Situation

Quel que soit l’environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou plus naturel, il est de sa responsabilité de respecter l’endroit qu’il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente le cas échéant les problèmes environnementaux spécifiques au pays concerné.
- Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi  si le pays ne dispose pas d’infrastructure d’élimination des déchets. Par exemple : les piles et batteries, les médicaments périmés, les sacs plastique.
- La rareté de l’eau est aujourd’hui un problème mondial. Même si le pays visité n’est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
- Dans la plupart des hôtels vous disposerez d’une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n’êtes pas présents dans la chambre. La climatisation n’est d’ailleurs pas forcément absolument nécessaire sous tous les climats.
- En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : cueillir des fleurs rares, ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

La Guadeloupe a perdu beaucoup de son patrimoine naturel originel à partir du 15ème siècle à cause de l’urbanisation, du recul de la forêt et de la culture intensive de la banane et de la canne à sucre. Ces deux cultures sont des sources importantes de pollutions de nombreux sols et écosystèmes, elles sont très grandes consommatrices de pesticide et d’engrais, ce qui provoque un épuisement des sols. De plus, les eaux de ruissellement entrainent de l’engrais qui  engendre un enrichissement artificiel des eaux côtières et favorise le développement des algues au détriment de celui des coraux.
Il faut savoir que l’industrie de la canne à sucre rejette un liquide très acide et très concentré en matière organique dont l’oxydation crée une perte totale d’oxygène. Ce phénomène touche directement le milieu marin et le détruit. En effet, certains rejets de distilleries sont directement déversés en mer par des canaux à ciel ouvert ou directement dans les rivières qui se jettent à leur tour dans la mer. 
La Guadeloupe produit près de 20 000 tonnes de déchets plastique chaque année. L’année 2009 devrait marquer le début du tri sélectif à grande échelle. Il existe une usine de traitement des déchets plastiques, mais qui malheureusement ne tourne pas au maximum de ses capacités. En effet, les communes ne sont pas encore très bien organisées en amont pour assuré le rendement maximum de cette usine.

Sargassum agaçante

La sargasse est une algue brune dérivante que les courants marins, un peu déboussolés par le réchauffement climatique, font échouer sporadiquement sur les rivages de la mer des Caraïbes et du golfe du Mexique. Pour quelques heures, une journée ou plusieurs, les prévisions sont impossibles à établir, une portion de littoral en est couverte, ce qui entrave momentanément le déroulement des activités de plage et la baignade (sans parler de pêche ou de conchyliculture). Dès que les marées ou la bonne volonté des hôteliers ont nettoyé tout ça, la vie reprend son cours régulier. Les algues ne devenant une véritable nuisance que si on les laisse se décomposer sur place. La multiplicité des facteurs en cause ne permet pas d’anticiper ces échouages dont des conditions générales donnent à penser qu’ils seront un phénomène récurent et durable. Dès lors, comme le font les habitants des régions concernées, les voyageurs devront vivre avec cet envahisseur à éclipses.

Contactez un spécialiste de la Guadeloupe