Botswana

A vivre au Botswana avant qu'il ne soit trop tard

A vivre au Botswana avant qu'il ne soit trop tard

Dans ce qui semble un paradis indestructible, l'environnement, les animaux, et peut-être encore plus certains hommes souffrent de l'avidité d'autres hommes. Un paradis bientôt perdu ? Nos conseillers vous suggèrent 5 expériences à vivre au Botswana avant qu’il ne soit trop tard !

1

Voguer sur le Delta de l'Okavango

C'est une terre fragile. Les constructions s'approchent, le macadam grignote peu à peu l'espace vierge... D'autres menaces pointent leur nez : exploitation du sous-sol pour des mines, constructions de barrages. Il est urgent de voir, et de sauver peut-être, cette terre des origines. Une terre ? On ne sait pas vraiment, car elle est faite autant d'eau que de terre, des milliers d'îles emplissent le Delta. De fait, c'est en petit bateau que vous la découvrirez. Et là, vous verrez des centaines d'oiseaux, et pourrez tomber nez à nez avec les hippos, les éléphants, les lions et les antilopes.

Okavango

2

Voir des éléphants par troupeaux

Ils sont victimes de leurs défenses – et de la destruction de leur habitat. Ils étaient plus de 20 millions au XIXème siècle, et ne sont plus que 300000 aujourd'hui. Rien qu'entre 2007 et 2014, l'effectif de l'espèce a baissé de 30 %. La fin semble inexorable : le déclin s’accélère pour atteindre maintenant 8% par an. Au Botswana, terre des éléphants, qui à lui seul abrite 1/3 des éléphants d'Afrique, le déclin n'est pas palpable, et vous pourrez approcher les grands pachydermes de tout près, ressentir leur puissance comme s'ils étaient indestructibles.

éléphants par troupeaux

3

Observer un vautour à tête blanche

D'abord, ils meurent de faim : les animaux dont ils se nourrissent, grand mammifères dont ils consomment les charognes, sont eux mêmes en déclin rapide. Et lorsqu'ils trouvent de la nourriture, celle-ci les empoisonne : ingestion d'appâts toxiques ou de médicaments, qui soignent le bétail, mais tuent les grands oiseaux. Enfin, l'homme les tue : indirectement, en perturbant son habitat ; directement, pour l'utiliser dans la pharmacopée traditionnelle. La rapidité du déclin de l'espèce est vertigineuse : 98% des vautours à tête blanche ont disparu en à peine plus de 40 ans.

vautour à tête blanche

4

Contempler le plus looké des grands chats

Braconné pour sa peau et ses os, c'est à la réserve Moremi que vous aurez le plus de chance d'en croiser. Son corps long et musclé, au muscles pectoraux développés et saillants sans excès – il ne fait pas de gonflette, mais il a besoin de grimper aux arbres -, le déhanché de mannequin de sa démarche, sa robe fauve constellée de rosettes, ajoutés à son regard intense, un poil méprisant reconnaissons-le, font de la rencontre avec le léopard un inoubliable moment.

5

Rencontrer les San

Habitants originels de l'Afrique Australe et parmi les dernières ethnies de chasseurs-cueilleurs du continent, les San de la réserve du Kalahari avaient été chassés de leurs terres ancestrales après la découverte des mines de diamants. Après une longue lutte, ils ont été autorisés à y retourner depuis une dizaine d'années, mais, en contradiction totale avec les résultats du procès, les conditions qui leur sont imposées ne permettent pas leur survie : interdits de chasse, interdits d'accès à l'unique point d'eau, les San continuent leur lutte du pot de terre contre le pot de fer.

 

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