Il n’y a pas de doute: votre voyage sera superbe. La Jamaïque est une île fabuleuse, il suffit juste de connaître quelques règles, us et coutumes. C’est le seul but de ce petit vade-mecum volontairement exagéré et légèrement taquin…

 

Vous irez d’abord en Jamaïque pour les plages. Vous ne serez pas déçus. Vous découvrirez aussi que le pays est truffé de cascades, de montagnes, de vallées. Qu’il y pleut beaucoup mais jamais longtemps. Que le mélange eau/soleil/altitude forme une végétation sublime et donne des paysages somptueux. Vous allez découvrir une île superbe au-delà de votre imagination.

On vous a seriné de conseils sur l’insécurité. C’est un peu vrai dans certains quartiers de Kingston où vous n’irez qu’en visite guidée. C’est moins le cas ailleurs et pas du tout dans les hôtels particulièrement bien gardés. Il ne faudra pas en revanche laisser traîner quoique ce soit dans votre voiture. L’aigrefin Jamaïcain est, malgré les apparences de la nonchalance, vif et rapide. Il ne vous laissera aucune chance si vous le soumettez à la tentation. Ceci étant il n’y a pas de terrorisme et les touristes n’ont que très rarement des problèmes sérieux. La Jamaïque a de perpétuelles coupures de courant mais vous n’en souffrirez pas : tout le monde, les hôtels en particulier, a des générateurs. Reste une inconnue : même en cas de panne généralisée la musique continue d’inonder les rues de ses rythmes.

Parce que vous êtes dans LE pays de la musique. Elle est partout, jusque tard dans la nuit, et souvent tôt le matin. À se demander qui travaille et quand, à part les musiciens. Puisqu’on parle de rythmes : ici tout est lent sauf Usain, l’idole nationale juste après Bob Marley.

On attend, on fait la queue, pas toujours disciplinée, le temps n’a pas la même dimension. On va vous héler dans la rue : “Yeah man. Jah bless you“. Souriez gentiment et continuez votre chemin. La mendicité est un sport national mais on n’est pas obligé d’être supporter.

Le mot perpétuel est : “respect”. On attend beaucoup du respect sans savoir vraiment quoi. Un exemple néanmoins, avant de photographier quelqu’un “respect” : demandez l’autorisation.

La Jamaïque possède sa propre monnaie, le dollar local. On en trouve dans tous les distributeurs qui prolifèrent dans les villes. La carte Visa et aussi American Express sont acceptées dans les endroits touristiques. On peut payer en dollar US mais la monnaie sera rendue en Jamaïcan dollar, inutile d’espérer : le taux ne vous sera pas favorable.

La Jamaïque est fière de sa culture propre, de ses religions (réviser vos connaissances sur le rastafari est une bonne idée), de sa gastronomie. On commence au petit déjeuner avec les ackees, fruit potentiellement dangereux si mal épluché combiné à de la morue salée. Ça surprend mais accompagné de beignets ça nourrit son homme. Suivent en journée les jerk chickens, poulet mariné et cuit au barbecue et les patties chaussons fourrés à la viande ou aux légumes.

On boit d’excellentes bières dont de la Guiness locale et le meilleur café du monde : le Blue Mountain. Info pour faire connaisseur: Le Blue Mountain se cultive entre 1000 et 1700m, le High Mountain, moins cher mais moins bon, entre 200 et 900m. Quant au Jamaïca Supreme c’est encore en dessous, autant dire sans intérêt.

La Jamaïque a hérité du grand voisin américain l’institution du “tip” : 10usd/jour (ou son équivalent local) pour un guide, presque autant pour un chauffeur, 10 à 15% dans les restaurants et 1 à 5usd pour un taxi. Evidemment, grand voyageur rompu à l’exercice, on aura pris soin de négocier la course avant de monter dans la voiture.

La marijuana serait dépénalisée depuis janvier 2015. Préférable tout de même de ne pas essayer en tant que touriste. À noter que vous allez sans doute passer par les Etats-Unis pour venir et repartir de Jamaïque. Outre qu’il faille laisser les valises non fermées ou les équiper de cadenas TSA, ce serait une très mauvaise idée que les douaniers US trouvent de l’herbe ou même ses traces dans vos affaires, n’est-il pas ?

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