Un rappel du contexte tout d’abord. En Martinique considérez 3 formes de tourisme. Le vert, pratiqué dans le Nord, le bleu plutôt dans le Sud et le multicolore à peu près partout.

Vert : au pied de la montagne Pelée les plages de sable noir, sur les flancs la forêt tropicale, véritable jungle avec ses mille variétés de fleurs et d’arbres, les jardins botaniques de toute beauté et les bananeraies ondulant sous le vent.

Côté bleu fermez les yeux et imaginez les lagons turquoise, les ilets, les plages de sable blanc éclatant, les criques, les anses d’un littoral béni des dieux et la pointe du Diamant posée tel un joyau sur l’océan. Ouvrez les yeux : vous êtes arrivé.

Côté multicolore, vivez les marchés chamarrés, lisez les noms fleuris des légumes : cousse couche, giromon, christophine, carambole, cerise pays ; voyez les habitations d’antan, les varangues et leurs fauteuils planteur sur les planchers craquants, les antiques distilleries. Humez la canne et la banane, dégustez le rhum, le blaff de poisson, la matoutou de crabes, le féroce, bien nommé mélange de morue et d’avocat. Pas d’inquiétude quant aux indigestions, le marché local regorge de plantes médicinales dont on vous expliquera les vertus avec ce délicieux accent créole qui exhale le soleil dans la voix.

Ceci posé, avouez qu’il y a de quoi remplir de belles vacances. Alors, certes le douanier à l’aéroport est rarement souriant. En cela il imite son collègue de Roissy. Le taxi est souvent bourru, tout comme à Paris.

Petite contrariété : la chambre de commerce locale prend sa dime de 25€, payable sur place, quand vous louez une voiture, mauvaise habitude prise auprès de ses consœurs métropolitaines. Car la Martinique c’est la France. Une France caraïbe, ensoleillée et nonchalante. Les routes sont bonnes, les radars aussi (pas d’excès de vitesse, vous êtes en vacances), l’eau du robinet est potable, le téléphone fonctionne parfaitement, appeler Paris est un appel national, le pharmacien prend votre carte Vitale, les cartes de crédit fonctionnent partout, les distributeurs de billets aussi. On déjeune entre 12h et 14h30 (pas plus tard comme en province). On dine entre 19h et 21h. On y mange divinement bien pour peu qu’on se fie aux adresses conseillées par Voyageurs du Monde. Comme en métropole le service est inclus mais on laisse un petit quelque chose en plus. On marchande rarement, un peu quand même sur les marchés de l’intérieur de l’ile, sans quoi on passerait trop vite et ce serait pécher. Ici, contrairement à la Mère Patrie on se salue quand on se croise. On se sourit, on dit “bonjour“ et “au revoir“ à plein de gens qu’on ne reverra sans doute plus. La Martinique est gracieuse et lascive. Comme Joséphine qu’on vénère. Les dames sont élégantes, encore plus le dimanche à la messe. Les chapeliers sont un commerce encore florissant tout comme les brodeuses ou les couturières. Madinina puisque tel est son nom est une ile sucrée qui vous enveloppe et vous envoûte aussi vite que le ti’punch vous fait tourner la tête sans vous enivrer tout à fait.

Très beau voyage.

 

INFO +

Le prix de la nuit s’entend généralement sans petit déjeuner

Carte de crédit et pièce d’identité sont demandées lors de l’arrivée afin de garantir le règlement des extras en fin de séjour.

Taxe de séjour à régler sur place auprès de l’hôtelier. Prix par jour et par personne. Elle oscille généralement entre 0,90€ et 1.50€.

Sargassum agaçante ! La sargasse est une algue brune dérivante que les courants marins, un peu déboussolés par le réchauffement climatique, font échouer sporadiquement sur les rivages de la mer des Caraïbes et du golfe du Mexique. Pour quelques heures, une journée ou plusieurs, les prévisions sont impossibles à établir, une portion de littoral en est couverte, ce qui entrave momentanément le déroulement des activités de plage et la baignade (sans parler de pêche ou de conchyliculture). Dès que les marées ou la bonne volonté des hôteliers ont nettoyé tout ça, la vie reprend son cours régulier. Les algues ne devenant une véritable nuisance que si on les laisse se décomposer sur place. La multiplicité des facteurs en cause ne permet pas d’anticiper ces échouages dont des conditions générales donnent à penser qu’ils seront un phénomène récurent et durable. Dès lors, comme le font les habitants des régions concernés, les voyageurs devront vivre avec cet envahisseur à éclipses…

 

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