Capitale

Lhassa (« Terre des dieux »).

PIB

En 2004, 1 081 dollars US par habitant.

Point culminant

Mont Everest (Chomolangma, en tibétain), 8 850 mètres. C’est le plus haut sommet du monde.

Superficie

1 228 400 km² (Région autonome du Tibet). Les Tibétains en exil parlent en général d’un « Tibet historique » deux fois plus vaste, dont de larges parties sont désormais intégrées aux provinces du Qinghai, du Gansu, du Sichuan et du Yunnan.

Climat

Climat de montagne semi-aride, avec de nettes variations régionales : nord-ouest désertique ; façade sud arrosée par la mousson en juillet et en août ; la zone centrale connait des conditions plus clémentes. Il neige peu. Les températures connaissent de brusques et importants écarts (à la tombée de la nuit en particulier). Dans l’ensemble, elles ne sont pourtant pas aussi basses qu’on l’imaginerait : l’hiver est plus froid à Pékin qu’à Lhassa. Le printemps et l’automne sont ensoleillés et secs (température agréables pendant la journée). Pluies, donc, au sud pendant l’été. L’hiver est froid et sec. Une constante : le vent.

Géographie

Un haut plateau situé, à une altitude moyenne de 4 222 m, entre la chaine de l’Himalaya (au sud) et le désert du Taklamakan (au nord). La ceinture himalayenne, à quoi appartient donc le Tibet méridional, est la plus élevée au monde. Le « plateau » (5 millions de km²) est particulièrement aride dans sa partie ouest et nord-ouest (région de lacs d’eau douce ou d’eau saumâtre), faite de reliefs épars, séparés par des dépressions peu profondes. L’est et le sud présentent des vallées plus fertiles. Les grands fleuves d’Asie prennent leur source au Tibet : Huang He (fleuve Jaune) ; Yangzi (fleuve Bleu) ; Indus ; Mékong ; Gange ; Salouen ; Brahmapoutre… La Région autonome du Tibet occupe la moitié sud et ouest de ce territoire.

Economie

Le pastoralisme (dans le nord et l’ouest) et l’agriculture (dans les vallées de l’est et du sud) étaient les activités économiques traditionnelles des Tibétains. Ils le sont encore en partie, dans le cadre d’un développement économique à deux vitesses : les Tibétains ne montent pas vraiment dans le train du développement à la chinoise. L’amélioration des infrastructures est, par exemple, notable, mais suspecte de favoriser la sinisation du pays. Le tourisme a connu un essor impressionnant, mais il concerne surtout les Chinois et demeure sous surveillance. La mise en exploitation des ressources naturelles (gaz, pétrole, minerais) menace les équilibres traditionnels… De réelles améliorations matérielles, dans la région la plus pauvre de Chine, ne semblent pas, pour le moment, à même de compenser des frustrations d’un autre ordre.

Faune & Flore

Toundra, prairies rases, mousses et lichens sur le plateau ; armoises et carex dans les régions méridionales. Sur les versants arrosés par la mousson, on trouve des pins, des cèdres, des chênes. Cyprès, peupliers, érables viennent dans les vallées du Brahmapoutre et de l’Indus ; on cultive l’orge et des arbres fruitiers : pommiers, pêchers, poiriers, abricotiers… Au nombre des animaux perchés sur le « Toit du monde », citons le Kiang, l’âne sauvage du Tibet ; la Gazelle du Tibet (Procapra picticaudata) ; le Takin (un bovidé sauvage) ; le Yak sauvage ; le Grand Bharal (Mouton bleu, Pseudois nayaur) ; l’once (ou Panthère des neiges) ; des singes : le Rhinopithèque de Roxellane, le Singe des neiges (Rhinopithecus bieti), le Macaque du Tibet ; la Grue à col noir, le Trétraogalle du Tibet, le Syrrhapte du Tibet, le Hokki blanc, le Lophophore resplendissant…
Contactez un spécialiste du Tibet