande-Bretagne. Ce gentlemen’s agreement est validé par la Société des Nations le 25 avril 1920. La pression européenne désorganise le nouveau pouvoir arabe. Le 22 mars 1920, le Liban a déclaré son indépendance. Les troupes françaises interviennent ; elles entrent dans Damas, le 24 juillet. La création d’un Etat libanais est confirmée (août ; indépendance formelle : 1943). La France impose son « mandat » (qui a, comme celui des Britanniques, pour objectif la mise en place d’Etats indépendants). De 1925 à 1927, une importante révolte gagne tout le pays. Pourtant, celui-ci est modernisé ; des institutions nouvelles sont mises en place : un président de la République syrienne est élu en 1936 (Hachem al-Atassi, 1875-1960). Néanmoins, la France traîne les pieds. Après la défaite de 1940, Vichy maintient une présence française en Syrie et au Liban. En 1941, avec l’aide des Anglais, les Français libres reprennent la main. De Gaulle déclare vouloir ouvrir le chemin de l’indépendance. Et, de fait, le pays jouit d’une très large autonomie. A la fin de la guerre, la France ne contrôle plus la situation ; les Syriens (et les Britanniques) imposent le retrait des troupes, qui est achevé le 17 avril 1946. Le président de l’indépendance est Shukri al-Kuwatti (1891-1967). La situation politique est toutefois instable. En 1948, une première défaite contre Israël n’arrange rien. Les années 1949-1955 voient se succéder les coups d’Etat militaires. On signe un traité d’union avec l’Egypte de Nasser, qui donne naissance à la République arabe unifiée (1958). Le mariage dure cinq ans. Puis, retour aux affaires nationales. Et aux coups d’Etat : en 1963, la parti Ba’as syrien prend le pouvoir. Après un galop d’essai modéré, les ultras prosoviétiques s’emparent des commandes (1966). L’année suivante, la Guerre des six jours tourne au désastre. Décidé à remettre de l’ordre dans la maison, Hafez el-Hassad prend la direction des opérations. Il recadre la politique syrienne : moins d’URSS, dans un premier temps, mais une attitude rugueuse à l’égard d’Israël. Et de subir une troisième défaite (Guerre du Kippour, 1973), qui se solde par l’occupation du plateau du Golan. On se refait une façade au Liban, à l’appel des milices chrétiennes (1975). Mais l’économie souffre des conflits à répétition. Les années 1980 sont marquées par un traité d’amitié avec l’Union Soviétique et par le soutien à l’Iran contre l’Irak (1980-1988). Marquées également par la poursuite d’une politique d’hégémonie au Liban (accords de Taef, en 1989 ; « échange » de l’Irak contre le Liban, pendant la crise de 1990-1991) et par la stabilisation du régime (éradication des Frères musulmans, 1980-1982). La question du Golan maintient la Syrie en dehors des différents processus de paix avec Israël. Hafez el-Hassad meurt en 2000 ; il est remplacé par son fils Bachar (né en 1965).

Politique

Régime présidentiel fort : le président est à la fois le chef de l’Etat et du gouvernement, du parti Ba’as (nationalisme arabe et socialisme) et du Front national progressiste (qui regroupe les organisations politiques légales). Autant dire qu’il a les choses en main et pas trop de difficultés pour se faire réélire, par referendum, tous les sept ans.

Célébrité

Sultan al-Atrach (1891-1982) est une figure du nationalisme arabe : il a combattu les Turcs, puis, inlassablement, les Français, jusqu’en 1946. Après 1948, il a plaidé pour l’unité arabe contre Israël. Sa conception laïque de l’Etat et son attachement à ses origines druzes syriennes en ont fait une figure populaire. Adonis (Ali Ahmed Saïd Esber, né en 1930) est l’une des grandes figures de la poésie arabe contemporaine. Son œuvre mêle références à la grande tradition, engagements contemporains et audaces formelles (qui auront suscité bien des méfiances). Traducteur en arabe de Baudelaire, Michaux, Saint-John Perse… Jean Damascène (676-749). Né dans une grande famille arabe chrétienne, Mansour ibn Sarjoun, fut intendant général sous plusieurs califes omeyyades, puis moine. Théologien, controversiste (l’iconoclasme, l’islam) et hymnographe, il a été déclaré saint et fait docteur de l’Eglise catholique romaine. Farid El Atrache (1915-1974), né dans une famille druze syro-libanaise, fut le maître du oud mélancolique et de la chanson triste. Homme à femmes, vedette de l’écran et de la scène, il a cultivé l’art de l’échec avec l’entêtement d’un Verlaine. Incarne les fragilités de l’homme arabe. Hafez el-Hassad (1930-2000). Trente ans au pouvoir, des portraits partout : immanquable. Il aura logiquement transformé un régime autoritaire instable en dictature impavide. Le pays y a gagné la reconnaissance que procurent invariablement la durée et la cohérence…

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service. Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, l´équivalent de 1,5 ou 2 euros par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides. En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…) les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du lieu : les prix d´un soda ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant. Au restaurant, 10% du montant de l’addition sont dans la norme. Ces indications concernent surtout les voyageurs individuels. Notez aussi que, d’une région à l’autre, les choses peuvent varier sensiblement (se renseigner). Si vous voyagez en groupe, consultez la fiche technique de votre circuit pour plus de précisions. Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis. Si on vous invite à prendre un thé, un café, à fumer un narguilé ou si on vous offre une cigarette, acceptez de grand cœur. Si vous fumez, on appréciera que vous offriez en retour l’une de vos cigarettes.

Achat

Les tissus sont souvent splendides : brocart de Damas, foulards de soie chatoyante d’Alep… Mais aussi savon d’Alep (huile d’olive et laurier), marqueteries, nappes brodées, narguilés, tapis, bijoux… Le souk de Damas regorge de fruits secs de qualité extra ; la ville est également réputée pour son excellent chocolat. Quant aux confiseries de pâte d’amande, elles sont une spécialité d’Alep.

Cuisine

Une petite faim ? Safiha est un petit pâté de mouton ; shawarma, de l’agneau (gras) rôti et servi dans une galette avec tomate et oignon ; foul, une soupe épaisse de fèves ; manakish, la pizza syrienne, une pâte à pain agrémentée de thym, de fromage ou d’agneau émincé… Parmi les plats de mezzé, citons le hommous (purée de pois chiches à l’ail et à l’huile d’olive), le kebbé nayé (tartare d’agneau au blé concassé, oignon et menthe), le taboulé, le bourak (feuilleté au fromage), la cervelle d’agneau au citron, la mousse d’ail… Ces plats s’accompagnent de crudités et de légumes ; pour se servir, on utilise des morceaux de pain pita. Les brochettes de poulet ou d’agneau (kebabs, si la viande est hachée) sont très communes, tout comme les boulettes de viande (kofte) ou les aubergines farcies. La Syrie est renommée pour ses fromages. Des noix, pâte d’amande, pistaches, miel, fleur d’oranger, on fait les pâtisseries.

Boisson

On trouve partout de l’eau minérale et des sodas. A Damas et Alep, de petites échoppes proposent de délicieux jus de fruit. Le laban est un yaourt liquide, qui accompagne parfaitement les mezzés. Le café est « turc » ; il peut être vert et parfumé à la cardamome. Le thé est traditionnel dans les cafés et diversement parfumé (en sachet, il est plus cher… et moins bon). Le karkadé est une infusion de fleurs d’hibiscus ; il se boit frais. Les bières locales sont blondes et légères. Le vin est une vieille histoire en Syrie (Pline l’Ancien et des amphores en témoignent). L’arak est une anisette.

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