Situation

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Tibet. – Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. – La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. – Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. – En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. Si le discours officiel sur la situation écologique du Tibet se veut à la fois rassurant et déterminé, c’est que l’état des lieux est, à bien des égards, alarmant. Le potentiel minier du plateau tibétain a été mis en exploitation (routes, mines, installations diverses) sans égards pour la conservation des sites. Des pollutions graves des eaux, de l’air et des sols semblent avérées en de nombreux endroits (et certains rapports indiquent que les populations seraient d’ores et déjà victimes du phénomène). Les sites nucléaires civils et militaires sont particulièrement montrés du doigt (ainsi le centre de recherches militaires de Haibei, près du lac Qinghai, ou des unités de stockage de déchets au Gansu). Le Tibet étant, dans son ensemble, le « château d’eau » de l’Asie, le danger est réel de voir le réseau hydrographique disséminer les pollutions. A cela, il faut ajouter la désertification et la salinisation de certaines zones (Qinghai, encore), les pollutions d’origine agricole ou industrielle, la déforestation (à plus de 80% dans la haute vallée du Yangzi) et l’érosion… Cette érosion entraine l’envasement des fleuves et le relargage de sédiments, qui provoque des inondations dramatiques en Chine centrale, en Inde et au Bangladesh… Aussi, lorsque les autorités chinoises indiquent que « la Région autonome connait un environnement géographique particulier et un écosystème fragile. Protéger la capacité de régénération des ressources naturelles, améliorer la qualité de l’environnement, assurer l’intégrité et la capacité régulatrice des écosystèmes, garantir la sécurité écologique et le développement harmonieux, unifié et coordonné de l’économie, de la société et de l’écosystème, constituent un objectif essentiel de la modernisation du Tibet et une option stratégique pour le développement durable. », on doit espérer que les actes traduiront rapidement cela dans les faits…
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